parcours de segolene royal

Posté par goalexandre le 10 octobre 2009

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De Dakar

à Poitiers

L’enfance et la formation

Ségolène Royal est née le 22 septembre 1953 à Dakar, au Sénégal, où son père Jacques, militaire de carrière, avait été affecté. Elle passe son enfance outre-mer, notamment en Martinique, mais en 1964, son père quitte l’armée. Retour à Chamagne, dans les Vosges lorraines, d’où est issue la lignée paternelle.

Dans « Madame Royal », son biographe, Daniel Bernard, décrit une enfance à la dure, sous l’impitoyable férule du père qui dirige d’une main de fer ses huit enfants. Trois filles et surtout cinq garçons, qui seuls comptent.

Très tôt, elle choisit de se réfugier dans les études où elle pressent son salut. A 16 ans, l’excellente élève quitte Chamagne  pour Epinal et son institution Notre-Dame. Un lycée privé où souffle le vent (radouci) de mai 68.

Après avoir obtenu son bac, elle quitte Epinal pour Nancy où elle passe une licence en économie avant d’intégrer et d’être diplômée de Sciences Po Paris. En 1978, l’ »étoile des Vosges » emprunte la voie des élites et intègre l’ENA et plus précisément la désormais célèbre «promotion Voltaire», où ses condisciples s’appellent Dominique de Villepin, Renaud Donnedieu de Vabres, Michel Sapin et François Hollande.

La carrière politique

Parallèlement à ses études brillantes, 1978 est pour elle une année charnière puisqu’elle décide de s’engager en politique en rejoignant les rangs du Parti Socialiste. C’est également au cours de cette période qu’elle s’installe avec François Hollande avec qui elle vivra en union libre jusqu’en 2007.

A sa sortie de l’ENA en 1980, Ségolène Royal devient Magistrate au Tribunal Administratif de Paris. Avec François Hollande, elle est repérée par Jacques Attali, qui cherche à renforcer l’équipe de campagne du candidat Mitterrand. Après la victoire  de celui-ci en 1981, Ségolène Royal est nommée Conseillère technique au Secrétariat général de la Présidence de la République. Elle s’occupe, dans un premier temps, de la Jeunesse et des Sports, puis des Affaires Sociales.

Si cette entame de carrière est plutôt prometteuse, Ségolène Royal peine à se faire un nom en tant qu’élue. Sa terre de prédilection est le Calvados, où elle se présente dès 1983. Se heurtant aux socialistes locaux, elle ne parvient pas à obtenir de postes clés ni à remporter d’élection. Pendant cinq années, Ségolène Royal joue donc un rôle à l’échelle nationale sans implantation locale.

Mais en 1988, la situation s’inverse. Lasse de ne pas trouver de territoire dans lequel se présenter, elle sollicite François Mitterrand. Le Parti Socialiste la «parachute» alors dans une circonscription des Deux-Sèvres ancrée à droite depuis de nombreuses années. Au sein d’une population rurale loin d’être ralliée à sa cause, elle fait une campagne remarquée et surprend tout le monde en étant élue Députée dès sa première tentative. L’ancrage territorial est réussi puisqu’elle renouvelle quatre fois son mandat (y compris lors des élections de 1993 durant lesquelles elle est la seule élue socialiste à améliorer son score dans cette débâcle socialiste). Pendant son mandat de Députée, elle réussit brillamment le concours d’Avocat au barreau de Paris et est engagée dans le cabinet Teitgen tout en continuant de siéger à l’Assemblée nationale.

Reportage Journal France 2 du 25 avril 2007

Forte de cette nouvelle légitimité, le 3 avril 1992, elle devient Ministre de l’Environnement du gouvernement Bérégovoy (alors qu’elle est enceinte de 5 mois).  Elle instaure la journée sans voiture et imprime immédiatement sa marque par une action spectaculaire : la destruction d’une construction illégale à Porquerolles le 4 mai.

En août, elle mène une guerre contre des déchets de soins médicaux venus d’Allemagne. Les déchets sont renvoyés à l’envoyeur. En onze mois (puisque la droite va gagner les législatives de 1993), elle fera adopter cinq projets de loi : sur le traitement des déchets, la lutte contre le bruit, la protection des paysages, un plan anti-sécheresse ou encore le contrôle de l’utilisation des OGM.

Elle revient aux fonctions ministérielles en 1997 sous le gouvernement Jospin (et la présidence Chirac), d’abord à l’Enseignement scolaire (rapports houleux avec son ministre de tutelle Claude Allègre).

A son actif : la pilule du lendemain que les infirmières scolaires peuvent désormais distribuer aux lycéennes et aux collégiennes, mais aussi une loi contre le bizutage (juin 1998) et une campagne contre le racket. Elle s’attache à défendre les droits de l’enfant et à le protéger au sein de l’institution scolaire contre toutes les violences, y compris celle des adultes (lutte contre la pédophilie).

Ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes Handicapées du  27 mars 2000 au 5 mai 2002, elle réforme l’accouchement sous X et l’autorité parentale (qui peut désormais être déléguée à un tiers). Elle crée aussi le congé paternité de onze jours.

En 2004, Ségolène Royal se fait remarquer lorsqu’elle remporte, avec 55,1% des suffrages, les élections régionales en Poitou-Charentes, région alors hautement symbolique puisqu’elle est le berceau politique du Premier ministre en place, Jean-Pierre Raffarin.

Si la Région Poitou-Charentes (comme les autres régions) n’a qu’une compétence et un budget limités, elle en fera un champ d’expérimentation pour ses idées en politique : limitation spectaculaire des frais de fonctionnement et premier test de la « démocratie participative »  (parents d’élèves et professeurs peuvent décider de 10% de l’affectation du budget global des lycées).

En 2006, elle se présente comme candidate à la candidature socialiste pour les Présidentielles.

Face à Dominique Strauss-Kahn, à Laurent Fabius et à un éventuel retour de Lionel Jospin, et après une campagne de débats publics, le 16 novembre 2006, c’est elle que les militants socialistes choisissent dès le premier tour avec plus de 60% des voix.

Dès lors, portant l’étendard socialiste dans une campagne âpre et difficile, elle tente de répondre à ses adversaires qui remettent en cause sa compétence.

Au soir du 22 avril 2007, elle résiste à la menace centriste et se hisse au second tour avec 25.87%, soit le meilleur score d’un candidat socialiste en terme de voix. Pendant l’entre-deux tours, pour remonter son handicap de 5 points et demi sur Nicolas Sarkozy, elle propose un rapprochement avec François Bayrou, mais celui-ci refuse de donner des consignes précises de vote pour l’un des deux candidats.

Ni son changement de stratégie durant l’entre-deux-tours, ni sa prestation pourtant combative durant le débat qui l’oppose à son adversaire ne suffisent à renverser la tendance : Ségolène Royal est battue et doit s’incliner devant Nicolas Sarkozy qui est élu Président de la République.

 

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