S. Royal propose un Pacte d’Avenir pour les Jeunes video

Posté par goalexandre le 30 octobre 2010

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http://www.dailymotion.com/video/xffnm9

Extraits de l’intervention de Ségolène Royal à Decines (69), le 27 octobre 2010, pour un Pacte d’Avenir pour les Jeunes http://www.desirsdavenir.org/

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Diriger, c’est conduire un peuple avec son assentiment » / La force sans la justice est tyrannique »

Posté par goalexandre le 24 octobre 2010

c’est de construire ce genre de réforme grâce à la démocratie participative, par et  avec les gen

Le conflit autour de la réforme des retraites paraît dans l’impasse. Le gouvernement ne veut plus rien céder, arguant de sa légitimité, née des urnes. Le mouvement social est-il moins légitime que le pouvoir ? *

Le gouvernement actuel méconnaît ce temps de la souveraineté partagée, une valeur pourtant devenue importante.

nous visons une fabrication collective, plurielle, de la raison publique et du pouvoir d’Etat.

 

L’invention démocratique de demain est là. Elle a un antécédent fort : le serment du Jeu de paume.

Nous devons écrire un nouveau serment du Jeu de paume 6c25ef7d72bf1f6e508a84d2be5ea230.jpg

http://www.dailymotion.com/video/xfc8hh

Ségolène Royal a dénoncé ce vendredi 22 octobre 2010 au micro de France Inter la volonté de passage en force du gouvernement Nicolas Sarkozy et de la droite :

« Je dis aujourd’hui que le prochain rendez vous c’est en 2012 et qu’en 2012, si les Français nous font confiance, nous leur rendrons la retraite à 65 ans et pour ceux qui ont travaillé depuis longtemps, nous leur rendront la liberté de s’arrêter à l’age de 60 ans.

Parce que ce sont des acquis sociaux et il n’y a aucune raison de reculer sur ces acquis sociaux dès lors que l’on met en place une autre réforme : celle qui consiste d’abord à lutter contre le chômage puisque les besoins des régimes de retraite sont d’abord dus au chômage et donc au manque de cotisations . Deuxièmement, c’est de faire participer les revenus financiers au financement des retraites.

Vous savez, Blaise Pascal écrivait cette phrase dans ses « Pensées » :

« La force sans la justice est tyrannique »

On savait qu’on avait un système corrompu. On sait maintenant qu’on a un système tyrannique avec une volonté de passer en force sur une réforme brutale et injuste. »

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_du_Jeu_de_paume

 

Diriger, c'est conduire un peuple avec son assentiment

 

magnify-clip dans Democratie

Le Serment du Jeu de paume
par David, Musée du Château de Versailles

Le serment du Jeu de paume est un engagement d’union pris le 20 juin 1789 à la sal

Le souverain parti, les gardes semblent vouloir disperser par la force les députés du Tiers qui refusent d’obéir. Quelques députés de la noblesse, dont La Fayette mettent la main à l’épée. C’est à ce moment que Mirabeau aurait prononcé la fameuse phrase, dont plusieurs versions existent: « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes ! » [1]

Le roi capitule. « Eh bien, dit-il, s’ils ne veulent pas s’en aller, qu’ils restent ! » Le 27 juin, il ordonne aux privilégiés des deux autres ordres de se joindre au tiers, en une chambre unique.

anche 24 octobre 2010 7 24 /10 /2010 01:12
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Ségolène Royal sur France Inter et Cynthia Fleury dans « Le Monde »

traversées par la fulgurance d’idées communes :

 

« Diriger, c’est conduire un peuple avec son assentiment. »

 

Le Serment du Jeu de paume par David

Il est parfois des fulgurances qui éclairent le ciel d’octobre. Hier, on apprenait que Ségolène Royal, dans une interview accordée la veille à France Inter, soulignait l’importance de construire une réforme durable des retraites « grâce à la démocratie participative, par et avec les gens », citait Pascal – « La force sans la justice est tyrannique » – et concluait en martelant : « On sait maintenant qu’on a un système tyrannique avec une volonté de passer en force sur  une réforme brutale et injuste. ». Dans le même temps, Cynthia Fleury, philosophe, professeure et auteure, accordait un long entretien au journal Le Monde (édition datée du dimanche 24 octobre 2010), où elle développait sa réflexion sur la démocratie moderne et la réforme des retraites, expliquant que « le grand challenge des démocraties modernes », c’est de « structurer, organiser, ossifier la démocratie participative », car « la démocratie, ce n’est pas la réciprocité des mépris » entre les citoyens et les élites. Cynthia Fleury parlait de tyrannie, elle aussi :

« Gouverner, ce n’est pas pratiquer l’autoritarisme. Pour cela, il y a les petits chefs, les petits tyrans qui n’ont rien à voir avec l’art de gouverner. Diriger, c’est conduire un peuple avec son assentiment vers des seuils que l’on considère comme des clés pour que la démocratie se renforce. »

Et elle concluait en appelant à un nouveau serment du Jeu de paume : « L’invention démocratique de demain est là. Elle a un antécédent fort : le serment du Jeu de paume. Nous devons écrire un nouveau serment du Jeu de paume. Il ne faut pas avoir peur d’inventer. ».

Retour sur ces deux interventions traversées par les mêmes idées.

F.M.

 

 

Ségolène Royal : « Le gouvernement a voulu passer en force et  je pense  que c’est une corruption de l’esprit de la République. On avait déjà vu la corruption concrète du système Sarkozy. On  voit là  qu’il y a une corruption des mœurs politiques.
Aucun pays moderne ne conduit aujourd’hui des réformes de cette importance contre le peuple. Et  au contraire, la condition d’une réforme durable, c’est de construire ce genre de réforme grâce à la démocratie participative, par et  avec les gens parce que la retraite, c’est un patrimoine de chaque  travailleur et donc  le système qui consiste à imposer par un rapport de force une réforme qui est à la fois brutale et injuste est forcément une réforme qui ne durera pas. (…)

Vous savez, Blaise Pascal écrivait cette phrase dans ses « Pensées » : « La force sans la justice est tyrannique »

On savait qu’on avait un système corrompu. On sait maintenant qu’on a un système tyrannique avec une volonté de passer en force sur  une réforme brutale et injuste. »

-oOo-

lemonde pet

24 octobre 2010

Cynthia Fleury « Diriger, c’est conduire un peuple avec son assentiment »

 

Cynthia Fleury (Francesca Mantovani pour Le Monde)

Philosophe, professeur à l’Université américaine de Paris, Cynthia Fleury, 35 ans, enseigne également à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’Ecole polytechnique. Auteur de plusieurs ouvrages – elle a publié ce printemps La Fin du courage (Fayard, 208 p., 14 euros) -, la philosophe travaille sur les outils de régulation de la démocratie.

À l’heure du conflit social autour de la réforme des retraites, Cynthia Fleury estime qu’il est urgent de réunir « les différents acteurs publics » afin d’« orchestrer le compromis démocratique ».

Au-delà, la philosophe juge urgent d’écrire un nouveau serment du Jeu de paume et de réinventer la République.

Le conflit autour de la réforme des retraites paraît dans l’impasse. Le gouvernement ne veut plus rien céder, arguant de sa légitimité, née des urnes. Le mouvement social est-il moins légitime que le pouvoir ?

On est dans l’erreur si l’on pense que la démocratie, c’est d’un côté un pouvoir représentatif, seul légitime, et de l’autre côté une foule. Même si le gouvernement affirme qu’il a orchestré la négociation, il ne l’a pas orchestrée jusqu’au bout, c’est-à-dire qu’il a refusé de reconnaître la valeur, la nécessité, la légitimité des acteurs publics que sont les syndicats, les partis politiques, les associations.

Dans les démocraties modernes, il y a d’un côté des citoyens éclairés, des citoyens responsables, et de l’autre des élites éclairées, des élites responsables. On peut estimer que les citoyens ou les élites ne sont pas assez éclairés et jouer à se dénigrer perpétuellement, mais cette attitude ne conduit nulle part. La démocratie, ce n’est pas la réciprocité des mépris.


« La démocratie, ce n’est pas la réciprocité des mépris » : des gendarmes forcent l’entrée de la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne), bloquée par des salariés grévistes, vendredi matin 22 octobre (REUTERS/Benoît Tessier)

La rue a-t-elle un rôle dans un processus de négociation ?

Qui est dans la rue ? Les syndicats, les partis de l’opposition, les étudiants, les grands corps, les services publics, ce n’est pas une « plèbe », c’est fini ça, ce n’est pas une « foule », ce n’est pas une « masse », ce sont des individus éduqués, organisés, une force de proposition.

Comme l’explique très bien Pierre Rosanvallon, à la suite de Montesquieu, il y a une asymétrie de la souveraineté : une souveraineté positive, qui renvoie au Parlement et au gouvernement, et une souveraineté que certains disent négative, c’est-à-dire la rue, qui gouverne par son pouvoir de veto, son pouvoir de sanction.

Les démocraties adultes s’organisent différemment, surtout avec l’irruption des nouvelles technologies et la part croissante de la démocratie participative.

On essaie aujourd’hui de positiver cette souveraineté dite négative, c’est le grand challenge des démocraties modernes. Elles doivent structurer, organiser, ossifier la démocratie participative, travail qui a déjà commencé. Un nouvel acte s’est ouvert dans l’histoire de la démocratie.

 

Jean Jaurès à Albi. « Jeunes gens, la vie a extrêmement resserré l’espace du rêve devant vous. » (Dessin de Plantu)

La jeunesse a-t-elle sa part dans ce nouvel acte ?

L’intervention de la jeunesse dans le débat public signe toujours un nouvel acte. Elle bénéficie d’emblée d’une prime dans l’opinion par son charisme, d’un surcroît de représentativité et même d’un surcroît de légitimité parce qu’elle incarne l’avenir et le questionnement sur la pérennité de notre modèle.

Il faut se souvenir du discours prononcé par Jean Jaurès à Albi. « Jeunes gens, la vie a extrêmement resserré l’espace du rêve devant vous. » Partant de cette constatation, il lui rappelle que le grand défi est de « défendre la puissance de l’âme », c’est-à-dire l’impératif d’inventer, en refusant tout mimétisme avec les générations précédentes.

Comment surmonter l’absence de dialogue entre le pouvoir et le mouvement social ?

Si l’on veut en sortir, il faut admettre cette exigence de pluralité et de complémentarité des légitimités. Non seulement on discute, mais on négocie, on recherche ce qu’on appelle le « compromis démocratique ». Il ne s’agit pas d’une décision « amoindrie » par tous.

C’est une décision coconstruite qui assume l’impératif d’invention démocratique. Le gouvernement actuel méconnaît ce temps de la souveraineté partagée, une valeur pourtant devenue importante.

 

« Gouverner, ce n’est pas pratiquer l’autoritarisme » : texte de La Fontaine, dessin de Chimulus : « L’Arbre tient bon ; le Roseau plie./Le vent redouble ses efforts,/Et fait si bien qu’il déracine/Celui de qui la tête au Ciel était voisine,/Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts. »

Comment perfectionner le mode de gouvernement démocratique ?

Gouverner, ce n’est pas pratiquer l’autoritarisme. Pour cela, il y a les petits chefs, les petits tyrans qui n’ont rien à voir avec l’art de gouverner. Diriger, c’est conduire un peuple avec son assentiment vers des seuils que l’on considère comme des clés pour que la démocratie se renforce.

La réforme des retraites est un seuil monumental. C’est une réforme structurelle qui aurait demandé peut-être cinq ans de dialogue, la recherche d’un consensus avec les acteurs de l’opposition.

Or le gouvernement pratique une accélération délirante. Quand on entreprend une réforme, il faut toujours s’assurer du degré d’acceptabilité de cette réforme car, sinon, on travaille pour rien.

Que penser alors du durcissement de part et d’autre ?

Le gouvernement emploie les vieilles recettes : usure, déni, mépris, condescendance. Pour un gouvernement de rupture, c’est étonnamment archaïque et conservateur. Tous les pays d’Europe ont été confrontés à cette réforme.

Qu’ont-ils fait ? L’ouverture, la fameuse ouverture ! C’était le moment ou jamais de la pratiquer. On est, depuis 2007, dans un simulacre d’ouverture. Le conflit actuel exige que l’on sorte des simulacres.

Vous pensez que les récentes « affaires » ont à voir avec les protestations qui s’expriment aujourd’hui ?

La question des conflits d’intérêts est fondamentale. La démocratie est un régime de séparation des pouvoirs. C’est comme ça que l’on préserve les libertés. Le conflit d’intérêts, c’est la mort de la séparation des pouvoirs.

Non seulement le pouvoir actuel n’essaie pas de les éviter mais il les provoque. Telle personne qui est trésorier d’un parti politique va diriger le comité de soutien destiné à récolter des fonds pour ledit parti et, comme par hasard, sera également ministre du budget.

On pointe ainsi la cacophonie et l’incohérence des rythmes sarkoziens, déchaînés sur les réformes et laxistes sur les conflits d’intérêts. C’est pour cela que les gens descendent dans la rue alors qu’ils sont d’accord sur la finalité : réformer notre système de retraites.

Quels pourraient être les contours d’une réinvention de la démocratie ?

Mon travail consiste à réfléchir aux nouveaux outils de la régulation démocratique, à ces fabrications collectives de l’exemplarité. Que vise-t-on ? Pas « le pouvoir au peuple », cher aux populistes, pas la tyrannie de la majorité, chère aux conservateurs, non, nous visons une fabrication collective, plurielle, de la raison publique et du pouvoir d’Etat.

 

Sarah Palin lors d’un meeting organisé par le mouvement Tea Party à Reno, le 18 octobre 2010 (AFP/Spencer Platt)

Pourtant, on constate en beaucoup d’endroits une droitisation de la vie publique, les Tea Parties aux Etats-Unis, la montée des populismes et de l’extrême droite en Europe, qui paraît loin de cette « fabrication collective » que vous appelez de vos voeux.

Renouveau populiste, renouveau conservateur, renouveau religieux, ces faits sont réels. Mais ce n’est pas parce que ça se passe que c’est vrai, au sens platonicien du terme. Le renouveau du thatchérisme, posture politique ringarde, ridicule, vieille déjà, serait l’intelligence moderne de la démocratie ? Je tombe des nues. C’est l’antithèse de la modernité démocratique.

Qui peut réinventer la démocratie ?

Je crois aux majorités qualifiées citoyennes qui peuvent se mettre en place, par exemple, par les réseaux sociaux. La nouvelle démocratie, c’est peut-être cette apparition de majorités qualifiées dans le débat public, qu’il s’agisse de syndicalistes, de professeurs, etc.

Prenons l’exemple de l’Appel des appels, lancé par Roland Gori. Une personne seule, un psychanalyste, voit tout d’un coup que des processus délirants d’évaluation managériale sont en train de tuer les services publics.

Il prend position, construit l’Appel des appels et, avec d’autres, comme Barbara Cassin, directrice de recherche au CNRS, ou encore Jacques-Alain Miller, psychanalyste, réunit d’abord 200 signataires, puis 200 000, et, aujourd’hui, ce mouvement traverse les services publics, les hôpitaux, la justice, l’école, etc.

Nous sommes en retard sur ce que Jacques Delors avait appelé « la société civile organisée ». Cela nous force à nous interroger sur la manière de faire des montées en généralité pour construire un Etat qui ne soit pas la somme de corporatismes.

 

Le serment du Jeu de paume du 20 juin 1789, haut-relief en bronze de Léopold Morice, Monument à la République, Place de la République à Paris, inauguré le 14 juillet 1883

Comment fait-on du collectif légitime ?

C’est pour cela que je parle de majorités qualifiées citoyennes. Une caste ou une technocratie ne peut pas s’approprier la démocratie. On a beaucoup trop technicisé la démocratie. Or elle n’est pas une affaire de professionnels de la politique, elle a aussi un lien ancien avec les humanités. Il faut prendre le temps de travailler à de nouvelles méthodologies de gouvernement sans tomber dans la novlangue de la « gouvernance ».

L’invention démocratique de demain est là. Elle a un antécédent fort : le serment du Jeu de paume.

Nous devons écrire un nouveau serment du Jeu de paume. Il ne faut pas avoir peur d’inventer. Comme le disait Héraclite : « Si tu ne cherches pas l’inespéré, tu ne trouveras rien. » Je préférerais que nous ne sachions pas où nous allons parce que nous sommes en recherche d’invention plutôt que de savoir très bien où nous allons : dans le mur, parce qu’on ne produit pas d’invention.

Propos recueillis par Olivier Schmitt

 

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FETE DE LA FRATERNITE 2010 #1 (Ségolène Royal) video

Posté par goalexandre le 19 septembre 2010

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fete  fraternelle  conviviale   dez militants  venant de partout  de toute la france canada bresil espagne  italie portugal le message  frtaernel de segolene royal  est partagé par tous nos freres et soeurs terriens et terriennes
une vraie  envie de  fraternité  il est temps que nous humanistes  peuples des justes et humbles prenions les choses en main

nous devons nous peuples souverains   imposer notre volontée a nos elus  et porte paroles  ils doivent  etrea notre ecoute et non l’inverse  nous sommes seuls decideurs de nos destinés collectives

au nom du peuple

 

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La Fête de la Fraternité aura lieu le 18 septembre à Arcueil dans le Val de Marne

Posté par goalexandre le 14 septembre 2010

La Fête de la Fraternité aura lieu le 18 septembre à Arcueil dans le Val de Marne

Cher(e)s ami(e)s,

Nous sommes heureux de vous annoncer que nous nous réunirons pour notre troisième Fête de la Fraternité le samedi 18 septembre prochain à Arcueil, ville du Val-de-Marne, toute proche de Paris.

La meilleure riposte aux provocations, à la brutalité et à la corruption d’un système qui tire la France vers le bas, c’est la construction d’un avenir commun appuyé sur les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité.

Dans ce contexte, la Fête de la Fraternité revêt cette année une importance toute particulière. C’est pour cela que Ségolène Royal a choisi de l’organiser dans une ville de banlieue telle qu’Arcueil.

La Fête de la Fraternité aura lieu le 18 septembre à Arcueil dans le Val de Marne  dans Democratie CP15Pour permettre au plus grand nombre d’entre vous d’être présents, elle a voulu que les dates proposées initialement soient déplacées au 18 septembre. Certains avaient en effet souligné la proximité des dates proposées à la fois avec la rentrée scolaire et le week-end de la Rochelle. Cela ne leur permettait pas d’être parmi nous, retenus par la préparation de ce moment important pour leurs familles ou ayant déjà engagé des frais pour se rendre loin de chez eux. Il était également essentiel, rappelons-le, de ne pas organiser notre Fête de la Fraternité au même moment que la Fête de l’Humanité, moment important de notre vie politique nationale. Ces dates vous permettront d’avoir plus de temps pour organiser vos déplacements depuis toutes nos régions.

Vous l’aurez compris, la saison théâtrale ayant déjà débuté, nous ne pouvions pas disposer de la Cartoucherie de Vincennes, qui avait été généreusement mise à notre disposition par notre amie Ariane Mnouchkine. Croyez-nous, ce n’est que partie remise ! Nous nous y réunirons dès le mois d’octobre pour une Université Populaire Participative sur l’éducation et la culture.

Alors que le pouvoir en place, pouvoir de la peur, confronté à ses échecs fracassants dans la sécurité, dans l’économie, dans l’éducation, dans la santé, a pris la décision funeste, pour faire diversion, de bafouer la République ; alors que ce pouvoir dépressif se nourrit du discrédit de toutes les formes de croyance et d’espérance, notre pays a besoin de se souvenir qu’il existe toujours un rêve qui s’appelle la France, le rêve d’une société fraternelle, où les femmes et les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, sans distinction d’origine, de race ou de religion.

Face aux mensonges sarkozystes, nous nous devions de montrer à notre pays son vrai visage. C’est pour cela que nous organiserons notre Fête de la Fraternité dans une ville qui est un symbole parce qu’elle ressemble à tant d’autres villes de France.

CP15b dans Elles et ils chantent la LiberteArcueil représente le type même d’une ville populaire. Elle compte 45% de logements sociaux, ses cités les plus récentes ont été construites pour offrir un environnement harmonieux. Les plus anciennes, comme « la Vache Noire » ou « le Chaperon Vert », ont été construites dans les années 1960. Elles font aujourd’hui l’objet d’importantes reconstructions, démolitions, réhabilitations, qui impliquent l’ensemble des habitants. Ces cités côtoient plusieurs quartiers pavillonnaires, représentatifs de ce que l’on appelle souvent abstraitement « le péri-urbain », alors qu’il s’agit de la réalité de la vie de plusieurs millions d’entre nous. Arcueil témoigne ainsi d’une diversité urbaine et sociale que l’on retrouve dans tant de nos villes qui contribuent aujourd’hui à faire le visage de la France.

Sa diversité sociale s’enrichit d’une diversité culturelle. Plus de quarante-sept nationalités sont représentées dans cette ville où les habitants ont toujours été à l’avant-garde de la défense des Droits de l’Homme, de l’ouverture et de la coopération avec l’étranger. A l’époque de l’Apartheid, Arcueil s’est ainsi distinguée par ses témoignages de solidarité envers les Sud-africains en lutte. C’est ainsi que Dulcie September, qui représentait l’ANC en France, y a été accueillie et y a résidé, et que Nelson Mandela a visité Arcueil en 1996 pour rendre hommage à la solidarité de ses habitants ; beaucoup d’Arcueillais-es s’en souviennent encore aujourd’hui.

Contre la propagande éhontée de ce pouvoir qui voudrait nous faire croire que nous ne pouvons pas vivre ensemble, Arcueil est la preuve flagrante que la diversité est toujours harmonieuse quand elle se conjugue avec la fraternité, quand le respect est partagé et quand on donne à tous le pouvoir de s’exprimer et à chacun l’attention qu’il requiert.

La ville s’est par exemple illustrée ces dernières années par des initiatives démocratiques importantes : les assemblées de quartiers dotées de budgets, le droit de pétition devant le Conseil municipal, le référendum local d’initiative populaire, par exemple pour la réhabilitation des cités. C’est une ville qui démontre quotidiennement les vertus de la démocratie participative.

Pour toutes ces raisons, Arcueil a le visage de la France : des femmes et des hommes qui prennent en main leurs destins, qui agissent les uns vis-à-vis des autres en citoyens, qui pour beaucoup, comme tant d’entre nous, endurent la situation actuelle, qui comme tant d’entre nous se demandent souvent comment finir le mois, mais qui comme tant d’entre nous résistent, travaillent, espèrent et qui, coûte que coûte, luttent à leur échelle pour une France plus forte parce que plus solidaire. C’est la France où la fraternité n’est pas qu’un mot, mais une réalité et un combat quotidiens. C’est la France que ce système corrompu voudrait cacher pour mieux faire passer dans l’ombre ses mesures injustes et impuissantes. C’est la France qu’à Désirs d’Avenir nous avons décidé de regarder dans les yeux.

CP15a dans Europe

Nous remercions Daniel Breuiller, maire d’Arcueil, pour son accueil. Nous avons eu l’occasion à de nombreuses reprises d’observer et apprécier son travail remarquable en ce qui concerne le rassemblement à gauche, au-delà des étiquettes. Nous connaissons son abnégation et son engagement pour la démocratie jusqu’au bout. Et comment oublier que les efforts réalisés dans la ville ont aussi été possibles grâce à l’implication de Denis Weisser depuis plusieurs années ? Quand on connaît les qualités humaines de Denis et son engagement dans le sens de l’intérêt général, on n’est pas surpris que les Val-de-marnais aient reconnu son travail en l’élisant conseiller Régional.

Nous devrons être nombreux à Arcueil pour montrer qu’une autre France est possible et que nous refusons de nous taire et de subir.

Nous vous y attendons donc le 18 septembre, pour la troisième édition de la Fête de la Fraternité. Pour toutes les questions pratiques, ou si vous souhaitez y participer en tant que bénévoles ou en tant qu’acteurs d’une animation, nous vous encourageons d’ores et déjà à entrer en contact avec nous à l’adresse fraterniteda@gmail.comCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Nous comptons sur vous comme vous pouvez toujours compter sur nous.

Amitiés fidèles,

 

Toutes les informations sur la Fête de la Fraternité à Arcueil

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PIONIERE SEGOLENE ROYAL EXEMPLE HEULIEZ ET LA CROISSANCE VERTE

Posté par goalexandre le 8 septembre 2010

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Regroupement de camarades désirant s’impliquer dans la mutation vers la mobilité écologique automobile et le développement de la croissance verte en général

Pour combattre les forts lobbies nous avons besoin d’unir nos intelligences collectives afin de trouver de véritables solutions.

Tout citoyen expérimenté ou pas est le bienvenu avec son vécu personnel.

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ETRE FRATERNEL AVEC SEGOLENE ROYAL LE 18 SEPTEMBRE A A ARCUEIL 94

Posté par goalexandre le 2 septembre 2010

Parce que nous aspirons tous à une France du respect où chacun trouve sa place d’où qu’il vienne, quelles que soient ses croyances, ses convictions et sa couleur de peau .

ETRE FRATERNEL  AVEC SEGOLENE ROYAL  LE 18 SEPTEMBRE A A  ARCUEIL   94 dans Democratie banblogfrat1b

Parce que nous aspirons tous à une France réconciliée où chacun se parle, dialogue, combat et propose les solutions pour demain.

Parce que nous aspirons tous à une France unie qui crée, innove et ouvre des nouveaux chemins, ensemble avec nos différences.

Dans une fraternité retrouvée sans laquelle nul progrès humain, social, économique, écologique n’est possible.

Voilà l’esprit de la Fête de la Fraternité, crée en 2008 par Ségolène Royal .

Fraternité….plus que jamais.

toutes les créations que nous pouvons présenter dans une fête populaire seront au rendez-vous : chansons (traditionnelles, classiques, populaires…), danses, théâtre, défilés de mode thématiques, lecture de poèmes et de contes, Gospels…

Il est encore temps de faire connaître les artistes que vous souhaitez voir figurer sur le programme de notre fête populaire à cette adresse :

fraterniteda@gmail.com

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Ségolène Royal : « Mais qui ne voit que le système Sarkozy est corrompu? »

Posté par goalexandre le 28 août 2010

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Ségolène Royal : « Mais qui ne voit que le système Sarkozy est corrompu? »
icone des tags Ségolène Royal, université d’été du ps, La Rochelle, Politique
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Par Fred-Lille
le 27/08/2010 à 21:50, vu 1415 fois, 74 nombre de réactions
Info d’un posteur invité par la rédaction Le Post.

Qui : Ségolène Royal, Présidente de la région Poitou-Charentes.

Où : Dans le Journal de 20 heures de France 2.

Contexte : L’université d’été du PS a commencé aujourd’hui. Ségolène Royal y a parlé de « clan » et de « corruption » en parlant du Chef de l’Etat.

Question de Marie Drucker : « Ce sont des accusations très graves, il s’agit du Chef de l’Etat et de son gouvernement, dans les rangs du Ps vos propos avaient été critiqué, est-ce que vous les maintenez ce soir avec autant de virulence?

Bonus-Track : « Mais qui ne voit que le système Sarkozy est corrompu? »

« Tous les jours il y a des révélations de scandales, avec un système qui mélange les intérêts privés et l’intérêt public. On voit même des trafics de légions d’honneur. On voit un ministre du budget qui était trésorier de l’UMP, et qui organisait nuitamment le rassemblement des milliardaires financeurs de l’UMP. Et aujourd’hui encore il n’y a aucun juge d’instruction qui est nommé? Aucune enquête digne de ce nom et un ministre qui est toujours en place?

« Oui il y a une grave crise morale, parce que ceux qui nous gouvernent ont oublié que la politique consiste à servir la France et à ne pas se servir.

r la sécurité)…

« (…) Et comment voulez-vous aujourd’hui qu’avec la fascination pour l’argent et le système corrompu dont nous parlions tout à l’heure, qu’il n’y ait pas à un moment la généralisation de ces mauvais comportements à l’ensemble de la société? »

« L’exemple doit venir d’en haut et la justice ne doit pas être à plusieurs vitesses : Une justice pour les puissants, qui restent à l’abri des punitions qu’ils méritent, et une justice pour les plus faibles qui, eux, ne passent jamais entre les mailles du filet. »

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segolene royal sur EUROPE 1

Posté par goalexandre le 21 août 2010

REGARDEZ ET ECOUTEZ CE JOURNALEUX T GUERRIER FAITES VOUS VOTRE PROPRE OPINION

LIEN VIDEO EUROPE 1

Ségolène Royal a fustigé les effets de la politique de Nicolas Sarkozy, sur la sécurité notamment.

Thierry Guerrier, le journaliste d’Europe 1 qui a coupé la parole de Ségolène Royal à 13 reprises

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Thierry Guerrier, journaliste sur Europe 1 et sur France 5

Thierry Guerrier recevait donc Ségolène Royal sur Europe 1 à 8h20 vendredi 20 août 2010. De fait, les interviews de cette tranche horaire sur la radio sont d’ordinaire effectuées par Jean-Pierre Elkabbach, mais celui-ci étant en vacances, mois d’août oblige, c’est Thierry Guerrier qui avait finalement été choisi pour le remplacer. Cruelle coïncidence, vendredi 20 août était le dernier jour où l’interview était réalisée par ce remplaçant, Jean-Pierre Elkabbach rentrant de vacance ce week-end.

Coïncidence également, Thierry Guerrier effectuait aussi le remplacement d’Yves Calvi en tant qu’animateur de C dans l’air sur France 5. Dans C dans l’air, Thierry Guerrier avait détonné par rapport au « style » d’animation Calvi : plus directif, il coupait la parole aux intervenants, et menait les débats là où il le souhaitait, quand Yves Calvi, bien qu’aimant creuser les sujets et parfois provoquer la controverse, reformulait et synthétisait les débats pour apporter une réelle plus-value à l’émission. En bref, alors que les conclusions d’Yves Calvi enrichissaient toujours les invités et les téléspectateurs, les questions de Thierry Guerrier tombaient parois un peu à plat.

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Yves Calvi et Thierry Guerrier, animateurs de C dans l’air sur France 5

Avec Ségolène Royal, les défauts de Thierry Guerrier se sont accentués. En 10 minutes d’interview, le journaliste a coupé la parole à Ségolène Royal de façon répétée à 9 reprises, a tenté de l’interrompre à 4 reprises, et ne lui a pas laissé l’opportunité d’ajouter un seul mot à l’issue d’une phrase.

Le point le plus grave, c’est que sur plusieurs thèmes, Thierry Guerrier n’a pas laissé Ségolène Royal développer son propos, la question suivante traitant systématiquement d’un thème différent. Ca a été le cas sur les hausses de prix au cours de l’été, sur le commentaire sur la croissance française comparée à celle du Royaume-uni et de l’Allemagne, sur les 12 lois sécuritaires que Nicolas Sarkozy a fait voter en 2002 (Ségolène Royal n’a pu en citer complètement qu’une seule !), sur les propositions en matières de sécurité auxquelles Ségolène « ne renonce pas », mais sur les quelles on ne saura jamais ce qu’elle avait voulu ajouter (« auxquelles je ne renonce pas car… » puis M. Guerrier lui a coupé la parole). Ca a encore été le cas sur la mise en garde de Ségolène Royal contre les retours de bâton possibles pour les entreprises françaises (« Alors moi je vais vous dire une chose… » qu’on ne connaîtra jamais), sur les centre éducatifs fermés, et sur le PS qui est au travail.

Autre point franchement pénible : le fait que Thierry Guerrier balaie en trois mots non étayés par des faits un raisonnement patiemment construit de Ségolène Royal : ainsi, les hausses des prix d’EDF (+3,4%), de la SNCF (+2,5% après +3,4% en 2009) et du gaz (+10%) sont balayés par un « globalement, Ségolène Royal, globalement, y’a une certaine stabilité des prix ». Ainsi aussi, pour la hausse du PIB de 0,6% au 2ème trimestre 2010, pour laquelle Ségolène souligne : « les Anglais font deux fois mieux (…) et les Allemands 4 fois mieux » ; pour cette hausse pour le moins médiocre donc, Thierry Guerrier conclut en dehors de toute logique : « c’est pas une preuve de la réussite du gouvernement, cette meilleure croissance au 2ème trimestre ? ».

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« Une aventure de Crisetine Lagarde », dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

Cela a été d’autant plus pénible que Thierry Guerrier avait tendance à hausser la voix en lui coupant la parole, et que la voix de Ségolène Royal était atténuée par la liaison téléphonique. Les petites interjections dont Thierry Guerrier a ponctué le discours de Ségolène Royal n’ont pas été du meilleur effet non plus : le journaliste donnait l’impression de vouloir évacuer les propos de son invitée au plus vite : 8 fois « ouais… », 6 fois « hmm… », 3 fois « mais… », et 2 fois « et… », soit un total de 19 interjections.

Pour finir, dernier détail agaçant, Thierry Guerrier superposait les contractions et les ellipses, ce qu’il ne faisait pas sur le plateau de C dans l’air. Ce qui donne par exemple, traduit phonétiquement : « Vous savez qu’y’a pas d’solution miracle ».

Face à cette adversité inattendue, Ségolène Royal est restée calme, se contentant une seule fois vers la fin, en poursuivant après avoir été interrompue une fois de plus : « notamment en effet des Français qui souffrent l’insécurité et de la précarité, surtout, attendez, surtout que cette agitation frénétique (…) ». Et à la fin, comme Thierry Guerrier l’avait encore interrompue pour lui demander si elle avait renoncé au primaires, Ségolène Royal précisait : « moi je ne règle pas ces questions là en deux minutes », puis comme il revenait à la charge, elle concluait, très calme : « je vous le dirai le moment venu ».

Ci-dessous la transcription en bleu des moments où le journaliste coupe la parole à Ségolène Royal.

Frédérick Moulin

-oOo-

Thierry Guerrier : bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Thierry Guerrier : merci de faire votre rentrée sur Europe 1 alors que vos vacances ne sont pas tout à fait finies, mais il est vrai que c’est le président de la République qui précipite lui-même un peu le calendrier politique en convoquant ce matin à Brégançon une partie de son gouvernement. Pour vous aussi, c’est une urgence le redressement des finances publiques ?

Ségolène Royal : bien sûr, c’est une urgence pour tous les Français, non seulement le redressement des finances publiques, qui sont en effet en grande difficulté, mais aussi surtout la mise en place d’actions de relance économique et d’actions économiques justes. Moi ce que je souhaite c’est que le président de la République se rende compte une bonne fois pour toute que la France a besoin de réformes, et de réformes justes. Or que voit-on en cette rentrée scolaire ? D’abord que le bouclier fiscal est maintenu pour les grandes fortunes, et que parallèlement les retraites sont menacées, les familles n’ont jamais autant été endettées qu’aujourd’hui, et les prix de la consommation au quotidien augmentent, je voudrais citer par exemple par exemple la hausse des tarifs d’EDF de 3,4% en moyenne, ce qui est un vrai scandale. Je rappelle que l’ancien PDG, Pierre Gadonneix, qui avait annoncé une hausse de 20% sur 3 ou 4 ans, avait été débarqué d’EDF pour avoir fait cette annonce ; aujourd’hui, on est sur des bases très proches et les Français sont pris en otage par ces augmentations de prix. Nous avons au 1er juillet une hausse de tarif de la SNCF de 2,5%, et ça avait déjà augmenté de 3,4 % en 2009 ; une hausse du prix du gaz au 1er avril de près de 10% ; et on a eu au cours de l’été [Ségolène Royal est interrompue par Thierry Guerrier], on a eu au cours de l’été [à nouveau, Ségolène Royal est interrompue], pardon ?

Thierry Guerrier : [interrompant à plusieurs reprises Ségolène Royal] globalement, globalement Ségolène Royal, y’a une certaine, globalement, y’a une certaine stabilité des prix, là le gouvernement aujourd’hui est face à une autre difficulté, qui est une éventuelle mauvaise note financière pour la France, et il veut essayer de rassurer les marchés. Qu’est-ce que vous feriez aujourd’hui si vous étiez, demain par exemple, à la place de Christine Lagarde, pour éviter que se creusent trop les déficits publics, au ministère des Finances ?

Ségolène Royal : d’abord, je ne rognerais pas sur le pouvoir d’achat des Français. Je crois que c’est par la consommation que l’on peut assurer une relance économique, et je viens de démontrer que le gouvernement fait tout le contraire. Ensuite, je crois qu’il faut relancer et aider les PME, qui sont à l’origine d’ailleurs du regain, du petit regain du taux de croissance en France, de 0,6%, mais observons que les Anglais font 2 fois mieux – 1,1% – et les Allemands 4 fois mieux avec 2,2%, parce que ce… [Thierry Guerrier coupe la parole à Ségolène Royal]

Thierry Guerrier : c’est pas une preuve de la réussite du gouvernement, cette meilleure croissance au 2ème trimestre ?

Ségolène Royal : non, je crois que c’est surtout une réussite des petites et moyennes entreprises, qui se battent pourtant dans des conditions extrêmement difficiles et je crois que la France aurait tout à gagner à accélérer la mutation écologique, parce que c’est dans les domaines de cette mutation écologique, de la création des nouveaux emplois, des nouveaux métiers, des énergies nouvelles, des véhicules électriques, que la France pourrait puiser les ressorts d’une nouvelle croissance écologique.

Thierry Guerrier : la pression des agences de notation, qui suscite la réunion d’aujourd’hui notamment, elle va donner un argument supplémentaire au gouvernement pour repousser l’âge légal de la retraite ?

Ségolène Royal : je ne crois pas, au contraire. Je pense qu’un pays qui doit être fort économiquement doit être soudé socialement. Et toutes les mesures, et toutes les réformes qui sont injustes, qui ne sont pas comprises par les Français, qui sont farouchement rejetées, parce qu’elles ne prennent pas en considération la nécessité, par exemple, de faire financer les retraites à égalité par le travail et à égalité par le capital, voilà quelque chose qui serait utile ; la nécessité aussi comme je l’ai dit tout à l’heure de remettre de la justice sociale, c’est-à-dire de remettre en cause le bouclier fiscal qui est maintenu pour les grandes fortunes. Et tant que Nicolas Sarkozy ne remettra pas ce bouclier fiscal en cause, les salariés refuseront d’adhérer à des réformes qui ne sont pas justes, et qui frappent aujourd’hui les classes moyennes et les catégories les plus défavorisées. Nicolas Sarkozy avait promis, souvenez-vous, de « travailler plus pour gagner plus » : avec la réforme des retraites, pour la même durée de travail, les retraites vont baisser, et donc les Français vont travailler plus pour gagner moins, alors qu’il y a des solutions. Aujourd’hui il faudrait mettre le capital davantage à contribution, il faudrait prendre en compte la pénibilité du travail, pour tenir compte de l’âge de la retraite. Donc il y a des solutions intelligentes qui pourraient être mises en place, et qui ne le sont pas parce que le gouvernement de Nicolas Sarkozy est arc-bouté sur les promesses qu’il a faites aux plus fortunés.

Thierry Guerrier : un mot encore sur l’aspect économique et social, il touche pas au bouclier fiscal, le gouvernement , mais y va pas non plus augmenter les impôts, c’est plutôt une bonne nouvelle ?

Ségolène Royal : ce n’est pas exact. Vous savez qu’aujourd’hui les communes et les mairies sont très, très inquiètes par l’augmentation de la taxe d’habitation, qui va frapper les Français là en cette rentrée, puisque la suppression de la taxe professionnelle va conduire à une réforme de la fiscalité locale et à une augmentation très importante de la taxe d’habitation. Donc ce n’est pas vrai, les Français ne sont pas épargnés en cette rentrée. J’ajoute, vous avez vu, que, au cœur de l’été, comme si il fallait agir au cœur de l’été pour passer inaperçu, le 3 août dernier, a été annoncée la suppression du crédit d’impôt pour les intérêts d’emprunt pour l’accès à la propriété, qui était une des promesses phares de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Ajoutez à cela la suppression du cumul entre l’aide personnalisée au logement pour les étudiants et la demi-part fiscale pour les parents, ce sont là aussi les catégories moyennes qui sont très durement frappées en cette rentrée, donc je crois qu’on a là une espèce de pagaille dans la politique économique et sociale, il faut y remettre de l’ordre[Thierry Guerrier tente de couper la parole à Ségolène Royal], de la clarté, de la transparence, et surtout de la justice.

Thierry Guerrier : est-ce que vous avez l’sentiment comme d’autres à gauche que cette réunion d’c’matin à Brégançon, c’est pour en finir aussi avec la polémique sur l’insécurité ? Depuis Grenoble et la proposition d’Nicolas Sarkozy d’durcir la déchéance nationale, on ne vous a pas encore entendue.

Ségolène Royal : vous savez, je crois que tous ces problèmes de sécurité sont très difficiles, et la polémique, la surenchère, cette agitation frénétique, qui est à la fois inefficace et même dangereuse, on sait ce que recherche Nicolas Sarkozy : il veut diviser la France en deux camps, c’est-à-dire ceux qui seraient d’accord avec lui et donc qui seraient pour la sécurité, et ceux qui ne seraient pas d’accord avec lui, et qui seraient pour les délinquants. Donc moi je ne vais pas tomber dans ce piège de la polémique, je voudrais rappeler simplement des faits extrêmement précis. Nicolas Sarkozy, il est en charge de la sécurité depuis 2002, c’est-à-dire depuis 10 ans. En 2002, il a fait voter 12 lois, 12 lois : la loi sur la sécurité intérieure, en août 2002 [Thierry Guerrier interrompt Ségolène Royal], la deuxième loi sur la sécurité, etc, donc ça on peut… [Thierry Guerrier hausse le ton et interrompt définitivement Ségolène Royal]

Thierry Guerrier : ouais, on les a beaucoup évoquées sur l’antenne, mais vous, vous comprenez qu’il se soit senti obligé après Grenoble, après les multiples attaques contre les policiers, de donner un signal fort, d’envoyer un signal fort de l’Etat ?

Ségolène Royal : mais on n’a pas besoin de signal, on a besoin d’une politique juste, d’une politique efficace, d’une politique durable ; on a besoin de ce que j’appelle moi un ordre juste, une sécurité juste, pour qu’elle soit durable. Or qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? Il se passe qu’il y a eu 16% d’augmentation des agressions sur les personnes. Savez-vous combien de personnes sont agressées en France aujourd’hui ? 460 000 personnes sont agressées tous les ans, et 64 000[Thierry Guerrier tente un « mais… »] personnes de plus depuis que Nicolas Sarkozy est en charge [Thierry Guerrier commence « Mais vous-même… »] de la sécurité.

Thierry Guerrier : mais… mais vous-même… vous-même vous savez mieux que quiconque à gauche que y’a pas de solution miracle. Vous avez été brocardée par vos propres camarades quand vous avez fait par exemple la proposition d’encadrer par des militaires les jeunes délinquants. Vous savez qu’y’a pas d’solution miracle, que c’est difficile.

Ségolène Royal : mais il y a des solutions. On ne demande pas des miracles, on demande des solutions efficaces. Et je pense en effet que la gauche doit avoir une politique et avoir des propositions extrêmement fermes et extrêmement claires comme celles effectivement que j’ai faites, et auxquelles je ne renonce pas [Thierry Guerrier coupe fermement la parole à Ségolène Royal et commence « quand le président … »] auxquelles je ne renonce pas car en [Thierry Guerrier coupe définitivement la parole à Ségolène Royal en haussant le ton]

Thierry Guerrier : quand le président… quand le président fait un lien entre délinquance et immigration et qu’il semble exprimer le sentiment d’une partie de l’opinion après les événements de Grenoble, quel est votre sentiment à vous ?

Ségolène Royal : mon sentiment c’est que ces types de déclarations sont à la fois inefficaces et sont surtout extrêmement dangereuses. Elles sont dangereuses parce qu’on voit d’ailleurs les réactions dans tous les pays d’émigration, des réactions extrêmement choquantes, qui trouvent ce propos extrêmement choquant, ce positionnement de la France extrêmement choquant, je crois que ce sont des déclarations qui sont dangereuses parce qu’elles exacerbent les tensions d’une part, et un jour ou l’autre elles vont se retourner violemment contre les Français, contre les entreprises françaises même, et on voit germer dans les pays qui sont aujourd’hui des pays en voie d’expansion, des pays qui connaissent la croissance, des pays qui ont en effet à un moment envoyé leurs travailleurs en France pour contribuer à notre développement économique, qui aujourd’hui s’équipent, qui s’équipent en TGV, qui s’équipent en tramways, qui s’équipent en électricité, qui s’équipent en éoliennes, et qui font appel aujourd’hui aux entreprises françaises, attention [Thierry Guerrier tente un « avec… »], attention avec ces déclarations de Nicolas Sarkozy, attention avec ces déclarations qui sont si peu présidentielles et si peu « République Française », qu’un jour ou l’autre, et même assez rapidement si elles perdurent, que ça ne se retourne pas contre les entreprises françaises qui travaillent avec des pays qui en ont assez de voir stigmatisés leurs ressortissants qui contribuent à la politique économique française et au développement de la France. [Thierry Guerrier essaie d’interrompre Ségolène Royal une deuxième fois ] Alors moi je vais vous dire une chose… [Thierry Guerrier coupe définitivement la parole à la présidente de la Région Poitou-Charentes]

Thierry Guerrier : avec… avec la s… avec la sécurité, ‘ttendez, j’voudrais vous poser une question à propos d’2012, parce qu’on a le sentiment qu’le président là, a lancé un des thèmes de la présidentielle, et vous n’avez pas l’impression que le PS est un peu à la remorque du coup dans cette compétition ?

Ségolène Royal : il faut en effet que le Parti socialiste soit à la hauteur des attentes des Français, et notamment en effet des Français qui souffrent de l’insécurité [Thierry Guerrier interrompt Ségolène Royal « mais de quelle façon ? »] et de la précarité, surtout [2ème interruption « parce que pour l’instant »], attendez, surtout que cette agitation frénétique de Nicolas Sarkozy vise à masquer son échec, son échec cuisant, et les reculs en matière de sécurité. Il a supprimé 9 000 postes de policiers et de gendarmes. 3 500 nouvelles suppressions sont annoncées pour les 3 ans qui viennent. Il a réduit les moyens de fonctionnement. Il n’a pas construit les centres éducatifs fermés pour les mineurs délinquants…

Thierry Guerrier : [qui interrompt Ségolène Royal] et vous r’grettez pas qu’on ait peu entendu l’PS cet été sur ces questions ? Par ailleurs les écologistes aujourd’hui ont l’air d’avoir un train d’avance eux aussi avec leurs primaires internes, la candidature d’Eva Joly, c’est pas dangereux, tout ça, pour l’PS ?

Ségolène Royal : je crois que ce n’est pas un positionnement de savoir si c’est dangereux ou pas dangereux, le PS est au travail, il va là ouvrir les universités d’été de La Rochelle, mais [Thierry Guerrier coupe Ségolène Royal…] c’est vrai qu’il faut… [… qui s’interrompt car il continue sur sa lancée, un ton au-dessus]

Thierry Guerrier : il ne faut pas accélérer les primaires par exemple ?

Ségolène Royal : comment ?

Thierry Guerrier : il ne faut pas ac-célérer les primaires, par exemple ?

Ségolène Royal : ce qui est important c’est que les primaires soient réussies. Et que soit présenté aux Français un projet qui leur permette de comprendre que la France mérite beaucoup mieux que ce qu’elle a, et un projet qui réponde aux problèmes que les Français vivent aujourd’hui et en effet des problèmes d’insécurité et des problèmes de précarité… [Thierry Guerrier l’interrompt]

Thierry Guerrier : et vous, vous n’avez pas r’noncé aux primaires ?

Ségolène Royal : vous savez moi je ne règle pas ces questions-là en 2 minutes au détour d’une question. Je crois que ce qui est très important c’est que les socialistes soient unis, qu’il y ait un dispositif gagnant qui se mette en place, et surtout qu’il y ait un projet qui permette à la France de se redresser, d’être à nouveau tirée vers le haut, parce qu’avec Nicolas Sarkozy la France est tirée vers le bas et beaucoup de ceux qui ont voté pour lui ne se reconnaissent pas dans cette façon de faire.[Thierry Guerrier enchaîne immédiatement derrière ce mot]

Thierry Guerrier : vous n’savez pas encore si vous s’rez candidate ou non à ces primaires ?

Ségolène Royal : je vous le dirais le moment venu.

Thierry Guerrier : merci Ségolène Royal.

Publié dans Democratie, Elles et ils chantent la Liberte, Europe, Faits et méfaits du sarkozysme, Intelligences collectives socialistes, International, Politique, Ségolène Présidente en 2012, Société, VIDEO IMPORTANTE A VOIR | Pas de Commentaire »

Thierry Guerrier, le journaliste d’Europe 1 qui a coupé la parole de Ségolène Royal à 13 reprises

Posté par goalexandre le 21 août 2010

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Thierry Guerrier, le journaliste d’Europe 1 qui a coupé la parole de Ségolène Royal à 13 reprises

C-dans-l-air-Thierry-Guerrier-prend-la-place-d-Yves-Calvi-t.jpg    Thierry Guerrier, le journaliste d’Europe 1 qui a coupé la parole de Ségolène Royal à 13 reprises dans Democratie cdanslairthierryguerrierprendlaplacedyvescalvit

Thierry Guerrier, journaliste sur Europe 1 et sur France 5

Thierry Guerrier recevait donc Ségolène Royal sur Europe 1 à 8h20 vendredi 20 août 2010. De fait, les interviews de cette tranche horaire sur la radio sont d’ordinaire effectuées par Jean-Pierre Elkabbach, mais celui-ci étant en vacances, mois d’août oblige, c’est Thierry Guerrier qui avait finalement été choisi pour le remplacer. Cruelle coïncidence, vendredi 20 août était le dernier jour où l’interview était réalisée par ce remplaçant, Jean-Pierre Elkabbach rentrant de vacance ce week-end.

Coïncidence également, Thierry Guerrier effectuait aussi le remplacement d’Yves Calvi en tant qu’animateur de C dans l’air sur France 5. Dans C dans l’air, Thierry Guerrier avait détonné par rapport au « style » d’animation Calvi : plus directif, il coupait la parole aux intervenants, et menait les débats là où il le souhaitait, quand Yves Calvi, bien qu’aimant creuser les sujets et parfois provoquer la controverse, reformulait et synthétisait les débats pour apporter une réelle plus-value à l’émission. En bref, alors que les conclusions d’Yves Calvi enrichissaient toujours les invités et les téléspectateurs, les questions de Thierry Guerrier tombaient parois un peu à plat.

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Yves Calvi et Thierry Guerrier, animateurs de C dans l’air sur France 5

Avec Ségolène Royal, les défauts de Thierry Guerrier se sont accentués. En 10 minutes d’interview, le journaliste a coupé la parole à Ségolène Royal de façon répétée à 9 reprises, a tenté de l’interrompre à 4 reprises, et ne lui a pas laissé l’opportunité d’ajouter un seul mot à l’issue d’une phrase.

Le point le plus grave, c’est que sur plusieurs thèmes, Thierry Guerrier n’a pas laissé Ségolène Royal développer son propos, la question suivante traitant systématiquement d’un thème différent. Ca a été le cas sur les hausses de prix au cours de l’été, sur le commentaire sur la croissance française comparée à celle du Royaume-uni et de l’Allemagne, sur les 12 lois sécuritaires que Nicolas Sarkozy a fait voter en 2002 (Ségolène Royal n’a pu en citer complètement qu’une seule !), sur les propositions en matières de sécurité auxquelles Ségolène « ne renonce pas », mais sur les quelles on ne saura jamais ce qu’elle avait voulu ajouter (« auxquelles je ne renonce pas car… » puis M. Guerrier lui a coupé la parole). Ca a encore été le cas sur la mise en garde de Ségolène Royal contre les retours de bâton possibles pour les entreprises françaises (« Alors moi je vais vous dire une chose… » qu’on ne connaîtra jamais), sur les centre éducatifs fermés, et sur le PS qui est au travail.

Autre point franchement pénible : le fait que Thierry Guerrier balaie en trois mots non étayés par des faits un raisonnement patiemment construit de Ségolène Royal : ainsi, les hausses des prix d’EDF (+3,4%), de la SNCF (+2,5% après +3,4% en 2009) et du gaz (+10%) sont balayés par un « globalement, Ségolène Royal, globalement, y’a une certaine stabilité des prix ». Ainsi aussi, pour la hausse du PIB de 0,6% au 2ème trimestre 2010, pour laquelle Ségolène souligne : « les Anglais font deux fois mieux (…) et les Allemands 4 fois mieux » ; pour cette hausse pour le moins médiocre donc, Thierry Guerrier conclut en dehors de toute logique : « c’est pas une preuve de la réussite du gouvernement, cette meilleure croissance au 2ème trimestre ? ».

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« Une aventure de Crisetine Lagarde », dessin de Martin Vidberg (www.martinvidberg.com)

Cela a été d’autant plus pénible que Thierry Guerrier avait tendance à hausser la voix en lui coupant la parole, et que la voix de Ségolène Royal était atténuée par la liaison téléphonique. Les petites interjections dont Thierry Guerrier a ponctué le discours de Ségolène Royal n’ont pas été du meilleur effet non plus : le journaliste donnait l’impression de vouloir évacuer les propos de son invitée au plus vite : 8 fois « ouais… », 6 fois « hmm… », 3 fois « mais… », et 2 fois « et… », soit un total de 19 interjections.

Pour finir, dernier détail agaçant, Thierry Guerrier superposait les contractions et les ellipses, ce qu’il ne faisait pas sur le plateau de C dans l’air. Ce qui donne par exemple, traduit phonétiquement : « Vous savez qu’y’a pas d’solution miracle ».

Face à cette adversité inattendue, Ségolène Royal est restée calme, se contentant une seule fois vers la fin, en poursuivant après avoir été interrompue une fois de plus : « notamment en effet des Français qui souffrent l’insécurité et de la précarité, surtout, attendez, surtout que cette agitation frénétique (…) ». Et à la fin, comme Thierry Guerrier l’avait encore interrompue pour lui demander si elle avait renoncé au primaires, Ségolène Royal précisait : « moi je ne règle pas ces questions là en deux minutes », puis comme il revenait à la charge, elle concluait, très calme : « je vous le dirai le moment venu ».

Ci-dessous la transcription en bleu des moments où le journaliste coupe la parole à Ségolène Royal.

Frédérick Moulin

-oOo-

Thierry Guerrier : bonjour Ségolène Royal.

Ségolène Royal : bonjour.

Thierry Guerrier : merci de faire votre rentrée sur Europe 1 alors que vos vacances ne sont pas tout à fait finies, mais il est vrai que c’est le président de la République qui précipite lui-même un peu le calendrier politique en convoquant ce matin à Brégançon une partie de son gouvernement. Pour vous aussi, c’est une urgence le redressement des finances publiques ?

Ségolène Royal : bien sûr, c’est une urgence pour tous les Français, non seulement le redressement des finances publiques, qui sont en effet en grande difficulté, mais aussi surtout la mise en place d’actions de relance économique et d’actions économiques justes. Moi ce que je souhaite c’est que le président de la République se rende compte une bonne fois pour toute que la France a besoin de réformes, et de réformes justes. Or que voit-on en cette rentrée scolaire ? D’abord que le bouclier fiscal est maintenu pour les grandes fortunes, et que parallèlement les retraites sont menacées, les familles n’ont jamais autant été endettées qu’aujourd’hui, et les prix de la consommation au quotidien augmentent, je voudrais citer par exemple par exemple la hausse des tarifs d’EDF de 3,4% en moyenne, ce qui est un vrai scandale. Je rappelle que l’ancien PDG, Pierre Gadonneix, qui avait annoncé une hausse de 20% sur 3 ou 4 ans, avait été débarqué d’EDF pour avoir fait cette annonce ; aujourd’hui, on est sur des bases très proches et les Français sont pris en otage par ces augmentations de prix. Nous avons au 1er juillet une hausse de tarif de la SNCF de 2,5%, et ça avait déjà augmenté de 3,4 % en 2009 ; une hausse du prix du gaz au 1er avril de près de 10% ; et on a eu au cours de l’été [Ségolène Royal est interrompue par Thierry Guerrier], on a eu au cours de l’été [à nouveau, Ségolène Royal est interrompue], pardon ?

Thierry Guerrier : [interrompant à plusieurs reprises Ségolène Royal] globalement, globalement Ségolène Royal, y’a une certaine, globalement, y’a une certaine stabilité des prix, là le gouvernement aujourd’hui est face à une autre difficulté, qui est une éventuelle mauvaise note financière pour la France, et il veut essayer de rassurer les marchés. Qu’est-ce que vous feriez aujourd’hui si vous étiez, demain par exemple, à la place de Christine Lagarde, pour éviter que se creusent trop les déficits publics, au ministère des Finances ?

Ségolène Royal : d’abord, je ne rognerais pas sur le pouvoir d’achat des Français. Je crois que c’est par la consommation que l’on peut assurer une relance économique, et je viens de démontrer que le gouvernement fait tout le contraire. Ensuite, je crois qu’il faut relancer et aider les PME, qui sont à l’origine d’ailleurs du regain, du petit regain du taux de croissance en France, de 0,6%, mais observons que les Anglais font 2 fois mieux – 1,1% – et les Allemands 4 fois mieux avec 2,2%, parce que ce… [Thierry Guerrier coupe la parole à Ségolène Royal]

Thierry Guerrier : c’est pas une preuve de la réussite du gouvernement, cette meilleure croissance au 2ème trimestre ?

Ségolène Royal : non, je crois que c’est surtout une réussite des petites et moyennes entreprises, qui se battent pourtant dans des conditions extrêmement difficiles et je crois que la France aurait tout à gagner à accélérer la mutation écologique, parce que c’est dans les domaines de cette mutation écologique, de la création des nouveaux emplois, des nouveaux métiers, des énergies nouvelles, des véhicules électriques, que la France pourrait puiser les ressorts d’une nouvelle croissance écologique.

Thierry Guerrier : la pression des agences de notation, qui suscite la réunion d’aujourd’hui notamment, elle va donner un argument supplémentaire au gouvernement pour repousser l’âge légal de la retraite ?

Ségolène Royal : je ne crois pas, au contraire. Je pense qu’un pays qui doit être fort économiquement doit être soudé socialement. Et toutes les mesures, et toutes les réformes qui sont injustes, qui ne sont pas comprises par les Français, qui sont farouchement rejetées, parce qu’elles ne prennent pas en considération la nécessité, par exemple, de faire financer les retraites à égalité par le travail et à égalité par le capital, voilà quelque chose qui serait utile ; la nécessité aussi comme je l’ai dit tout à l’heure de remettre de la justice sociale, c’est-à-dire de remettre en cause le bouclier fiscal qui est maintenu pour les grandes fortunes. Et tant que Nicolas Sarkozy ne remettra pas ce bouclier fiscal en cause, les salariés refuseront d’adhérer à des réformes qui ne sont pas justes, et qui frappent aujourd’hui les classes moyennes et les catégories les plus défavorisées. Nicolas Sarkozy avait promis, souvenez-vous, de « travailler plus pour gagner plus » : avec la réforme des retraites, pour la même durée de travail, les retraites vont baisser, et donc les Français vont travailler plus pour gagner moins, alors qu’il y a des solutions. Aujourd’hui il faudrait mettre le capital davantage à contribution, il faudrait prendre en compte la pénibilité du travail, pour tenir compte de l’âge de la retraite. Donc il y a des solutions intelligentes qui pourraient être mises en place, et qui ne le sont pas parce que le gouvernement de Nicolas Sarkozy est arc-bouté sur les promesses qu’il a faites aux plus fortunés.

Thierry Guerrier : un mot encore sur l’aspect économique et social, il touche pas au bouclier fiscal, le gouvernement , mais y va pas non plus augmenter les impôts, c’est plutôt une bonne nouvelle ?

Ségolène Royal : ce n’est pas exact. Vous savez qu’aujourd’hui les communes et les mairies sont très, très inquiètes par l’augmentation de la taxe d’habitation, qui va frapper les Français là en cette rentrée, puisque la suppression de la taxe professionnelle va conduire à une réforme de la fiscalité locale et à une augmentation très importante de la taxe d’habitation. Donc ce n’est pas vrai, les Français ne sont pas épargnés en cette rentrée. J’ajoute, vous avez vu, que, au cœur de l’été, comme si il fallait agir au cœur de l’été pour passer inaperçu, le 3 août dernier, a été annoncée la suppression du crédit d’impôt pour les intérêts d’emprunt pour l’accès à la propriété, qui était une des promesses phares de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Ajoutez à cela la suppression du cumul entre l’aide personnalisée au logement pour les étudiants et la demi-part fiscale pour les parents, ce sont là aussi les catégories moyennes qui sont très durement frappées en cette rentrée, donc je crois qu’on a là une espèce de pagaille dans la politique économique et sociale, il faut y remettre de l’ordre[Thierry Guerrier tente de couper la parole à Ségolène Royal], de la clarté, de la transparence, et surtout de la justice.

Thierry Guerrier : est-ce que vous avez l’sentiment comme d’autres à gauche que cette réunion d’c’matin à Brégançon, c’est pour en finir aussi avec la polémique sur l’insécurité ? Depuis Grenoble et la proposition d’Nicolas Sarkozy d’durcir la déchéance nationale, on ne vous a pas encore entendue.

Ségolène Royal : vous savez, je crois que tous ces problèmes de sécurité sont très difficiles, et la polémique, la surenchère, cette agitation frénétique, qui est à la fois inefficace et même dangereuse, on sait ce que recherche Nicolas Sarkozy : il veut diviser la France en deux camps, c’est-à-dire ceux qui seraient d’accord avec lui et donc qui seraient pour la sécurité, et ceux qui ne seraient pas d’accord avec lui, et qui seraient pour les délinquants. Donc moi je ne vais pas tomber dans ce piège de la polémique, je voudrais rappeler simplement des faits extrêmement précis. Nicolas Sarkozy, il est en charge de la sécurité depuis 2002, c’est-à-dire depuis 10 ans. En 2002, il a fait voter 12 lois, 12 lois : la loi sur la sécurité intérieure, en août 2002 [Thierry Guerrier interrompt Ségolène Royal], la deuxième loi sur la sécurité, etc, donc ça on peut… [Thierry Guerrier hausse le ton et interrompt définitivement Ségolène Royal]

Thierry Guerrier : ouais, on les a beaucoup évoquées sur l’antenne, mais vous, vous comprenez qu’il se soit senti obligé après Grenoble, après les multiples attaques contre les policiers, de donner un signal fort, d’envoyer un signal fort de l’Etat ?

Ségolène Royal : mais on n’a pas besoin de signal, on a besoin d’une politique juste, d’une politique efficace, d’une politique durable ; on a besoin de ce que j’appelle moi un ordre juste, une sécurité juste, pour qu’elle soit durable. Or qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? Il se passe qu’il y a eu 16% d’augmentation des agressions sur les personnes. Savez-vous combien de personnes sont agressées en France aujourd’hui ? 460 000 personnes sont agressées tous les ans, et 64 000[Thierry Guerrier tente un « mais… »] personnes de plus depuis que Nicolas Sarkozy est en charge [Thierry Guerrier commence « Mais vous-même… »] de la sécurité.

Thierry Guerrier : mais… mais vous-même… vous-même vous savez mieux que quiconque à gauche que y’a pas de solution miracle. Vous avez été brocardée par vos propres camarades quand vous avez fait par exemple la proposition d’encadrer par des militaires les jeunes délinquants. Vous savez qu’y’a pas d’solution miracle, que c’est difficile.

Ségolène Royal : mais il y a des solutions. On ne demande pas des miracles, on demande des solutions efficaces. Et je pense en effet que la gauche doit avoir une politique et avoir des propositions extrêmement fermes et extrêmement claires comme celles effectivement que j’ai faites, et auxquelles je ne renonce pas [Thierry Guerrier coupe fermement la parole à Ségolène Royal et commence « quand le président … »] auxquelles je ne renonce pas car en [Thierry Guerrier coupe définitivement la parole à Ségolène Royal en haussant le ton]

Thierry Guerrier : quand le président… quand le président fait un lien entre délinquance et immigration et qu’il semble exprimer le sentiment d’une partie de l’opinion après les événements de Grenoble, quel est votre sentiment à vous ?

Ségolène Royal : mon sentiment c’est que ces types de déclarations sont à la fois inefficaces et sont surtout extrêmement dangereuses. Elles sont dangereuses parce qu’on voit d’ailleurs les réactions dans tous les pays d’émigration, des réactions extrêmement choquantes, qui trouvent ce propos extrêmement choquant, ce positionnement de la France extrêmement choquant, je crois que ce sont des déclarations qui sont dangereuses parce qu’elles exacerbent les tensions d’une part, et un jour ou l’autre elles vont se retourner violemment contre les Français, contre les entreprises françaises même, et on voit germer dans les pays qui sont aujourd’hui des pays en voie d’expansion, des pays qui connaissent la croissance, des pays qui ont en effet à un moment envoyé leurs travailleurs en France pour contribuer à notre développement économique, qui aujourd’hui s’équipent, qui s’équipent en TGV, qui s’équipent en tramways, qui s’équipent en électricité, qui s’équipent en éoliennes, et qui font appel aujourd’hui aux entreprises françaises, attention [Thierry Guerrier tente un « avec… »], attention avec ces déclarations de Nicolas Sarkozy, attention avec ces déclarations qui sont si peu présidentielles et si peu « République Française », qu’un jour ou l’autre, et même assez rapidement si elles perdurent, que ça ne se retourne pas contre les entreprises françaises qui travaillent avec des pays qui en ont assez de voir stigmatisés leurs ressortissants qui contribuent à la politique économique française et au développement de la France. [Thierry Guerrier essaie d’interrompre Ségolène Royal une deuxième fois ] Alors moi je vais vous dire une chose… [Thierry Guerrier coupe définitivement la parole à la présidente de la Région Poitou-Charentes]

Thierry Guerrier : avec… avec la s… avec la sécurité, ‘ttendez, j’voudrais vous poser une question à propos d’2012, parce qu’on a le sentiment qu’le président là, a lancé un des thèmes de la présidentielle, et vous n’avez pas l’impression que le PS est un peu à la remorque du coup dans cette compétition ?

Ségolène Royal : il faut en effet que le Parti socialiste soit à la hauteur des attentes des Français, et notamment en effet des Français qui souffrent de l’insécurité [Thierry Guerrier interrompt Ségolène Royal « mais de quelle façon ? »] et de la précarité, surtout [2ème interruption « parce que pour l’instant »], attendez, surtout que cette agitation frénétique de Nicolas Sarkozy vise à masquer son échec, son échec cuisant, et les reculs en matière de sécurité. Il a supprimé 9 000 postes de policiers et de gendarmes. 3 500 nouvelles suppressions sont annoncées pour les 3 ans qui viennent. Il a réduit les moyens de fonctionnement. Il n’a pas construit les centres éducatifs fermés pour les mineurs délinquants…

Thierry Guerrier : [qui interrompt Ségolène Royal] et vous r’grettez pas qu’on ait peu entendu l’PS cet été sur ces questions ? Par ailleurs les écologistes aujourd’hui ont l’air d’avoir un train d’avance eux aussi avec leurs primaires internes, la candidature d’Eva Joly, c’est pas dangereux, tout ça, pour l’PS ?

Ségolène Royal : je crois que ce n’est pas un positionnement de savoir si c’est dangereux ou pas dangereux, le PS est au travail, il va là ouvrir les universités d’été de La Rochelle, mais [Thierry Guerrier coupe Ségolène Royal…] c’est vrai qu’il faut… [… qui s’interrompt car il continue sur sa lancée, un ton au-dessus]

Thierry Guerrier : il ne faut pas accélérer les primaires par exemple ?

Ségolène Royal : comment ?

Thierry Guerrier : il ne faut pas ac-célérer les primaires, par exemple ?

Ségolène Royal : ce qui est important c’est que les primaires soient réussies. Et que soit présenté aux Français un projet qui leur permette de comprendre que la France mérite beaucoup mieux que ce qu’elle a, et un projet qui réponde aux problèmes que les Français vivent aujourd’hui et en effet des problèmes d’insécurité et des problèmes de précarité… [Thierry Guerrier l’interrompt]

Thierry Guerrier : et vous, vous n’avez pas r’noncé aux primaires ?

Ségolène Royal : vous savez moi je ne règle pas ces questions-là en 2 minutes au détour d’une question. Je crois que ce qui est très important c’est que les socialistes soient unis, qu’il y ait un dispositif gagnant qui se mette en place, et surtout qu’il y ait un projet qui permette à la France de se redresser, d’être à nouveau tirée vers le haut, parce qu’avec Nicolas Sarkozy la France est tirée vers le bas et beaucoup de ceux qui ont voté pour lui ne se reconnaissent pas dans cette façon de faire.[Thierry Guerrier enchaîne immédiatement derrière ce mot]

Thierry Guerrier : vous n’savez pas encore si vous s’rez candidate ou non à ces primaires ?

Ségolène Royal : je vous le dirais le moment venu.

Thierry Guerrier : merci Ségolène Royal.

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Interview de Chavez sur la BBC 1/2 EN FINIR AVEC L’ARGENT ROI

Posté par goalexandre le 19 août 2010

 

Interview de Chavez sur la BBC 1/2

http://www.dailymotion.com/video/xeep1b

Diffusez ce message sur Facebook : chacun peut contribuer à changer les mentalités.

La suite (5 min.) est ici : http://www.dailymotion.com/video/xeep8n_interview-de-chavez-sur-la-bbc-2-2_news

Mes autres vidéos d’Hugo Chavez traduites en français ici : http://www.dailymotion.com/librepenseur007/1

Hugo Chavez est interviewé en Juillet 2010 par la chaine anglaise BBC, dans le programme « Hard Talk ». Y sont abordés les thèmes de la situation intérieure du Venezuela, la lutte contre la corruption, les accusations de main mise du Président sur la justice, sa politique étrangère, ses relations avec l’Iran, sa place en Amérique latine.

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