337 sans-abri sont morts dans la rue en 2008 que valent les prommesses d’un candidat de droite

Posté par goalexandre le 9 janvier 2009

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337 sans-abri sont morts dans la rue en 2008

En collaboration avec le journal d’information en ligne Mediapart, le collectif« Les morts de la rue » publie lundi 22 décembre un chiffre édifiant sur le nombre de sans-abris décédés dans la rue. Au moins 337 SDF sont morts en France en 2008. Ces chiffres sont accompagnés d’une carte qui montre, selon le collectif et le journal, que « toutes les régions sont touchées » par les décès de sans-abri dans la rue. Interrogé par l’AFP, le président de Morts de la rue, Christophe Louis, a précisé que le chiffre de 337 avait été arrêté au dimanche 21 décembre. Quelque 200 décès de SDF ont été enregistrés par le collectif en 2006 et en 2007, a-t-il ajouté.

Le collectif les Morts de la rue en partenariat avec le journal Médiapart met en ligne aujourd’hui sur les sites internet www.mortsdelarue.org et www.mediapart.fr la carte des 330 personnes de la rue décédées au cours de l’année 2008, du moins celles dont le collectif à eu connaissance.
Car ce recensement est « artisanal » et donc non exhaustif. Il concerne des personnes décédées dans la rue et de la rue.
Le collectif les Morts  de la Rue dénonce la mort prématurée des personnes vivant ou ayant vécu à la rue.
Il faut savoir qu’une personne qui vit ou a vécu à la rue mourra de mort violente  ou d’usure, en tout cas TOUJOURS  prématurément.
Or personne, en dehors des associations ne veut rien savoir des séquelles de la vie dans la rue.
Le collectif Les Morts de la Rue en association avec le journal Médiapart souhaite ainsi faire savoir que la vie dans la rue tue et s’engage à en informer régulièrement tous les citoyens.
Cette carte permettra aussi aux citoyens eux-mêmes de nous informer des décès des personnes de la rue dont le collectif n’a pas toujours connaissance.
Dés lors, le collectif les Morts de la rue  s’inscrit comme un « service public citoyen » EN ATTENDANT QUE L’ETAT SE SOUCIE DE DÉNOMBRER CES MORTS, et en tire les conséquences pour sauver décemment des vies humaines.

Appel à nos gouvernants et élus (du 26 novembre 2008)
Comme tous les six mois  à l’entrée de l’hiver,  nous célébrons la mémoire des 158 morts dans la rue depuis l’été dernier. Ce week-end Francis est décédé seul, dans le Bois de Vincennes, dernier refuge et ultime demeure. Il survivait là, le long des périphériques, dans ces zones inhabitables qui deviennent le mouroir des SDF. Combien d’autres sont condamnés à cette même errance qui s’achève par la mort ?
Depuis le début de l’année 2008, le collectif a dénombré plus de 265 personnes mortes dans la rue, dans des voitures, dans des cabanons, dans des conditions indignes d’un pays comme la France. Nous pouvons ajouter également les  personnes qui se sont défénestrées, se suicidant pour éviter une expulsion, pour fuir la misère.
Cette année, à l’aube d’une crise dont on ne mesure pas encore les dramatiques conséquences sociales, le collectif rejoint les autres associations qui lancent  un cri d’alerte : malgré quelques promesses et d’insuffisants progrès, le scandale de la mort causée par la rue persiste et s’amplifie.
A terme, nous demandons aux pouvoirs publics la définition rapide d’une véritable politique nationale de la grande pauvreté  qui n’existe pas. Elle s’inscrirait dans une politique du logement social, mais  joindrait deux exigences indissociables, logement adapté et accompagnement. Car l’expérience des associations démontre que rien ne se fera  sans les deux.
Mais dans l’immédiat, nous souhaitons la mise en œuvre, au plus vite, d’un véritable plan d’urgence permettant l’hébergement, l’accueil et le dialogue avec la personne en situation de détresse sociale.  
Plus de 100 000 personnes vivent à la rue, plus de 600 000 vivent dans des conditions de logement difficiles. La crise, la récession et le chômage accentuent les précarités. Chacun d’entre nous est désormais concerné. Les menaces n’épargnent plus ceux qui se pensaient pourtant à l’abri de la précarité.
A quelques jours de la célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, il convient d’affirmer que les valeurs de la démocratie sont en cause lorsqu’elle ne parvient plus à maintenir le lien social en assurant la dignité, la sécurité et la justice pour l’ensemble des citoyens.
Ceux qui meurent dans la rue, sous le regard indifférent d’une société qui se détourne de ses obligations morales, en appellent à de nouvelles formes de solidarités. Faute d’initiatives immédiates et de réponses adaptées, notre société se rendrait complice de leur mort par abandon.
Nous attendons un signal fort, une mobilisation à la hauteur des enjeux, la mise en œuvre d’une politique enfin soucieuse des principes d’égalité et de fraternité.
Collectif les Morts de la rue

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