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RETRAITE: 7 SEPTEMBRE, EXIGER LE RETRAIT DU TEXTE GOUVERNEMENTAL

  • RETRAITE: 7 SEPTEMBRE, EXIGER LE RETRAIT DU TEXTE GOUVERNEMENTAL
  • FORCE OUVRIERE réaffirme qu’elle participera pleinement aux actions et manifestations du 7 septembre sur l’ensemble du territoire sur la base de l’exigence de retrait ou d’abandon du texte gouvernemental.

    Elle regrette que cette revendication n’ait pas été retenue par les autres organisations syndicales car elle a le mérite de la clarté.

    Quand un texte ne convient pas et que le gouvernement ne veut pas le modifier sur l’essentiel (passage de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans) il faut abandonner ce texte pour construire une autre réforme respectueuse des besoins sociaux pour les générations actuelles et à venir.

    Fidèle à ce qu’elle explique depuis plusieurs semaines, FORCE OUVRIERE continuera à militer en ce sens, y compris dans les manifestations et grèves du 7 septembre 2010 et appelle les salariés à soutenir cette revendication.

    RETRAIT DU PLAN GOUVERNEMENTAL: TOUTES LES GÉNÉRATIONS SONT CONCERNÉES
    Stéphanie a 20 ans. Après un bac professionnel de secrétariat, elle décide de préparer un BTS Assurances en contrat d’apprentissage en liaison avec le CFA de l’assurance, au sein d’un grand groupe d’assurances.

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    → Le Journal des Employés et Cadres n°25
    Contrairement aux jeunes qui préparent leur BTS en formation initiale, en alternance, elle n’a cours qu’à mi-temps puisqu’elle doit travailler une semaine sur deux au sein de l’entreprise.

    Reçoit-elle une réelle formation en entreprise ? Non ! Elle a été affectée, il y a deux ans, au service qui gère les contrats d’assurance emprunteur.

    C’est une activité d’assurance qui est très spécifique et ne permet pas d’avoir une vision globale des grands principes de l’assurance, ni de la variété de ses applications. Et aujourd’hui, deux ans après, elle est toujours au même poste, effectuant les mêmes tâches répétitives.

    Elle n’a donc pratiquement rien appris en deux ans. Les tuteurs successifs, malgré leur bonne volonté, n’ont pas de soutien de la part de la Direction. Ils sont déjà surchargés de travail puisqu’ils sont en sous-effectif.

    Et Stéphanie a été utilisée comme une “ressource” dans ce service, une simple variable d’ajustement dans la gestion des effectifs…

    A la signature de son contrat d’apprentissage il y a deux ans, on lui a promis un CDI si elle obtenait son diplôme. Alors que Stéphanie a été mise dans les pires conditions pour l’obtention de son BTS, à la veille de l’examen, on lui annonce que ce contrat à durée indéterminé si convoité dépendrait non seulement de l’obtention du diplôme mais aussi de l’appréciation du chef de service et surtout du budget attribué au service ; ce dernier critère n’offrant, bien évidemment, aucune garantie quant à son embauche. Bien souvent, on remplace un contrat d’apprentissage par un autre contrat d’apprentissage.

    Dans ce même service, dès qu’il y a un collègue malade ou en congé maternité, tout est désorganisé. L’effectif ne tient pas compte de l’absentéisme habituel. Alors, il y a en permanence plusieurs CDD et, même avec eux, le sous-effectif perdure.

    Sylvain a 23 ans. En CDD, il fait le même travail que Stéphanie ; il a commencé comme intérimaire, il y a deux, ans en remplacement d’un salarié malade. Quand ce dernier a repris le travail, on a proposé à Sylvain un CDD de remplacement, cette fois-ci, pour remplacer une salariée en congé maternité suivi d’un congé thérapeutique.

    Depuis deux ans, comme Stéphanie, il effectue les mêmes tâches. Et depuis des mois, les CDD se succèdent en fonction des arrêts de sa collègue, si bien qu’il ne sait jamais un mois à l’avance si son contrat sera renouvelé et s’il conservera son emploi. Comme Stéphanie, il espère obtenir un contrat à durée indéterminée pour en finir avec cette précarité sans fin…

    Des jeunes en contrat d’apprentissage sans réelle formation en entreprise mais exploités, comme Stéphanie, il y en a des milliers dans le secteur de l’assurance.

    Des CDD successifs, irréguliers, comme c’est le cas pour Sylvain, il y en a des milliers également…

    La Section fédérale fera tout pour que Stéphanie obtienne un CDI sans condition et pour que le contrat à durée déterminée de Sylvain soit requalifié en CDI.

    Force Ouvrière revendique que les sociétés d’assurances s’engagent à proposer un CDI sans condition ni discrimination à tous les jeunes en alternance. Force Ouvrière dénonce les recours abusifs aux CDD et revendique leur requalification en CDI.

    Non seulement, Stéphanie et Sylvain ont commencé leur activité professionnelle dans la précarité comme des millions de jeunes mais avec le plan gouvernemental sur les retraites, ils n’auront probablement aucune chance d’obtenir une retraite avant 65 ans et encore, ce sera une retraite misérable. Ceux qui prônent une réforme et réclament le maintien de la retraite à 60 ans tout en acceptant d’augmenter le nombre d’années de cotisation, soutiennent le plan du gouvernement et vouent les salariés de toutes les générations à des retraites de misère.

    Alors, la seule revendication qui s’impose est celle du retrait pur et simple du projet gouvernemental. Et la seule méthode pour y arriver est la grève interprofessionnelle. Les syndicats FO de l’assurance préparent activement la grève du 7 septembre sur cette orientation.

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