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Merci à Ségolène pour…Magnifique d’avoir fait cette forme de bilan qui  » clou le bec  » à ceux qui ont la mémoire sélective !

Posté par goalexandre le 10 mai 2009

 bonsoir a tous et a toutes

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Magnifique d’avoir fait cette forme de bilan qui  » clou le bec  » à ceux

qui ont la mémoire sélective !

 

Merci à Ségolène pour…

 

Par Lucide Radical le 10/05/2009

1992: Merci Ségolène pour la loi pour le recyclage des déchets. Merci pour la campagne contre le bruit dans les transports et les bâtiments publics.

1997-2000: Merci Ségolène pour l’interdiction des punitions collectives, le zéro de comportement ou encore le bizutage.

Merci pour le développement des ateliers de travail dans les ZEP (zones d’éducation prioritaire). Merci pour les crédits donnés, à l’école, pour des heures de soutien.

Juin 1998: Merci pour la défense des enfants victimes de violence; merci pour la loi de relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu’à la protection des mineurs. Merci pour le numéro SOS Violences. Merci pour la campagne contre les enfants victimes de racket.

Merci pour la revalorisation du rôle des infirmières scolaires. Merci pour la pilule du lendemain dans les lycées.

Merci pour la défense de la famille: merci pour les « entretiens Brancion » où chaque jeudi des sociologues, philosophes ou juristes viennent réfléchir et débattre.

Merci pour ces débats au cours desquels se pense l’élaboration de la réforme de l’accouchement sous X (désormais l’enfant devenu majeur, peut demander, sous certaines conditions, à connaître ses origines).

Merci pour cette exigence de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle: merci pour les 20 000 places de plus dans les crèches et pour le congé paternité.

Merci pour le combat contre la pornographie et la violence sexuelle à la télévision.

Merci pour le développement des aménagements des transports en commun afin de faciliter leur accès aux personnes handicapées.

Merci pour le plan Handiscol. Désormais, il est plus facile de scolariser des enfants handicapés dans des écoles classiques ou adaptées.
~~~~~~~~~~

2004: merci pour votre élection dans une région qui semblait acquise à la droite. (Ségolène Royal met un point d’honneur de ne demander de l’aide extérieure à personne si ce n’est à François Hollande. Elle a même refusé de rencontrer Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn venus dans la région soutenir les candidats socialistes. Elle veut parvenir seule à la victoire.)

Ségolène Royal veut changer le paysage politique jusqu’alors gouverné par des notables et affirme qu’« un élu est là pour servir, pas pour se servir ».

Merci pour votre programme essentiellement centré sur le travail : faciliter l’accès au premier emploi pour les jeunes, résorber le chômage des femmes et des plus de 50 ans, installer de jeunes agriculteurs dans la région. Merci pour les crédits importants pour l’apprentissage et la formation. « Les bourses de la découverte » est donnée aux jeunes qui effectuent des stages à l’étranger dans le cadre de leurs études.

Merci pour la gratuité des livres scolaires…

et d’avoir utilisé la taxe sur les permis de conduire pour financer le permis des jeunes titulaires d’un CAP.

Merci pour la création d’ une charte qui engage les entreprises ayant bénéficier d’aides à ne pas délocaliser ni à licencier. Objectif: développer l’emploi dans sa région et cet accord a permis la création d’emplois. Merci pour les « bourses tremplins » permettant la création d’environ 200 entreprises.

Depuis 2006: merci pour les « forums participatifs » pour réfléchir avec les citoyens du Poitou-Charentes aux solutions à mettre en place.

Toutes ces mesures prises au niveau régional, peuvent être généralisées au niveau national, pour tout le pays, pour toute la France.

2006: merci pour l’espoir qui s’est levé avec les primaires pour la présidentielle de 2007. Merci pour ces débats démocratiques, si absents à droite.

( Le premier débat concerne les propositions économiques et sociales. Ségolène Royal souhaite en outre revenir sur la réforme des 35 heures et montre ainsi son indépendance vis-à-vis du programme socialiste. Le deuxième débat concerne les sujets de société et la conception du pouvoir. Ségolène Royal se distingue encore une fois en montrant l’intérêt de « la démocratie participative ». Selon elle, les citoyens sont les mieux placés pour parler politique et surtout proposer des initiatives et des réformes. En ce qui concerne les jeunes délinquants, elle propose un encadrement militaire dans des camps humanistes. Enfin, elle met un point d’honneur sur « les fondamentaux de la famille : protection, éducation, amour, transmission des interdits » et l’éducation qui « est la base de tout ». Le troisième débat enfin aborde les questions internationales. Ségolène Royal souhaite mettre en oeuvre les « lycées Kyoto » promouvant l’écologie. Il s’agirait de construire des lycées sans utiliser des énergies fossiles dans le but de réduire les gaz à effet de serre. Le premier d’entre eux ouvrira ses portes en septembre 2009 à Poitiers. En ce qui concerne le développement de l’Europe, il s’agit de lutter contre le chômage et de développer la recherche. Elle souhaite mettre en oeuvre une politique qui permettrait le retour des deux cents mille chercheurs partis à l’étranger faute de financements.
source: politique.net)

2007: merci pour cette première historique, qui est d’avoir vu enfin une femme accéder au second tour de l’élection présidentielle.

2008-2009: merci pour ce combat qui continue, votre pugnacité, l’atypisme de votre manière de faire de la politique et qui déroute les « éléphants » de gauche, du centre et de droite.

Merci pour vos voyages et vos réflexions que vous avez partagés avec nous sur les Etats-Unis depuis l’élection de Barack Obama, sur le Forum Social de Bélhem, sur votre présence en Guadeloupe et votre soutien aux travailleurs et à Elie Domota (dont un portrait a été effectué dans le dernier numéro du Nouvel Observateur), pour votre soutien aux salariés d’Heuliez et , plus généralement, à tous les salariés qui subissent les effets d’une crise qui, par ailleurs, semble profitable pour d’autres.

Merci pour ce remarquable discours de Dakar d’avril 2009, et qui rétablit un climat d’apaisement entre le monde occidental et l’Afrique, qui contient un « pardon » historique mais aussi des propositions audacieuses(http://www.lepost.fr/article/2009/05/08/1527923_segolene-royal-a-dakar-l…) .

Merci pour votre engagement dans la croissance verte, pour la création des UPC (Universités populaires et participatives de la connaissance), pour la fête de la Fraternité, pour ce magnifique livre « Femme debout » dans lequel j’ai trouvé une liberté de ton déconcertante, une lucidité à toute épreuve et un humour savoureux .

Et enfin, histoire de prendre mon pied en lisant les commentaires que j’imagine déjà (mais qui de ce fait, peut-être, seront absents, mais peu importe), merci pour ce grand discours que vous avez effectué au Congrès de Reims, ce congrès pourtant pathétique dans son déroulement et son issue… (c’est vrai que vous n’étiez pas très à l’aise au départ, mais quelle force par la suite!)

” Il est grand temps de rallumer les étoiles” Apollinaire.

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La 3000éme aide régionale au permis de conduire

Posté par jeanluke le 15 octobre 2008

chequepermiscond.bmpSégolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes, a remis lundi 13 octobre la 3000e aide régionale au permis de conduire à St Benoît (Vienne)

Mélissa Fraudeau, jeune apprentie coiffeuse au CFA « Campus des métiers » va donc bénéficier de 1 200 euros dans le cadre de cette action mise en place par la Région Poitou-Charentes dès 2005. Objectif : favoriser concrètement l’accès à l’emploi des jeunes, pour que chacun ait un métier
.

Outre l’aide au permis de conduire, la Région a mis en place une série de mesures pour soutenir les familles et les jeunes, notamment les apprentis : fonds social régional, achat du premier équipement professionnel, participation aux frais de restauration, d’hébergement, de transport… 

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QUI EST SEGOLENE ROYAL

Posté par goalexandre le 10 septembre 2008

 

Qui est-elle ? Que fait-elle ?

Issue d’une famille de huit enfants, Ségolène Royal obtient une licence de sciences économiques à Nancy, entre à Sciences Po Paris, puis à l’ENA.
Plus tard, elle passe le concours d’avocat au barreau de Paris.

Ses convictions, ses responsabilités

Ségolène Royal est membre du Parti socialiste depuis 1980.
Pendant six ans, de 1982 à 1988, elle est conseillère technique à l’Elysée, en charge de la jeunesse et des sports puis des affaires sociales.
Depuis 1983, Ségolène Royal a été conseillère municipale à Trouville-sur-Mer puis à Melle et à Niort dans les Deux-Sèvres, conseillère générale de ce département et conseillère régionale de la Région Poitou-Charentes.

 Députée de la 2ème circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988, elle est devenue présidente de la région Poitou-Charentes en mars 2004. Ses responsabilités gouvernementales commencent en 1992 au ministère de l’Environnement. Elle est ensuite ministre déléguée à l’enseignement scolaire, ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance, puis ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées.


Parfois réduit à une campagne contre la pornographie, à une circulaire pour lutter contre la pédophilie et à l’interdiction du bizutage, le bilan ministériel de Ségolène Royal comporte beaucoup d’autres mesures importantes: une vingtaine de lois ou de décrets, tous orientés contre la violence, pour la protection des femmes, des enfants et des handicapés. Sans oublier la création du congé de paternité, celle du livret de paternité, des initiatives internationales en faveur des Droits de l’Homme.

Ses idées, ses actes

En Poitou-Charentes, la majorité dirigée par Ségolène Royal a rapidement transformé ses engagements en mesures concrètes: actions ciblées en faveur de la formation, de l’école primaire à l’enseignement supérieur; gratuité du permis de conduire pour les jeunes titulaires du CAP; Bourses Tremplins pour l’Emploi pour favoriser la création d’entreprises; Emplois Tremplins pour les jeunes; incitation à utiliser les trains régionaux à 1 euro par voyageur; développement des technologies de l’information dans les lycées mais aussi dans les petites communes rurales; contrats de trois ans avec la Région pour les jeunes chercheurs; réhabilitation du Marais poitevin, soutien aux activités agro-alimentaires (élevage, produits maraîchers).

La démocratie participative, concrètement

La démocratie participative est, dans la vision politique de Ségolène Royal, le principal levier d’un renouveau citoyen. Cette pratique novatrice fonctionne avec succès en Poitou-Charentes, première Région à avoir mis en place l’expérience des budgets participatifs dans les lycées. Concrètement, 55 000 lycéens et leurs familles peuvent participer aux décisions sur les investissements à réaliser dans les établissements scolaires pour un montant global de dix millions d’euros.
D’autres forums participatifs fonctionnent de cette manière sur d’autres dossiers comme les éco-industries. Leur principale vertu est que chaque euro dépensé est un euro doublement utile. D’abord parce que la dépense correspond à des priorités définies par les citoyens avec leurs élus. Ensuite parce que la démocratie participative implique des engagements réciproques.

 Les bénéficiaires des aides accordées par la région ont des devoirs envers l’ensemble de la collectivité: les entreprises aidées s’engagent sur l’emploi et sur l’environnement, les étudiants aidés assurent des heures de soutien scolaire, les acteurs culturels aidés interviennent dans les établissements scolaires et dans les quartiers populaires.


La démocratie participative, prônée et pratiquée par Ségolène Royal, produit trois catégories de gagnants: les forces vives aidées, la collectivité, les contribuables qui bénéficient d’une meilleure utilisation de l’argent public.

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TOUTE MA PLACE AU PREMIER RANG

Posté par jeanluke le 14 décembre 2007

segoaveclarose171106.jpg Vous semblez avoir échappé à la dépression post-défaite qui a touché tous les candidats battus au second tour de l’élection présidentielle. Comment avez-vous fait ?
Ségolène Royal – Oui, c’est vrai. J’ai senti cela dès le soir du second tour. Malgré la défaite, je suis restée debout. Je n’ai pas pensé à moi-même, mais à tous les électeurs qui ont été déçus, parfois désespérés de ce résultat. Je me suis dit que, pour eux, Ségolène Royal n’existait pas, c’était la candidate qui était là qui avait incarné quelque chose et qui devait rester forte. Rester forte. D’une certaine façon, la fierté de cette campagne, j’ai continué à la porter après la campagne parce que quelque chose s’est levé, une espérance qui ne s’arrêtera pas.
Votre livre est intitulé « Ma plus belle histoire, c’est vous ». C’est une conception romanesque de la politique ?
Non. C’est la traduction de la démarche participative que j’ai engagée. Aujourd’hui, on ne peut pas faire de la politique sans y associer les Français. Même si cette démarche a eu du mal à embrayer sur la seconde étape, celle des propositions, et c’est sans doute un des points faibles de la campagne. Mais, plus que jamais, la politique est une belle histoire dont les citoyens sont les premiers acteurs.

bethune111106.jpg Le mot subliminal de votre titre, c’est le mot amour. On imagine déjà vos détracteurs s’agacer de voir à nouveau la ferveur qui a entouré votre campagne l’emporter sur la rationalité politique…
Tant mieux. La rationalité est largement répartie, la ferveur, ça n’est pas donné à tout le monde. Je crois que c’était un atout… Regardez ce qui se passe aujourd’hui en France, les gens ne s’aiment pas.
Il y a une forme d’exercice du pouvoir qui consiste à rendre jaloux les uns des autres, à les dresser les uns contre les autres, ceux qui ont droit aux heures supplémentaires et ceux qui n’y ont pas droit, ceux qui sont méritants et ceux qui ne le sont pas, ceux qui se lèvent tôt et ceux qui travaillent tard… J’avais dit dans ma campagne que cela aiguiserait les tensions et les violences. C’est bien ce qui est en train de se passer, en particulier dans les banlieues, où rien n’a été fait depuis l’élection présidentielle.
lLe manque de discipline, au bon sens du terme. Le manque de discipline dans mon camp, alors que j’avais été désignée par 60 % des adhérents. Cette règle commune aurait dû s’imposer à tous. Le manque de discipline aussi dans l’adhésion aux idées neuves que j’ai portées, d’évolutions profondes de la société française que j’avais comprises. Non pas moi toute seule, mais en écoutant les forces démocratiques, les experts, les sociologues, avec aussi mon expérience d’élue depuis plus de vingt ans. Je voyais bien les choses monter dans le pays. La démocratie participative nous a beaucoup appris sur un certain nombre de réalités qui n’ont pas suffisamment été prises en compte dans la campagne parce qu’elles heurtaient un certain nombre de dogmes socialistes. En particulier la question centrale selon laquelle la gauche, aujourd’hui, a la responsabilité de mettre en place les sécurités collectives qui permettent les choix individuels et les réussites individuelles. La gauche a toujours eu du mal à faire cette réconciliation. Et plus que jamais, c’est la gauche qui peut le permettre. C’est en sécurisant les gens, en luttant contre toutes les formes de désordre qu’on permet ensuite à un pays de se projeter dans l’avenir et aux citoyens de prendre des risques, et donc d’être créatifs et de relancer la croissance économique.
Vous n’aviez donc pas, et le PS non plus, une vision claire de l’état de la France, de ses attentes ?
a24.jpgGlobalement, il y a eu peut-être un manque d’attention apportée aux mutations. Il y a eu aussi des synthèses un peu artificielles lors des congrès du Parti socialiste, parfois la crainte de trancher un certain nombre de questions qui fâchaient, le traumatisme lié au référendum européen qui avait divisé les socialistes. Bref, une certaine frilosité pour aborder des questions sur lesquelles nous n’étions pas forcément d’accord, mais qui, avec un travail approfondi, auraient permis de faire émerger des choix collectifs. Je pense à la question de l’identité nationale, aux questions liées à la sécurité, au débat sur la liberté de choix de l’école par les familles, à la question de la valeur travail. Autant de valeurs fondamentales que les socialistes ont trop longtemps laissées à la droite. Ce travail a été entamé pendant la campagne présidentielle. Nous devons le poursuivre.
La difficulté d’être femme en politique, à ce niveau, reste-t-elle l’une des explications centrales des réticences à l’égard de votre candidature ?
segometz.jpgOui, c’était une révolution. Il y a eu un procès lancinant en incompétence. C’est typiquement le procès que l’on fait aux femmes. En clair, il y a en politique des sujets de filles et des sujets de garçons. Les sujets de filles sont forcément secondaires : l’éducation, l’environnement, le social, le handicap, la famille. Tout ce qui passionne les Français et qui fait l’essentiel de leur vie quotidienne, car ce sont les domaines où ils mesurent le progrès social dont ils peuvent bénéficier. Et puis vous avez les sujets de garçons : l’économie et l’international. Forcément, une fille est incompétente sur les sujets de garçons. Eh bien, je revendique le fait que ces sujets de garçons – l’économie et l’international – sont des sujets très importants, dans lesquels j’ai aussi une compétence, sans doute à améliorer, ce à quoi je m’emploie. Car l’économie et l’international sont quand même au service du progrès social, du progrès éducatif, de la lutte contre les inégalités, de la remise en avant du facteur humain. Je revendique le droit pour les femmes à avoir cette double compétence, même si – je n’en disconviens pas – sur un certain nombre de sujets, comme les retraites ou le financement de la Sécurité sociale, je n’avais pas toutes les réponses
Vous avez manqué de temps ?
Bien sûr. L’année qui a été prise pour le combat interne au Parti socialiste a manqué pour se rassembler au sein du Parti socialiste, pour commencer les convergences avec les autres forces de gauche démocratiques et de progrès dans le pays. Et aussi pour recaler un programme présidentiel à partir du projet du Parti socialiste.

1256226748.jpgEn quoi cette campagne a-t-elle modifié votre analyse de la situation du pays ?
Je retiendrai surtout, au contact des centaines de milliers de Français, leur soif démocratique. Les Français veulent profondément que le pays se réforme, bouge. On dit, à tort, que les Français n’aiment pas les réformes. En réalité, ils veulent en comprendre la cohérence et avoir la garantie de la justice de ces réformes. Ce qui m’a frappé, c’est le sentiment d’un immense gaspillage de talents, d’énergie et d’imagination. Nous sommes dans une société qui n’est pas mise en mouvement et les choses s’aggravent aujourd’hui avec ce pouvoir personnel qui pense qu’il peut concevoir tout seul ce qui est bon pour la société. Je crois, au contraire, qu’un Etat et les pouvoirs publics sont là pour faire levier dans la société et mettre ses forces en mouvement.
segoenfants.bmpVotre livre en témoigne : le désir d’avenir de Ségolène Royal est intact…
J’ai fait cet exercice qui n’était pas facile : faire le bilan de la campagne. Je veux que les leçons soient tirées pour les prochaines échéances, quel que soit le candidat. Ma détermination est totale, forte, passionnée, à m’engager dans ce qu’il est convenu d’appeler la rénovation de la gauche. Forte de cette expérience que je viens de vivre, je serai, d’une façon ou d’une autre, au premier rang de cette bataille et de cet effort.
Faut-il, pour gagner, que le PS change de nature, de projet, de fonctionnement ?
Il faut que le parti devienne attractif, qu’il attire de nouveau vers lui les mouvements, les forces intellectuelles et sociales du pays. Nous devrons réussir à accomplir un dépassement de nous-mêmes et faire en sorte que les autres forces de gauche, y compris les forces de centre et de centre gauche, viennent vers nous. Je conçois les alliances futures non pas comme des alliances entre appareils, je ne conçois pas la rénovation et la modernisation du PS comme un dérapage vers la droite ou vers je ne sais quelle social-démocratie…
Le mot vous paraît obsolète ?
Oui, obsolète et très connoté comme un déplacement à droite, comme s’il y avait une gauche inefficace et une gauche efficace qui serait plus à droite que celle qui est plus à gauche. Je ne crois pas du tout à cela. Je pense qu’il faut capter le meilleur dans tous les courants de pensée. On a beaucoup parlé de la main tendue à François Bayrou. C’est oublier que j’avais aussi confié une mission à José Bové sur la réforme de l’aide au développement. L’altermondialisme doit converger vers nous. Quant à l’extrême gauche, sa radicalité est nécessaire sur certains sujets, mais pas tous. Dans d’autres domaines, au contraire, il va falloir nouer des compromis sociaux pour que les réformes se fassent sans que les lois du libéralisme sauvage l’emportent.

Sur quel sujet la radicalité est-elle la bonne réponse ?
Pour la défense de la protection sociale et dans la lutte contre les franchises médicales. Nous ne devons absolument pas laisser faire le démantèlement de la protection sociale. Il faut également défendre de manière radicale les services publics, leur raison d’être, leur gratuité. Il en est de même pour résoudre le problème des banlieues et vraiment mettre en mouvement cette France métissée que j’ai évoquée et qui, parfois, a été mal comprise par un certain nombre de Français qui ont eu peur pour l’identité nationale.
Vous sentez-vous plus proche des idées de François Bayrou ou de celles d’Olivier Besancenot ?
Je ne fais pas de choix. C’est un dépassement dans le respect des identités de chacun de ces mouvements politiques. Le Parti socialiste peut redevenir une force centrale qui s’assume en tant que force centrale à gauche, capable d’associer ces différents courants. Je me reconnais dans les propos de François Bayrou sur l’impartialité de l’Etat et sur la droite, mais pas quand il en rabat sur la question des services publics. Je me reconnais dans Olivier Besancenot quand il demande la radicalité sur un certain nombre de sujets, mais pas quand il dit qu’il faut un mouvement social sur tous les sujets.

img0475.jpgAvez-vous l’intention de prendre la direction du PS ?
Je vous confirme ma principale motivation : prendre, aujourd’hui, toute ma place au premier rang – mais il y a plusieurs personnes sur un premier rang. Tout ce qui a été débattu durant la campagne est une base extrêmement riche à partir de laquelle nous devons continuer à travailler. Ensuite, on verra le moment venu. Mais je ne veux pas que les socialistes restent sur cette défaite.
Ni vous ?
Ni moi. Je pense que nous sommes plus capables que la droite d’accompagner la mutation du monde et de réformer la société française sans brutalité. On peut faire l’alliance entre les générations. L’un de mes plus profonds regrets dans ce résultat, c’est de ne pas avoir su convaincre les personnes âgées. Je suis convaincue que la France ne peut avancer que si nous arrivons à réconcilier les générations. Ce travail au long cours auprès de nos anciens, j’ai bien l’intention de le conduire et de le gagner.

par Kévin publié dans : Vidéos, Interviews & Meetings

 

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