Ségolène Royal en Dordogne :  » Il faut remettre le monde rural au cœur du modèle français « ‏

Posté par goalexandre le 14 février 2011

Lettre d'information de Ségolène Royal

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Chers amis de Désirs d’Avenir ,

Aujourd’hui , j’étais en Dordogne pour dialoguer sur le thème de l’agriculture et la ruralité. En milieu d’après midi, nous avons échangé avec 500 personnes dans une ferme exemplaire à Nojals et Clottes , évoquant avec elles les combats et l’avenir du monde rural et agricole.

J’avais invité à cette réunion Sophie Poux, la jeune agricultrice du Tarn et Garonne, productrice de lait , qui avait participé il y a un an, à l’émission de TF1 face au Président Nicolas Sarkozy. A l’époque, il lui avait promis de venir la voir dans son exploitation et trouver des solutions aux difficultés immenses rencontrées par la profession. Un an après, cette promesse n’a été suivie d’aucun effet. Sophie Poux, de son côté, est devenue en quelque sorte porte-parole des éleveurs laitiers.

Et aujourd’hui elle nous l’a redit «  c’est moi qui parle physiquement, mais à travers moi ce sont tous les éleveurs en difficulté qui parlent ».

Lors de cette réunion, j’ai rappelé ce qu’est pour moi une évidence : l’agriculture est une part de l’identité française et je n’accepterai jamais qu’elle soit bafouée .

J’ai rappelé également que la politique consiste d’abord à tenir ses promesses. Lors de la campagne en 2007, Nicolas Sarkozy se demandait comment on pouvait vivre avec 400 euros par mois et avait promis aux agriculteurs qu’ils vivraient dignement de leur travail.

4 ans après, rien n’a changé, les promesses n’ont pas été tenues. Les retraites agricoles sont toujours aussi basses et les revenus des agriculteurs ne se sont pas améliorés.

Un sentiment d’abandon fortement exprimé également pas les femmes agricultrices avec lesquelles nous avions déjeunées auparavant, à Lunas.

Toutes ont évoqué leur combat pour faire tourner les exploitations malgré le peu d’argent qu’il reste, éduquer les enfants, transmettre leur métier et leur passion de la terre.

Ce déjeuner m’a confirmé que, malgré toutes les difficultés, une profonde solidarité unit ces femmes et leur permet de continuer à rester debout.

Lors de cette réunion, j’ai proposé que l’Europe protège nos paysans et notre production agricole face aux pays qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales .

Je souhaite également que la réforme de la Politique Agricole Commune qui est actuellement discutée et sera mise en oeuvre en 2013 prévoit des mécanismes de soutien aux circuits courts. Il est en effet anormal que les distributeurs fassent des profits considérables alors que les paysans ne parviennent pas à vivre de leur travail, ce qui les conduit au surendettement et au suicide bien plus souvent que dans les autres professions.

Enfin, il faut que l’Europe pèse de tout son poids dans les négociations internationales pour mettre fin à la spéculation sur les matières premières agricoles.

Je suis convaincue que nous pouvons ainsi remonter la pente sur laquelle nous glissons.

 

Amicalement

 

Ségolène Royal

 

 

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S. Royal : visite en Dordogne en soutien au monde rural

Posté par goalexandre le 13 février 2011

Lettre d'information de Ségolène Royal

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Chers amis de Désirs d’Avenir ,

Aujourd’hui , j’étais en Dordogne pour dialoguer sur le thème de l’agriculture et la ruralité. En milieu d’après midi, nous avons échangé avec 500 personnes dans une ferme exemplaire à Nojals et Clottes , évoquant avec elles les combats et l’avenir du monde rural et agricole.

J’avais invité à cette réunion Sophie Poux, la jeune agricultrice du Tarn et Garonne, productrice de lait , qui avait participé il y a un an, à l’émission de TF1 face au Président Nicolas Sarkozy. A l’époque, il lui avait promis de venir la voir dans son exploitation et trouver des solutions aux difficultés immenses rencontrées par la profession. Un an après, cette promesse n’a été suivie d’aucun effet. Sophie Poux, de son côté, est devenue en quelque sorte porte-parole des éleveurs laitiers.

Et aujourd’hui elle nous l’a redit «  c’est moi qui parle physiquement, mais à travers moi ce sont tous les éleveurs en difficulté qui parlent ».

Lors de cette réunion, j’ai rappelé ce qu’est pour moi une évidence : l’agriculture est une part de l’identité française et je n’accepterai jamais qu’elle soit bafouée .

J’ai rappelé également que la politique consiste d’abord à tenir ses promesses. Lors de la campagne en 2007, Nicolas Sarkozy se demandait comment on pouvait vivre avec 400 euros par mois et avait promis aux agriculteurs qu’ils vivraient dignement de leur travail.

4 ans après, rien n’a changé, les promesses n’ont pas été tenues. Les retraites agricoles sont toujours aussi basses et les revenus des agriculteurs ne se sont pas améliorés.

Un sentiment d’abandon fortement exprimé également pas les femmes agricultrices avec lesquelles nous avions déjeunées auparavant, à Lunas.

Toutes ont évoqué leur combat pour faire tourner les exploitations malgré le peu d’argent qu’il reste, éduquer les enfants, transmettre leur métier et leur passion de la terre.

Ce déjeuner m’a confirmé que, malgré toutes les difficultés, une profonde solidarité unit ces femmes et leur permet de continuer à rester debout.

Lors de cette réunion, j’ai proposé que l’Europe protège nos paysans et notre production agricole face aux pays qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales .

Je souhaite également que la réforme de la Politique Agricole Commune qui est actuellement discutée et sera mise en oeuvre en 2013 prévoit des mécanismes de soutien aux circuits courts. Il est en effet anormal que les distributeurs fassent des profits considérables alors que les paysans ne parviennent pas à vivre de leur travail, ce qui les conduit au surendettement et au suicide bien plus souvent que dans les autres professions.

Enfin, il faut que l’Europe pèse de tout son poids dans les négociations internationales pour mettre fin à la spéculation sur les matières premières agricoles.

Je suis convaincue que nous pouvons ainsi remonter la pente sur laquelle nous glissons.

 

Amicalement

 

Ségolène Royal

 

 

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Le discours d’Helsinki de Ségolène Royal sur « l’UE après la crise » hier, un franc succès selon la Fondation Kalevi Sorsa (PHOTOS, ARTICLE de la Fondation, texte du discours)

Posté par goalexandre le 9 février 2011

 

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Le discours d’Helsinki de Ségolène Royal sur « l’UE après la crise » hier, un franc succès selon la Fondation Kalevi Sorsa (PHOTOS, ARTICLE de la Fondation, texte du discours)

 

 

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Ségolène Royal dédicace « Ma plus belle histoire, C’EST VOUS » en marge du séminaire sur « l’Union européenne après la crise » et de son discours à la Vieille Maison des Etudiants (Fondation Kalevi Sorsa)

Ségolène Royal a hier rendu visite à l’Institut Finlandais du Travail, un organisme de recherche spécialisé dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail et rattaché au Ministère finlandais des affaires sociales et de la santé : ils ont réussi, grâce à leurs travaux qui ont débouché sur des réformes concrètes, à faire baisser considérablement le taux de chômage des seniors.

Puis elle a participé à une réunion de travail avec SITRA, principal Think Tank finlandais, créé en 1967 à l’initiative du Parlement, dont la mission est de réfléchir et de trouver des solutions pour la modernisation du pays, en protégeant l’Etat-providence et l’innovation technologique, sociale et sociétale.

Enfin, pour terminer cette visite de travail en Finlande, Ségolène Royal a prononcé un discours dans le cadre d’un séminaire consacré à  « l’Union européenne après la crise », organisé par la Fondation Kalevi Sorsa et le Parti social-démocrate de Finlande (SDP) à la Vieille Maison des Etudiants, un centre culturel créé par l’union des étudiants mais ouvert à tous au rôle historique, Vanha, « la Vieille », qui a la réputation d’être une plateforme de tout ce que la société finnoise produit de neuf et d’expérimental.

Le séminaire était dirigé par la candidate à la députation Jesca Muyingo, finno-ougandaise, qui a travaillé à la télévision publique nationale (YLE), après des études à Helsinki, à Londres, à l’université John Hopkins et à Harvard, a travaillé pour les agence des Nations Unies, pour la rédaction de la BBC et pour le groupe Crédit Suisse.

La Fondation Kalevi Sorsa porte le nom d’un Premier ministre social-démocrate par quatre fois en poste au cours de la période qui va de 1972 à 1987, et qui a fortement marqué ces quinze ans de l’essor finlandais sous la houlette du SDP. Kalevi Sorsa a terminé sa carrière politique en présidant le Parlement monocaméral, l’Eduskunta, en 1989-1990. Il est mort le 16 janvier 2004 à Helsinki, 5 jours avant son 74ème anniversaire. La Fondation a été fondée l’année suivante.

Frédérick Moulin

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Kalevi Sorsa

 

Kalevi Sorsa Säätiö / Fondation Kalevi Sorsa

Ségolène Royal s’est exprimée sur l’Union européenne après la crise après un séminaire à l’Ancienne Maison des Etudiants.

La candidate du Parti socialiste français à la présidentielle de 2007 a été la principale intervenante après un séminaire portant sur « l’Union européenne après la crise » organisée par la Fondation Kalevi Sorsa en collaboration avec le Parti social-démocrate. L’événement a eu lieu à la Vieille Maison des Etudiants mardi 8 février. Le séminaire, qui a traité de l’avenir de la construction européenne après la crise économique, s’est avérée si populaire qu’une grande partie du public a dû se contenter de rester debout. Des journalistes finlandais étaient présents, mais il y avait aussi des journalistes français, comme par exemple ceux du journal Le Monde.

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La salle où Ségolène Royal prononçait son discours était pleine, et une partie du public était debout (Fondation Kalevi Sorsa)

Au cours de ce séminaire, outre Madame Royal, se sont exprimés le député Erkki Tuomioja [ministre des Affaires étrangères SDP du premier gouvernement du Premier ministre du Parti du Centre Matti Vanhanen de 2003 à 2007, et candidat malchanceux de Jutta Urpilainen à la tête du SDP en 2008], Mikko Mäenpää, président de la STTK [président de la Confédération finlandaise des salariés, que Ségolène Royal avait rencontré la veille], et Matti Niemi, président des Jeunes Européens Fédéralistes [JEF-Finlande, dont Jutta Urpilainen fut aussi présidente en 2001]. Le séminaire a été mené par la candidate SDP à la députation Jesca Muyingo.

Ségolène Royal, invitée par la Fondation Kalevi Sorsa et le Parti social-démocrate, a effectué un déplacement en Finlande du 6 au 8 février.

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Intervention de Ségolène Royal – Helsinki – mardi 8 février 2011

Aujourd’hui, c’est un regard lucide que l’Europe doit porter sur elle-même.

Trois vérités et trois propositions

1/ Première vérité, l’Europe surendettée est aujourd’hui étranglée par les spéculateurs qu’elle a nourris.

L’ironie tragique de cette histoire, c’est que nous avons laissé prospérer les oiseaux de malheur qui planent désormais au-dessus de l’Europe. Voyez-les bien : ils ne se contentent pas d’attendre l’effondrement qu’ils prédisent ; ils cherchent à le provoquer. Ils étaient hier au dessus de la Grèce ou l’Irlande ; ils sont aujourd’hui à l’affût des faiblesses espagnoles ou portugaises. Et demain ?

Ces spéculateurs-vautours, nos pays les ont nourris et engraissés.

Cela ne date pas d’hier, mais de longtemps.

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Ségolène Royal pendant son discours à la Vieille Maison des Etudiants à Helsinki mardi 8 février 2011 (Fondation Kalevi Sorsa)

Premièrement, la source de notre endettement abyssal réside dans les baisses d’impôts massives dont ont profité les plus riches, ceux-là même qui demandent à leur banque ou à leur gestionnaire de fortune d’obtenir les rendements les plus élevés pour leurs placements financiers. Le hold up s’est fait au nom d’une vertu appelée compétitivité, mantra dissimulant dumping fiscal, moins-disant social, alignement par le bas.

Bouclier fiscal, fiscalité avantageuse sur le patrimoine, les filiales, les sièges sociaux ou les revenus de l’épargne, abattements, niches, déductions et crédits d’impôts en tout genre : le budget de nos Etats a été grevé par ceux, grandes entreprises et particuliers fortunés, qui ont été les bénéficiaires de toutes les largesses et de tous les cadeaux. Ceux qui ont fait leur beurre sur la compétition de tous contre tous au sein de l’Union. Les profiteurs d’une guerre économique qu’ils ont orchestrée.

Deuxièmement, la dette publique vient des banques et des fonds spéculatifs que les citoyens ont renfloués par leurs impôts via les Etats, au bord du gouffre, et qui se retournent contre les Etats en leur reprochant leur endettement. Aucune reconnaissance du ventre. Juste le dérèglement irrationnel de leur voracité.

Hausse des primes de risques, chantage au « triple A » de la part d’agences de notation vendues aux banques, spéculation à la baisse… L’irrationalité confine à la folie du système lorsque les spéculateurs qui s’alarment de l’endettement et exigent la rigueur sanctionnent les Etats qui obéissent à leurs oukases et voient leurs perspectives de croissance dramatiquement diminuées.

Il y a un vieux proverbe dans lequel un serpent susurre : « si tu bouges, je te mords, si tu ne bouges pas je te mords aussi ». « Si tu ne mets pas en place une politique de rigueur, je te mords, et si tu appliques la rigueur, je te mords aussi » ! Voilà où nous en sommes et c’est pourquoi l’Europe sociale doit se faire par un pouvoir politique qui décide au nom des peuples et pas contre eux.


2/ Deuxième vérité, c’est la Chine qui nous prête de l’argent et finance nos économies.

Nous rêvons d’une Europe indépendante, forte, qui parle d’égal à égal avec les puissances du monde. Nous rêvons d’un monde multipolaire, où les puissances s’équilibrent.

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Un public nombreux écoutait attentivement Ségolène Royal pendant son discours sur « l’Union européenne après la crise » (Fondation Kalevi Sorsa)

Nous découvrons une Europe mise à genou par le chantage des spéculateurs et achetée par les grands pays émergents. Ces derniers, au moins, ont compris ce que la bêtise des marchés à occulté : qu’il est rentable de détenir des actifs grecs, portugais ou espagnol, parce qu’il s’agit d’Etats, parce que les difficultés auxquelles ils font face n’effaceront pas cette évidence : qu’ils survivront et qu’ils retrouveront bientôt le chemin de la croissance.

Mais voilà des pays européens qui s’exposent à vivre entre les mains de puissances non européennes. A leur merci.

Nous devons retrouver une politique d’indépendance européenne, qui ne soit pas le rêve illusoire de la forteresse isolée, mais qui ne soit pas non plus la naïveté de l’ouverture à tous les vents.

3/ Troisième vérité, l’Europe paie en matière économique son désarmement politique et intellectuel.

L’Europe s’est affaiblie en endossant de la manière la plus radicale les dogmes les plus obtus. Elle a théorisé son propre effacement politique derrière l’application indifférenciée, non circonstanciée et mécanique de règles juridiques : règles de la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux ; clause de non renflouement des Etats endettés et de non achat par la banque centrale européenne des dettes souveraines ; définition rigide et artificielle de la convergence budgétaire avec le pacte de stabilité.

Elle a refusé pendant trop longtemps la faculté de discernement qu’exige la juste compréhension des circonstances, le pragmatisme qu’appelle la réflexion authentique et la force d’adaptation que demande l’action au service de tous.

Certains font de l’euro le responsable de nos maux. Mais l’euro n’est pas le problème en lui-même. Et à la question : « est-il économiquement raisonnable d’envisager aujourd’hui un retour aux monnaies nationales comme le proclament les partis populistes ? » je réponds catégoriquement « non ». L’effondrement économique et social serait violent.

Non, le problème aujourd’hui n’est pas l’euro, qui nous protège dans la limite de ses possibilités. Le problème, c’est que cette harmonisation radicale que fut la fusion de nos monnaies ne s’est accompagnée d’aucune harmonisation économique et fiscale.

Avec l’euro, nous aurions dû inventer une nouvelle économie de droits et de devoirs. Les marges de manœuvre que les Etats perdaient au niveau national, ils auraient dû les retrouver au niveau européen, au travers d’un budget jouant sa fonction de stabilisation macro-économique en cas de crise, de redistribution et de financement des grandes politiques structurantes, de stratégies d’investissement dans les filières du futur.

Cela n’a pas été le cas.

 

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Ségolène Royal est présentée à la salle par la candidate SDP à la députation Jesca Muyingo (Fondation Kalevi Sorsa)

 

Chers amis

Sur le grand échiquier mondial, l’Europe demeure, envers et contre tout, une pièce maîtresse. Elle n’est pas un continent musée, sans autre avenir que la mémoire de son passé. Elle est la première puissance commerciale mondiale, un espace de 500 millions de personnes dont le rayonnement attire des femmes et des hommes, des investissements du monde entier.

Notre flamme brûle toujours.

A nous de l’entretenir.

Je n’ignore pas les divisions qui existent. Les réticences de certains pays à avancer sur la voie d’une plus grande intégration et d’une plus grande solidarité, notamment financière.

Je n’ignore pas les défis, les forces de frottement, les résistances : crainte d’une dépossession et d’une fragilisation des Etats au profit de la Commission et du Parlement européen ; soupçon d’entretenir en augmentant le budget de l’Union un tonneau des danaïdes sans fin ; postérité de la phrase de Margaret Thatcher : « I want my money back ».

Je n’oublie pas les discussions infinies qui ont été nécessaires pour accoucher du nouveau fonds de gestion des crises, dont il est à craindre qu’il ne résoudra pas grand-chose. Je n’oublie pas le refus obstiné de certains Etats membres de créer un système d’euro-obligation, qui aurait permis à tous les pays d’emprunter à des taux plus faibles.

Mais enfin, ces difficultés ont toujours existé et je voudrais malgré tout cela tenir un message optimiste et vous faire trois propositions :

1) Retrouvons une vision

Ne commettons pas l’erreur de penser qu’elles sont plus fortes aujourd’hui qu’hier. La seule différence, c’est que nos responsables politiques avaient sans doute par le passé cette conviction profonde, cette vision, cette volonté qui leur donnait la force d’avancer et de surmonter les obstacles. L’Europe n’était pas un sujet comme un autre, détourné à des fins de politique intérieure – pensez à l’épisode infâmant des Roms.


C’est avec cet esprit des pionniers que nous devons renouer.

2) Les Etats-Unis d’Europe à construire

Et c’est pourquoi, je le redis ici comme je l’ai dit à Athènes, à Paris et chaque fois que je parle d’Europe, notre nouvelle frontière, c’est la création d’Etats-Unis d’Europe.

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Matti Niemi, président des Jeunes Européens Fédéralistes (JEF-Finlande) (Fondation Kalevi Sorsa)

En disant cela, je refuse d’entrer dans un débat institutionnel stérile, oscillant entre confédération et fédération. L’Europe est toute entière dans une tension créatrice entre l’intégration supranationale et la logique des Etats. L’une ne s’oppose pas à l’autre.

Les Etats-Unis d’Europe, c’est une fédération d’Etats Nations, comme le disais parfaitement Jacques Delors.

Les Etats-Unis d’Europe, c’est d’abord un objectif politique, traduit dans des politiques concrètes, au premier rang desquelles un pacte de sécurité et d’innovation économique puissant parce que volontaire, social et écologique.

La monnaie unique appelle une convergence nécessaire des taux d’inflation, des déficits et de l’endettement. Il n’est pas question de renoncer à un pacte de stabilité commun. C’est un souci de justice, pour éviter que certains pays ne mènent des politiques insoutenables et n’en fassent payer le prix aux autres. L’exigence allemande est de ce point de vue parfaitement légitime. Je la soutiens.

Mais il est temps d’aller au-delà.

Mission impossible ? Nullement.

3) Une politique économique et sociale pour l’Union européenne est possible

L’œuvre de titan accomplie avec la création d’une monnaie européenne, pourquoi serait-il impossible de l’accomplir pour refonder la politique économique et sociale de l’Union ?

Taxation des mouvements de capitaux spéculatifs ; renouvellement du mandat de la Banque centrale européenne, qui prenne acte de sa crédibilité désormais bien installée pour élargir son périmètre d’intervention ; agence de notation européenne pour la notation des Etats ; nouvelles règles de supervision des banques et des fonds spéculatifs…

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Un public attentif écoute la fin du discours de Ségolène Royal à la Vieille Maison des Etudiants à Helsinki mardi 8 février 2011 (Fondation Kalevi Sorsa)

Pourquoi ce que nous avons pu accomplir par le passé, ne pourrions-nous pas l’accomplir demain ?

Ce que j’entends mettre au service de l’Europe, ce ne sont pas des mots. C’est l’énergie chaque jour renouvelée d’une conviction.

C’est une ardeur inlassable pour convaincre, car notre avenir est là. Notre espérance aussi, par delà les doutes, les suspicions, les déceptions. Notre génération doit cela aux nouvelles générations, nous qui avons reçu de la génération de l’après guerre : la paix, la prospérité, l’Europe avec son modèle social.

Alors ouvrons la voie et avançons avec courage en faisant l’Europe avec les peuples et non pas contre eux.


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Ségolène Royal en Finlande : le bien être au travail et l’innovation , parmi les moteurs de l’efficacité économique‏

Posté par goalexandre le 8 février 2011

Lettre d'information de Ségolène Royal

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Chers amis de Désirs d’Avenir,

Lors d’une réunion de travail avec les responsables de l’Institut Finlandais du Travail, un organisme de recherche spécialisé dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail et rattaché au Ministère des affaires sociales et de la santé,  j’ai eu ici la confirmation de l’efficacité des propositions que je fais depuis plusieurs années, à savoir l’importance du bien être au travail. Je l’avais dit lors de la réforme des retraites . C’est appliqué ici depuis plusieurs années.

Lors de leur démonstration passionnante sur les réformes menées ici, ces spécialistes des conditions physiques et psychologiques au travail résument leur engagement avec cette phrase «  le bien-être crée la productivité ». Leurs objectifs sont multiples : créer des communautés de travail innovantes, garantir à chaque citoyen la sécurité, la santé, le bien-être au travail , apporter des solutions en vue d’une participation croissante à la vie active et contrôler les nouveaux risques liés au travail.

Ils ont réussi, grâce à leurs travaux qui ont débouché sur des réformes concrètes, à faire baisser considérablement le taux de chômage des seniors. En 10 ans, le taux d’emploi des 55-64 ans est passé de 35% à 56% ( il est aujourd’hui en France de 39%). Et le gain en résultant pour les entreprises qui font des « aménagements » peut atteindre 20% du bénéfice (qui est ici réparti entre les salariés et l’entreprise).

Par la suite, la délégation a tenu une réunion de travail avec SITRA, principal Think Tank finlandais, créé en 1967 à l’initiative du Parlement, dont la mission est de réfléchir et de trouver des solutions pour la modernisation du pays, en protégeant l’Etat-providence et l’innovation technologique, sociale et sociétale. Après avoir contribué à la construction de l’Etat-providence dans les années 70 et 80, SITRA s’est fixé dans le contexte nouveau de mondialisation, de vieillissement de la population et de crise écologique, un nouvel objectif : trouver les clefs du bien-être pour les Finlandais et de la vitalité économique du pays en protégeant l’Etat-providence.

Pour ce faire, SITRA qui est indépendant du Gouvernement, définit des projets de recherche qu’elle confie à des spécialistes du monde entier. Les résultats sont ensuite mis à la disposition du grand public et des décideurs qui peuvent en débattre et amener le Parlement à adopter de nouvelles législations.

Cette manière d’alimenter le débat public pour faire évoluer positivement la société, correspond à la vision que j’ai d’une démocratie ouverte et transparente dans les grands choix qu’elle a à faire. C’est cette manière de faire de la politique que je mets en œuvre dans mes responsabilités, notamment à la tête de la Région Poitou-Charentes, au travers de la démocratie participative et de la priorité donnée au bien-être, au bien-vivre et à l’innovation. L’exemple finlandais nous engage à poursuivre et amplifier cette action.

Pour terminer cette visite de travail en Finlande, j’ai prononcé un discours dans le cadre d’un séminaire consacré à : « l’Union européenne après la crise », au cours duquel j’ai rappelé trois vérités  sur l’Europe :

-L’Europe surendettée est aujourd’hui étranglée par les spéculateurs qu’elle a nourris.

-C’est la Chine qui nous prête de l’argent et finance nos économies, et cette situation est dangereuse

-L’Europe paie en matière économique son désarmement politique et intellectuel

J’ai également fait trois propositions :

-Retrouver l’esprit des pionniers en portant une vision pour l’Europe

-Construire les Etats Unis d’Europe

-Mettre en place une politique économique et sociale pour l’Union Européenne


J’ai conclu en indiquant que « ce que j’entends mettre au service de l’Europe, ce ne sont pas des mots. C’est l’énergie chaque jour renouvelée d’une conviction.
C’est une ardeur inlassable pour convaincre, car notre avenir est là. Notre espérance aussi, par delà les doutes, les suspicions, les déceptions. Notre génération doit cela aux nouvelles générations, nous qui avons reçu de la génération de l’après guerre : la paix, la prospérité, l’Europe avec son modèle social.
Alors ouvrons la voie et avançons avec courage en faisant l’Europe avec les peuples et non pas contre eux. »

Ségolène Royal




 

Intervention de Ségolène ROYAL – Helsinki – Mardi 8 fevrier 2011

Aujourd’hui, c’est un regard lucide que l’Europe doit porter sur elle-même.

Trois vérités et trois propositions

1/ Première vérité, l’Europe surendettée est aujourd’hui étranglée par les spéculateurs qu’elle a nourris.
L’ironie tragique de cette histoire, c’est que nous avons laissé prospérer les oiseaux de malheur qui planent désormais au-dessus de l’Europe. Voyez-les bien : ils ne se contentent pas d’attendre l’effondrement qu’ils prédisent ; ils cherchent à le provoquer. Ils étaient hier au dessus de la Grèce ou l’Irlande ; ils sont aujourd’hui à l’affût des faiblesses espagnoles ou portugaises. Et demain ?
Ces spéculateurs-vautours, nos pays les ont nourris et engraissés.
Cela ne date pas d’hier, mais de longtemps.
Premièrement, la source de notre endettement abyssal réside dans les baisses d’impôts massives dont ont profité les plus riches, ceux-là même qui demandent à leur banque ou à leur gestionnaire de fortune d’obtenir les rendements les plus élevés pour leurs placements financiers. Le hold up s’est fait au nom d’une vertu appelée compétitivité, mantra dissimulant dumping fiscal, moins-disant social, alignement par le bas.
Bouclier fiscal, fiscalité avantageuse sur le patrimoine, les filiales, les sièges sociaux ou les revenus de l’épargne, abattements, niches, déductions et crédits d’impôts en tout genre : le budget de nos Etats a été grevé par ceux, grandes entreprises et particuliers fortunés, qui ont été les bénéficiaires de toutes les largesses et de tous les cadeaux. Ceux qui ont fait leur beurre sur la compétition de tous contre tous au sein de l’Union. Les profiteurs d’une guerre économique qu’ils ont orchestrée.
Deuxièmement, la dette publique vient des banques et des fonds spéculatifs que les citoyens ont renfloués par leurs impôts via les Etats , au bord du gouffre, et qui se retournent contre les Etats en leur reprochant leur endettement. Aucune reconnaissance du ventre. Juste le dérèglement irrationnel de leur voracité.
Hausse des primes de risques, chantage au « triple A » de la part d’agences de notation vendues aux banques, spéculation à la baisse… L’irrationalité confine à la folie du système lorsque les spéculateurs qui s’alarment de l’endettement et exigent la rigueur sanctionnent les Etats qui obéissent à leurs oukases et voient leur perspective de croissance dramatiquement diminuées.
Il y a un vieux proverbe dans lequel un serpent susurre : « si tu bouges, je te mords, si tu ne bouges pas je te mords aussi ». « Si tu ne mets pas en place une politique de rigueur, je te mords, et si tu appliques la rigueur, je te mords aussi » ! Voilà où nous en sommes et c’est pourquoi l’Europe sociale doit se faire par un pouvoir politique qui décide au nom des peuples et pas contre eux.

2/ Deuxième vérité, c’est la Chine qui nous prête de l’argent et finance nos économies.
Nous rêvons d’une Europe indépendante, forte, qui parle d’égal à égal avec les puissances du monde. Nous rêvons d’un monde multipolaire, où les puissances s’équilibrent.
Nous découvrons une Europe mise à genou par le chantage des spéculateurs et achetée par les grands pays émergents. Ces derniers, au moins, ont compris ce que la bêtise des marchés à occulté : qu’il est rentable de détenir des actifs grecs, portugais ou espagnol, parce qu’il s’agit d’Etats, parce que les difficultés auxquelles ils font face n’effaceront pas cette évidence : qu’ils survivront et qu’ils retrouveront bientôt le chemin de la croissance.

Mais voilà des pays européens qui s’exposent à vivre entre les mains de puissances non européennes. A leur merci.
Nous devons retrouver une politique d’indépendance européenne, qui ne soit pas le rêve illusoire de la forteresse isolée, mais qui ne soit pas non plus la naïveté de l’ouverture à tous les vents.

3/ Troisième vérité, l’Europe paie en matière économique son désarmement politique et intellectuel.
L’Europe s’est affaiblie en endossant de la manière la plus radicale les dogmes les plus obtus. Elle a théorisé son propre effacement politique derrière l’application indifférenciée, non circonstanciée et mécanique de règles juridiques : règles de la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux ; clause de non renflouement des Etats endettés et de non achat par la banque centrale européenne des dettes souveraines ; définition rigide et artificielle de la convergence budgétaire avec le pacte de stabilité.
Elle a refusé pendant trop longtemps la faculté de discernement qu’exige la juste compréhension des circonstances, le pragmatisme qu’appelle la réflexion authentique et la force d’adaptation que demande l’action au service de tous.
Certains font de l’euro le responsable de nos maux. Mais l’euro n’est pas le problème en lui-même. Et à la question : « est-il économiquement raisonnable d’envisager aujourd’hui un retour aux monnaies nationales comme le proclament les partis populistes ? » je réponds catégoriquement « non ». L’effondrement économique et social serait violent.
Non, le problème aujourd’hui n’est pas l’euro, qui nous protège dans la limite de ses possibilités. Le problème, c’est que cette harmonisation radicale que fut la fusion de nos monnaies ne s’est accompagnée d’aucune harmonisation économique et fiscale.
Avec l’euro, nous aurions dû inventer une nouvelle économie de droits et de devoirs. Les marges de manœuvre que les Etats perdaient au niveau national, ils auraient dû les retrouver au niveau européen, au travers d’un budget jouant sa fonction de stabilisation macro-économique en cas de crise, de redistribution et de financement des grandes politiques structurantes, de stratégies d’investissement dans les filières du futur.
Cela n’a pas été le cas.

Chers amis

Sur le grand échiquier mondial, l’Europe demeure, envers et contre tout, une pièce maîtresse. Elle n’est pas un continent musée, sans autre avenir que la mémoire de son passé. Elle est la première puissance commerciale mondiale, un espace de 500 millions de personnes dont le rayonnement attire des femmes et des hommes, des investissements du monde entier.
Notre flamme brûle toujours.
A nous de l’entretenir.
Je n’ignore pas les divisions qui existent. Les réticences de certains pays à avancer sur la voie d’une plus grande intégration et d’une plus grande solidarité, notamment financière.
Je n’ignore pas les défis, les forces de frottement, les résistances : crainte d’une dépossession et d’une fragilisation des Etats au profit de la Commission et du Parlement européen ; soupçon d’entretenir en augmentant le budget de l’Union un tonneau des danaïdes sans fin ; postérité de la phrase de Margaret Thatcher : « I want my money back ».
Je n’oublie pas les discussions infinies qui ont été nécessaires pour accoucher du nouveau fonds de gestion des crises, dont il est à craindre qu’il ne résoudra pas grand-chose. Je n’oublie pas le refus obstiné de certains Etats membres de créer un système d’euro-obligation, qui aurait permis à tous les pays d’emprunter à des taux plus faibles.
Mais enfin, ces difficultés ont toujours existé et je voudrais malgré tout cela tenir un message optimiste et vous faire trois propositions :

1) Retrouvons une vision
Ne commettons pas l’erreur de penser qu’elles sont plus fortes aujourd’hui qu’hier. La seule différence, c’est que nos responsables politiques avaient sans doute par le passé cette conviction profonde, cette vision, cette volonté qui leur donnait la force d’avancer et de surmonter les obstacles. L’Europe n’était pas un sujet comme un autre, détourné à des fins de politique intérieure – pensez à l’épisode infâmant des Roms.
C’est avec cet esprit des pionniers que nous devons renouer.

2) Les Etats-Unis d’Europe à construire
Et c’est pourquoi, je le redis ici comme je l’ai dit à Athènes, à Paris et chaque fois que je parle d’Europe, notre nouvelle frontière, c’est la création d’Etats-Unis d’Europe.
En disant cela, je refuse d’entrer dans un débat institutionnel stérile, oscillant entre confédération et fédération. L’Europe est toute entière dans une tension créatrice entre l’intégration supranationale et la logique des Etats. L’une ne s’oppose pas à l’autre.
Les Etats-Unis d’Europe, c’est une fédération d’Etats Nations, comme le disais parfaitement Jacques Delors.
Les Etats-Unis d’Europe, c’est d’abord un objectif politique, traduit dans des politiques concrètes, au premier rang desquelles un pacte de sécurité et d’innovation économique puissant parce que volontaire, social et écologique.
La monnaie unique appelle une convergence nécessaire des taux d’inflation, des déficits et de l’endettement. Il n’est pas question de renoncer à un pacte de stabilité commun. C’est un souci de justice, pour éviter que certains pays ne mènent des politiques insoutenables et n’en fassent payer le prix aux autres. L’exigence allemande est de ce point de vue parfaitement légitime. Je la soutiens.

Mais il est temps d’aller au-delà.

Mission impossible ? Nullement.

3) Une politique économique et sociale pour l’Union européenne est possible
L’œuvre de titan accomplie avec la création d’une monnaie européenne, pourquoi serait-il impossible de l’accomplir pour refonder la politique économique et sociale de l’Union ?
Taxation des mouvements de capitaux spéculatifs ; renouvellement du mandat de la Banque centrale européenne, qui prenne acte de sa crédibilité désormais bien installée pour élargir son périmètre d’intervention ; agence de notation européenne pour la notation des Etats ; nouvelles règles de supervision des banques et des fonds spéculatifs…
Pourquoi ce que nous avons pu accomplir par le passé, ne pourrions-nous pas l’accomplir demain ?
Ce que j’entends mettre au service de l’Europe, ce ne sont pas des mots. C’est l’énergie chaque jour renouvelée d’une conviction.

C’est une ardeur inlassable pour convaincre, car notre avenir est là. Notre espérance aussi, par delà les doutes, les suspicions, les déceptions. Notre génération doit cela aux nouvelles générations, nous qui avons reçu de la génération de l’après guerre : la paix, la prospérité, l’Europe avec son modèle social.

Alors ouvrons la voie et avançons avec courage en faisant l’Europe avec les peuples et non pas contre eux.


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Ségolène Royal en Finlande : Préserver et renforcer l’Etat-Providence‏

Posté par goalexandre le 7 février 2011

Lettre d'information de Ségolène Royal

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Chers amis,


Après un dîner hier soir avec la Présidente de République, Tarja Halonen, dans un climat très studieux et fraternel, j’ai rencontré ce matin la Présidente du Parti Social Démocrate, Jutta Urpelainen, et nous avons ensemble répondu aux interrogations de la presse finlandaise, concernant notamment la montée des populismes en Europe. J’ai rappelé à cette occasion que le seul moyen d’enrayer le populisme est de tenir les promesses faites lors des campagnes électorales.


Nos amis sociaux démocrates finlandais axeront leur campagne sur le maintien et le renforcement de l’Etat Providence, en le modernisant, alors que les conservateurs actuellement au pouvoir sont en train de l’affaiblir et de détricoter peu à peu ce qui fait la réussite du modèle finlandais depuis tant d’années : un pragmatisme au service de la solidarité et de la justice sociale, au travers de services publics forts, et particulièrement l’Education.


Je me suis d’ailleurs ensuite rendue dans une école primaire d’un quartier populaire d’Helsinki, en compagnie de Tuula Haatainen, ancienne ministre de l’Education et actuelle adjointe au maire d’Helsinki. Au cours d’une réunion de travail, les professeurs et la direction de l’école nous ont présenté les caractéristiques du système scolaire finlandais qui en font l’un des meilleurs du monde.


Je dirais que tout tient dans cette définition donnée par les éducateurs eux mêmes « l’enseignement dans un environnement positif et sécurisé où chaque élève est considéré et respecté ».


En Finlande, pas de notes jusqu’à l’âge de 15 ans. Les élèves qui entrent dans la vie scolaire à l’âge de 7 ans (après les années de maternelles) sont évalués régulièrement par leurs professeurs, d’abord oralement, ensuite par écrit, mais sans que cela donne lieu à classement. C’est en réalité la classe et les professeurs qui s’adaptent à chaque élève et non l’inverse. Les programmes sont définis nationalement mais leur mise en œuvre et l’organisation sont soumises à libre appréciation et à la responsabilité des équipes.


Les classes comptent en moyenne 18 élèves et pour les enfants issus de l’immigration, des classes spéciales leur permettent pendant un an d’apprendre le finlandais avant de rejoindre le cursus normal.


Le taux de réussite scolaire est très important. 75% des élèves accèdent à l’enseignement supérieur. Et une année transitoire est offerte à ceux qui ne sont pas encore au niveau.


C’est l’une des raisons principale de la compétitivité de l’économie finlandaise.


L’autre raison touche la démocratie sociale.


Au cours d’un déjeuner de travail avec le responsable de l’un des principaux syndicats, le STTK (plus de 600 000 adhérents), Mikko Maenpaa,

nous avons évoqué le syndicalisme de masse en Finlande (plus de 75% des salariés sont syndiqués contre 8% en France) ce qui permet de créer un rapport de force dans un esprit de responsabilité et de parvenir à ce que les Finlandais appellent « la société de consensus » et

 

une gestion tripartite entre les salariés, au travers des centrales syndicales, les employeurs et l’Etat.


Tous les accords signés (conventions collectives) sont applicables obligatoirement à tous les salariés du pays.


J’ajoute également qu’ici, il y a une totale transparence sur les salaires des dirigeants des entreprises.


Mais le système est amené à évoluer du fait de la mondialisation. Comme le dit Mr Maenpaa, « nous devons trouver un nouveau chemin ».


De ce point vue là, les élections législatives constituent un enjeu crucial : le risque est l’effondrement du système tripartite si les sociaux démocrates ne remportent pas les élections.


Demain, je poursuivrai avec des visites d’entreprises et j’aurai l’occasion de reparler de l’emploi des séniors.


Amicalement

 


Ségolène Royal

 

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Segolene en seine saint denis

Posté par goalexandre le 5 février 2011

Segolene en seine saint denis dans conseil municipal

Invitée jeudi à Sevran et à Clichy-sous-bois par Claude Bartolone, député (PS) et président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, Ségolène Royal, candidate aux primaires du PS, s’est exprimée sur la polémique autour des vacances tunisiennes de Michèle Alliot-Marie. Elle estime que le problème dépasse le cas de la seule ministre des Affaires étrangères : « C’est l’ensemble du gouvernement qui n’est pas à la hauteur de la diplomatie française. La voix de la France n’est plus crédible », a lancé la présidente de la région Poitou-Charente.cliquez sur le lien

[gv data= »http://www.dailymotion.com/swf/
S. Royal, la voix de la France n’est plus crédible
envoyé par DAGrandLyon. – L’info video en direct.« ][/gv]

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SEGOLENE ROYAL – VIDEOS UPP PARIS THEATRE DEJAZET CRISE DE L’EURO CRISE DE L’EUROPE #1 (24 janvier 2011)

Posté par goalexandre le 26 janvier 2011

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Rencontre UPP – Crise de l’Euro – Crise de l’Europe
- avec Ségolène Royal (Présidente région Poitou Charentes)
- animation Jean-Louis Bianco (député et Président du Conseil général Alpes de Haute-Provence)
- Hubert Kempf (économiste)
- Jacques Attali (économiste)
- Philippe Aghion (économiste)
- Susan George (association Attac)
- rencontre UPP au Théâtre Dejazet Paris 3e (24 janvier 2011)
- organisation Désirs d’Avenir
+ infos
( http://www.desirsdavenir.org/ )
( http://www.poitou-charentes.fr/ )
( http://www.jean-louis-bianco.com/ )
( http://www.parisschoolofeconomics.eu/… )
( http://www.attali.com/)
( http://www.parisschoolofeconomics.eu/… )
( http://www.tni.org/users/susan-george )
( http://www.france.attac.org/spip.php?… )
( http://www.dejazet.com/ )
( http://www.gosego.com/ )
( http://www.mariepanic.tv/ )

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FRANCE NOUS AVONS UNE FEMME POLITIQUE EXCEPTIONNELLE SEGOLENE ROYAL DEFENDONS LA ENVERS ET CONTRE TOUT

Posté par goalexandre le 15 janvier 2011

http://www.dailymotion.com/video/xgk7at

n636368679121029segolene.jpg
 

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la politique par la preuve possible en region alors nationalement aussi

Posté par goalexandre le 15 janvier 2011

http://www.dailymotion.com/video/xgk6c6]

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S. Royal : Voeux pour l’année 2011

Posté par goalexandre le 31 décembre 2010

http://www.dailymotion.com/video/xgcw9z
6c25ef7d72bf1f6e508a84d2be5ea230.jpg

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