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Yannick Noah: « Tout me choque »dans l’action de Nicolas Sarkozy

Posté par jeanluke le 23 décembre 2007

noahcopie1.jpgYannick Noah, qui avait soutenu Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle, a déclaré que « tout (le) choque » dans l’action de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, dans un entretien à paraître dans le Journal du Dimanche.

« L’attitude, le ton, l’arrogance me choquent. Le déballage de richesse, le cynisme me choquent. La désinformation me choque », estime l’ancien joueur de tennis devenu chanteur, qui dit toujours soutenir Ségolène Royal.

« Je n’ai pas encore rencontré quelqu’un qui m’a dit ce qu’il avait vraiment fait », ajoute-t-il. « Qu’est-ce qu’il y a eu à part un brouhaha et de la godille? Quels problèmes ont été réglés? »

« Je ne veux même pas parler du côté diversion avec la mise en scène de sa vie privée, et tous les médias qui suivent. C’est le roi avec sa cour, et les courtisans se mettent à genoux », poursuit Noah, qui avait tenu des propos comparables dans le journal Le Parisien de samedi.

Il indique en outre avoir reçu une proposition de l’entourage de Nicolas Sarkozy pour participer au concert du Champ de Mars le 14 juillet dernier.

« J’ai dit OK mais pour quatre fois le prix proposé, en rigolant », affirme-t-il. « J’étais au golf quand ils ont accepté ma fausse proposition, le lendemain (…) Je ne suis pas un courtisan, même à ce prix-là ».

Noah a repris à Zinédine Zidane le titre de personnalité préférée des Français, que l’ancien footballeur lui avait ravi en juillet 2006, selon le classement réalisé par l’institut de sondages Ifop pour le même numéro du JDD.

ajouter un commentaire par Kévin publié dans : Actualités de Ségolène Royal & du PS

 

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Je demande au gouvernement qu’il se bouge pour mettre fin au surendettement et aux abus bancaires

Posté par jeanluke le 23 décembre 2007

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Le Nouvel Observateur – 21/12/2007

Ségolène Royal a demandé vendredi au gouvernement et au chef de l’Etat une loi contre le surendettement et les tarifications bancaires.

 

« Je réclame à Nicolas Sarkozy une loi très efficace contre le surendettement et contre les tarifications bancaires. Aujourd’hui, la priorité est de légiférer pour mettre fin aux abus des banques », a déclaré Ségolène Royal à Poitiers à l’occasion d’un déjeuner de Noël avec les associations caritatives de la Vienne. « Il faut que le gouvernement et le président de la République se bougent ».

 

« Je vois des familles qui vivaient normalement il y a encore quelques années et qui, aujourd’hui, vont basculer dans la précarité et la grande pauvreté parce que la vie est trop chère », a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes devant des journalistes.

 

La candidate socialiste à la dernière présidentielle a aussi demandé à Nicolas Sarkozy de réformer « urgemment » pour « bien calculer la vie chère », l’indice des prix qui est « mensonger ».

 

« Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 10% alors que les bas salaires et les petites retraites ne bougent pas. Les grands discours ça suffit! Il faut que le président de la République prenne en charge rapidement et sérieusement les problèmes qui se posent à nous », a-t-elle conclu. AP

par Kévin publié dans : Actualités de Ségolène Royal & du PS

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« le Président s’amuse et la France souffre ».

Posté par jeanluke le 23 décembre 2007

 

 

 

usine2.jpgÀ Romans, Royal dénonce «la cruauté sociale»
Nicolas Barotte, envoyé spécial à Romans (Drôme) – Le Figaro 21/12/2007
L’ancienne candidate est venue apporter son soutien aux salariés de Charles Jourdan, en liquidation judiciaire.

 

Les semelles et les cuirs sont encore sur la chaîne de montage. les modèles attendent la dernière touche à leur fabrication. Spécialisée dans la chaussure de luxe, l’usine Charles Jourdan, à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, s’est arrêtée de fonctionner lundi, lorsqu’a été prononcée sa liquidation judiciaire. Sans doute le point final d’une chronique de plusieurs années, où se mêlent conséquence de la concurrence mondiale, défaut d’anticipation économique et enfin manipulation de patrons voyous. Ou, comme le dit Ségolène Royal : «des financiers véreux qui ont dépecé la marque».

 

Les premiers plans sociaux datent de 2000. Le dernier repreneur, Yannick Bilquez, est aujourd’hui incarcéré en Suisse. Il est soupçonné de détournement de fonds. 197 salariés devraient recevoir leur lettre de licenciement entre Noël et le Nouvel An.

 

Mardi, Ségolène Royal a donc décroché son téléphone pour se rendre sur place et dire sa «révolte» contre «la cruauté sociale». Dans le train qui l’emmène dans la Drôme, elle accuse le «silence» qui pèse sur la situation économique de la France. «Personne ne dit rien», se plaint-elle. La salve vise le gouvernement, mais pourrait aussi s’appliquer à l’opposition. Sur le chemin, elle brandit le communiqué du jour de la préfecture, qui annonce une réunion le 3 janvier entre les syndicats et le secrétaire d’État en charge de l’industrie, Hervé Novelli, en se félicitant «d’avoir déjà fait bouger les choses».

 

Après avoir achevé la tournée de promotion pour son livre Ma plus belle histoire, c’est vous, et avant de se plonger dans les combats de 2008, les municipales et le congrès du PS, l’ancienne candidate à la présidentielle est de retour sur le terrain social. «Je n’ai apporté que ma modeste présence, dit-elle. Je ne l’aurais pas fait, j’aurais eu mauvaise conscience.»

 

Dans les ateliers de l’usine rouverts pour cette visite, on ne se fait pas beaucoup d’illusion : «On nous a tellement menés en bateau.» «Pourquoi vous n’êtes pas venue plus tôt ?» interroge un salarié. «C’est pas la peine de venir se pavaner maintenant», chuchote une autre. Certains prennent cet ultime «coup de projecteur» comme une dernière occasion de trouver un industriel repreneur. Une femme ne parvient pas à contenir ses larmes. Ségolène Royal la prend dans ses bras.

 

 

Pas de baguette magique

 

 

«Ça suffit», tonne, quelques minutes plus tard, la présidente de Poitou-Charentes en visant la situation économique de l’entreprise. Mais mis à part relayer les derniers appels des salariés qui cherchent un industriel repreneur, l’ancienne candidate n’a pas de baguette magique. Elle évoque la création d’une scop, une société coopérative. Mais elle ne rencontre pas beaucoup d’enthousiasme.

 

À la sortie, Ségolène Royal s’arrête sur les marches de l’usine pour un dernier commentaire, quelques jours après la mise en scène dans le parc d’Euro Disney de l’idylle entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni : «Le peuple souffre et le roi s’amuse.»

 

par Kévin publié dans : Actualités de Ségolène Royal & du PS

 

 

 

Royal avec les ouvriers de Charles Jourdan
pendant que « le président s’amuse »
3852171916royalaveclesouvriersdecharlesjourdanpendantquele.jpgROMANS-SUR-ISERE (AFP) – « Je suis ici en solidarité. Restez debout! »: Ségolène Royal, dans l’escalier de l’usine Charles Jourdan à Romans-sur-Isère, dit son « admiration » et sa « colère » devant les salariés dont l’entreprise a été mise en liquidation judiciaire.

 

Entourée de micros et caméras en nombre, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle, chemise en daim et pantalon noir, arpente les salles, les chaînes de montage vides et rencontre pendant une heure et demie les ouvriers de cette entreprise, fleuron de Romans, « capitale de la chaussure de luxe ».

 

Au milieu des escarpins de cuir ou de daim raffinés, de bottes somptueuses en lézard, les ouvrières ne cachent pas leur émotion. Des femmes ont la larme à l’oeil, évoquant leurs 35, 38 ou 40 ans d’entreprise.

 

Certains salariés affichent des visages maussades : « elle aurait dû venir avant…On est liquidés, on est morts… »

 

Interpellée, Ségolène Royal s’arrête, discute. Ici, elle se renseigne sur le nombre d’années de présence dans l’entreprise. « 40 ans? », s’étonne-t-elle. « C’est vous la doyenne? Quand êtes-vous entrée? » « A 16 ans et demi », répond l’employée, les yeux embués, en anorak rouge.

 

Une ouvrière rousse, au verbe haut, dénonce les financiers qui ont mis à mal l’entreprise et ne veulent que « du profit, du profit ».

 

Une autre parle, mais ne finit pas sa phrase, trop émue. Ségolène s’approche et l’embrasse.

 

Tous se relaient pour dire le « savoir-faire », « l’élégance », le « travail d’orfèvre », l’esprit de famille » de cette entreprise fondée en 1921, qui a chaussé Rita Hayworth, Grace Kelly, Mistinguett et même « le pape ».

 

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Tous se relaient pour raconter leur histoire: Charles Jourdan a été mis en liquidation judiciaire lundi entraînant le licenciement de ses 197 salariés après le retrait de l’Américain Omniscent, qui restait seul en lice pour la reprise après le départ de Repetto. Le chausseur avait été placé en redressement judiciaire le 12 septembre pour la troisième fois depuis 2003

 

La présidente de Poitou-Charentes circule parmi les embauchoirs, les chaînes et compatit: « Je trouve atroce, abominable ces licenciements avant Noël ». Les femmes opinent.

 

Une ouvrière parle d’ »appel au secours », une déléguée du personnel lui dit: « nous lançons le dernier cri d’appel pour qu’un industriel sérieux nous reprenne ».

 

Dans le petit musée du premier étage où sont conservés les précieux modèles, elle « lance un appel aux industriels sérieux ». C’est un « outil de travail qui ne doit pas mourir ».

 

Ségolène Royal est venue, car elle a vu la « détresse » des salariés. Se disant « femme politique » avec « un peu de pouvoir médiatique », elle s’est mise « au service d’une cause » qu’elle croit « être très bonne ». « S’il y a un petit espoir de faire bouger les choses, il faut y aller », lance-t-elle, elle qui n’a apporté que sa « modeste présence ».

 

Et elle évoque une prochaine rencontre des salariés le 3 janvier avec Eric Besson, secrétaire d’Etat à la porspective, élu du département, et transfuge du parti socialiste. « Preuve que ça a bougé », selon elle.

 

A la fin de la visite, un délégué lui offre « au nom du CE » deux paires d’escarpins, rouge et noire.

 

A l’extérieur de l’usine, avant de repartir pour Paris, elle lance: « En voilà assez de cette cruauté sociale, de ces entreprises qui ferment et délocalisent », avant de lâcher le vrai message de cette visite: « le Président s’amuse et la France souffre ».

 

par Kévin publié dans : Actualités de Ségolène Royal & du PS

 

 

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La laïcité selon Sarkozy, communiqué du PS

Posté par jeanluke le 22 décembre 2007

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La laïcité selon Sarkozy

Depuis longtemps, les républicains et les laïcs se méfient et s’inquiètent de Nicolas Sarkozy et de ses tentations :
-    Depuis sa volonté exprimée, il y a 2 ans, de revenir sur la loi de 1905 dite de séparation des églises et de l’Etat.
-    Depuis son livre « La République, les religions, l’espérance », paru en 2004 où il dissertait sur la nécessité, pour la République de déléguer aux religions un certain nombre de missions.
-    Depuis son discours de Constantine il y a quelques semaines où il réduisait les civilisations aux religions, la civilisation arabe à l’islam, la civilisation occidentale à la chrétienté, et où en disant « nous », il ne parlait pas au nom des français ni au nom des européens mais au nom des chrétiens…

Hier, à Rome, Sarkozy a confirmé ces inquiétudes et ses menaces. Il a plaidé pour une « laïcité positive ». Soit. Mais peut-il nous exposer ce que serait une laïcité « négative » ?

Pour nous, la Laïcité est une grande et belle valeur républicaine qui n’a point besoin d’adjectif qualificatif. Il a précisé que le Laïcité devait, certes, « veiller à la liberté de pensée » – c’est bien le moins ! – mais aussi assumer également les racines chrétiennes de la France !
Que l’histoire de la France soit imprégnée de christianisme, qui peut le nier ? S’il ne s’agissait que de le rappeler, le Président aurait enfoncé une porte ouverte.
Mais y insister, n’est-ce pas nier le reste de l’identité française ? Son enrichissement par d’autres cultures, d’autres religions, d’autres philosophies ?
Les juifs, les musulmans, les athées et les agnostiques, tous les croyants et tous les non-croyants sont-ils encore des filles et des fils de France, Monsieur Sarkozy ?
Vous dites que « la France a besoin de catholiques convaincus » mais les autres ? La France n’en a-t-elle pas besoin aussi ?

Communiqué de
Jean Glavany, Secrétaire national à la Laïcité

 

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Sarkozy Chanoine d’Honneur

Posté par jeanluke le 22 décembre 2007

latran.jpgJ’ai lu avec intérêt le discours du 21 décembre 2007 de Nicolas Sarkozy, chanoine d’honneur de la basilique de Saint-Jean de Latran, accessoirement président de la République Française, prononcé à l’occasion de son « intrônisation » dans la Salle de la Signature du Palais du Latran.

Depuis Henri IV, le titre chanoine d’honneur de la basilique de Saint-Jean de Latran est proposé à tous les chefs d’Etat de la France.

J’observe que Nicolas Sarkozy affirme et assume que «Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, …». Il démontre ainsi qu’il n’a aucune confiance dans l’Ecole de la République. Les valeurs républicaines lui semblent secondaires. Ses devoirs de Chanoine priment sur ses devoirs de Président. Tous les Français doivent comprendre que le « Salut » de Nicolas dépend son combat.

latran2.jpgVous trouverez ci-après quelques morceaux choisis que j’ai sélectionnés dans la dernière partie de son discours.

C’est très instructif et cela donne froid dans le dos !

je souhaiterais me tourner vers ceux d’entre vous qui sont engagés dans les congrégations, auprès de la Curie, dans le sacerdoce, l’épiscopat ou qui suivent actuellement leur formation de séminariste.

……

Sachez que nous avons au moins une chose en commun : c’est la vocation.

…..

Je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi-même je sais ceux que j’ai faits pour réaliser la mienne.

……

Votre contribution à l’action caritative, à la défense des droits de l’homme et de la dignité humaine, au dialogue inter-religieux, à la formation des intelligences et des cœurs, à la réflexion éthique et philosophique, est majeure.

……

« Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »

……

dans ce monde paradoxal, obsédé par le confort matériel tout en étant de plus en plus en quête de sens et d’identité, la France a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d’affirmer ce qu’ils sont et ce en quoi ils croient. La campagne électorale de 2007 a montré que les Français avaient envie de politique pour peu qu’on leur propose des idées, des projets, des ambitions. Ma conviction c’est qu’ils sont aussi en attente de spiritualité, de valeurs et d’espérance. Henri de Lubac, ce grand ami de Benoît XVI, écrivait  » La vie attire, comme la joie « . C’est pourquoi la France a besoin de catholiques heureux qui témoignent de leur espérance.

……

Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue inter-religieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance.

Dont acte !

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liberté de la presse quinquennat sarkozy

Posté par goalexandre le 16 décembre 2007

Observatoire de la censure façon Nicolas Sarkozy

liberté de la presse quinquennat sarkozy | 9 novembre 2007 | Jean-Marc Manach sur Rewrinting.net ( 9 commentaires )

Voir en ligne : Rewriting.net


Les nouveaux censeursLa liberté de la presse ne s’use que si l’on ne s’en sert pas, mais elle s’use plus vite encore si l’on censure“, écrit le Canard, en introduction de son dossier consacré aux “nouveaux censeurs“.

Étonnamment, il n’existait pourtant pas, à ce jour, de site ni de page web recensant tous ces actes d’(auto-)censures dont l’ascension de Nicolas Sarkozy a été émaillée, ces deux dernières années.

Avec l’un de mes compères d’Aporismes (le “traducteur officiel de la novlangue de droite décomplexée“), nous nous y sommes donc attelés, pour le Canard Enchaîné. De quoi entamer ce qui pourrait à t’erme constituer une forme d’observatoire de la censure attribuée à Nicolas Sarkozy.

Forcément, c’est un peu long, et il eut été intéressant de le présenter en mode wiki, afin de pouvoir suivre cette longue litanie dont la chronologie qui suit ne prétend pas (ou pas encore) à l’exhaustivité : & si d’aucuns se sentent de reprendre le flambeau, de combler les trous, d’assurer un suivi, qu’ils me contactent, ou contribuent dans les commentaires.

En attendant, ce lundi 5 novembre est aussi la journée d’action européenne pour la défense du journalisme. L’intersyndicale française a quant à elle lancé une série de Propositions pour la liberté de la presse, également disponible sous forme de pétition. Faites tourner !

Chronique de censures assumées

S’il lui est arrivé de s’impliquer lui-même pour faire à des journalistes ou des éditeurs « une proposition qu’ils ne pouvaient pas refuser », façon Don Vito Corleone dans Le Parrain de Coppola, ce n’est même plus la peine aujourd’hui… Les patrons de presse qui sont généralement des patrons d’industrie proches de Nicolas Sarkozy se chargent très bien eux-mêmes de contrôler les éventuels “dérapages” des rédactions de leurs media. Il leur arrive même d’aller au devant des désirs du président, comme lorsque Paris Match a offert l’été dernier aux Français une bonne tranche de rigolade en gommant sur une photo ses bourrelets présidentiels.

En août 2005, lorsque Paris Match fait sa “une” sur l’escapade amoureuse de Cécilia avec le publicitaire Richard Attias, Nicolas Sarkozy reçoit un coup de fil de son “frère” Arnaud Lagardère, actionnaire de référence de l’hebdomadaire. Le Canard avait alors rapporté les propos de Sarko : « Je croyais qu’Arnaud était un ami. Je ne m’attendais pas à ça de sa part. Il m’a appelé jeudi (le jour de la sortie de Paris-Match) pour me dire qu’il était désolé. Je lui ai fait remarquer qu’il aurait pu interdire cette publication. Il m’a assuré qu’il n’était pas au courant, qu’il a découvert le journal comme tout le monde. Soit il est nul, parce qu’il aurait du être au courant, soit il est malhonnête parce qu’il savait ». En juin 2006, Lagardère virait Alain Génestar, quand bien même celui-ci avait tenté de se racheter, comme l’avait rapporté le Canard en décembre 2005, en gommant une phrase lors d’une interview de Yannick Noah : « Une chose est sûre : si jamais Sarkozy passe, je me casse ! ». En pure perte visiblement…

En octobre 2005, les émissions “Tout le monde en parle” de Thierry Ardisson, et “On a tout essayé”, de Laurent Ruquier, toutes deux produites par la boîte de production d’Ardisson pour France 2, décommandent au dernier moment le passage prévu des auteurs du livre “Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus”, au motif que « le livre pose des questions sans apporter de réponses » (sic) et qu’il était « impossible de trouver des contradicteurs à leur opposer » (re-sic).

Ironie de l’histoire, le livre cherchait précisément à lever la “relative omerta” qui entoure Nicolas Sarkozy, de pointer du doigt la brutalité verbale avec laquelle il traitait ses opposants. Ou encore le peu de temps de parole accordé auxdits opposants. Sans oublier ses directives visant à faire en sorte qu’il se produise un événement par jour autour de lui, afin que l’on ne parle que de lui.

Ce même mois, un autre décryptage de ses discours, sous forme de documentaire cette fois, intitulé “Sarkozy mot à mot” et réalisé par un journaliste de France 2 et une autre du JDD, est annoncé sur France 2. Il n’y sera jamais diffusé, pas plus que sur France 5, au motif que, après avoir été placardisé des mois durant, il était “daté” lorsqu’il s’est agi de le diffuser.

A défaut de le voir à la télé, on le découvrit sur internet, mais pas longtemps : DailyMotion, la plateforme française de diffusion de vidéos qui l’hébergeait, l’a finalement “retiré pour cause de non-respect des conditions d’utilisation”. Séverin Naudet, son “directeur des contenus et de la communication”, chargé des relations presse pour Hervé Gaymard en 2003 et 2004 et conseiller au ministère de la Communication jusqu’en 2006, a depuis rejoint le pôle communication de François Fillon en tant que conseiller technique chargé de la presse. Son poste chez Dailymotion fut quant à lui attribué à l’ancien chef du pôle multimédia au ministère de la Culture…

Surtout pas d’émeutes en novembre 2005

Nicolas Sarkozy sait aussi s’investir personnellement lorsque l’affaire lui semble grave. Alors ministre de l’Intérieur, le Canard Enchaîné avait révélé comment il avait convoqué, en novembre 2005, Vincent Barbare, responsable des éditions F1rst et l’avait “menacé de foudres judiciaires et variées” s’il publiait la biographie de Cécilia Sarkozy signée Valérie Domain, une journaliste de Gala, alors même que la promotion du livre était bien entamée : un tirage annoncé de 25.000 exemplaires, des préventes sur internet, des exclusivités sur RTL, France 3… Gala dénoncera même, dans son édito, “cette méthode arbitraire qui porte un nom : la censure”. Les menaces ont été prises très au sérieux par l’éditeur, qui imposa à l’auteur, Valérie Dolmain, de « romancer » son livre.

Toujours en novembre 2005, le cabinet de Nicolas Sarkozy demande à la direction de Canal + une cassette de l’émission “Nous ne sommes pas des anges”, où une invitée à osé dresser un parallèle entre le couvre-feu annoncé par Dominique de Villepin la veille et celui de Papon en octobre 1961, dénonçant « la gestion coloniale de cette crise » des banlieues. Canal + exige de la maison de production, filiale de Lagardère, qu’elle invite deux jours plus tard un maire UMP afin de contrebalancer les propos outranciers.

Deux jours plus tard, la direction de France 2 retire de son site web le reportage de son JT où l’on voyait des policiers tabasser des jeunes des cités afin, déclare Arlette Chabot, de ne « pas tomber dans la surenchère […] au risque d’envenimer les choses à la veille d’un week-end à risque ».

Nicolas Sarkozy décrochera d’ailleurs son téléphone afin de remercier Robert Namias et Arlette Chabot de leur discrétion : à l’instar de France 3, elles ont en effet levé le pied de leur couverture des émeutes de banlieues, et ne donnent plus, ni chiffres ni images des voitures incendiées. En mars 2007, accueillant Nicolas Sarkozy dans son émission “A vous de juger”, Arlette Chabot évitera soigneusement de poser quelque question que ce soit à Nicolas Sarkozy à propos de la polémique soulevée par Le Canard Enchaîné au sujet des frais de réfection “offerts” par le promoteur immobilier qui lui avait vendu son appartement de Neuilly.

En décembre 2005, Plantu, le dessinateur-vedette du Monde, reçoit un courrier de Nicolas Sarkozy des mains d’un policier en tenue, après la parution d’un dessin agrémentant l’alors ministre de l’Intérieur d’une petite mouche, petit “détail” qui accompagnant d’ordinaire les caricatures de Jean-Marie Le Pen. Le lendemain, Plantu lui accole trois mouches. Depuis, Sarkozy, qui avait déclaré préférer “un excès de caricature à un excès de censure” au moment de l’affaire des caricatures de Mahomet parues dans Charlie Hebdo, s’est plaint auprès de la direction du Monde pour avoir été caricaturé en petit chien, “en roquet”, ou encore pour avoir été affublé du brassard “I. N.” (pour “Identité Nationale”).

Certains savent ne pas prendre le risque de voir débouler un coursier porteur d’une missive de ce genre… En février 2006, le Canard révélait comment Jean-Pierre Elkabbach, patron d’Europe 1, n’avait rien trouvé de mieux que de demander par téléphone à Nicolas Sarkozy son avis sur le journaliste chargé de suivre la campagne de l’UMP. Celui-ci n’y voyait rien à redire non plus : « Bien sûr. (…) J’ai été ministre de la Communication. Je suis ça de près, ça fait partie du travail politique. (…) Si vous saviez. Il n’y a pas qu’Elkabbach qui fait cela… ».

Mieux vaut ne pas oublier que Sarkozy a un oeil partout : en août 2006, ce dernier passe un savon à un rédacteur en chef de TF1 pour un reportage, jugé trop complaisant, sur les sans-papiers de Cachan.

En septembre 2006, un sondage commandé par La Tribune sur les préférences « en matière économique et sociale » des Français révèle que 54% des sondés font confiance à Ségolène Royal, contre 49% à Nicolas Sarkozy. la “une” du quotidien, qui devait titrer « Royal en tête sur l’économique et le social », est réintitulée « Économie : les Français se montrent moins pessimistes », le passage sur la candidate du PS étant soigneusement caviardé. Faut-il préciser que La Tribune appartient à Bernard Arnault, témoin au mariage de Nicolas et Cécilia ?

Suivre de très près ce que font les journalistes, c’est logique lorsque l’on est un homme politique qui aspire à la magistrature suprême. S’énerver du traitement médiatique s’il est négatif, cela peut se comprendre. Mais parvenir à influer sur ce traitement médiatique à ce point, c’est plus inhabituel. Le réseau d’amitiés avec les plus grands patrons de presse tissé par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était maire de Neuilly l’y aide grandement. Ainsi, lorsque Laurent Bazin, journaliste de iTélé, relate en décembre 2006 sur son blog les menaces à peine voilées exercées par Nicolas Sarkozy sur les journalistes de la chaîne, à l’occasion d’un déjeuner « off » organisé par la rédaction de sa chaîne, la direction de celle-ci lui demande de retirer cet article.

Elections : silence dans les rédactions

Sarkozy ira même jusqu’à juger en direct le travail des journalistes : lors de son passage dans le journal de France 3 Nord Pas-de-Calais, en mars 2007, il déclare ainsi “J’ai déjà vu des reportages malhonnêtes, mais celui-ci… félicitations”.

Ce même mois, il menace carrément de virer la direction de France 3, accusée de ne pas l’avoir traité avec suffisamment d’égards : comme l’avait alors révélé le Canard, il n’avait pas bénéficié d’une loge personnelle pour préparer son maquillage et son passage à France Europe Express.

Peur de déplaire au futur prince ? En avril 2007, les éditions Michalon avaient quant à elles refusé au magistrat Serge Portelli la publication de son dernier livre sur le bilan Sarkozy en tant que ministre de l’Intérieur et les dramatiques perspectives en matière judiciaire s’il venait à être élu. Motif : le livre était mauvais. Mal écrit ? Mal documenté ? A côté de la plaque ? On ne le saura jamais. L’auteur, brillant juriste et contradicteur efficace de Nicolas Sarkozy dans l’émission Ripostes du 10 décembre 2006, a trouvé un autre éditeur et le livre est paru. Pas si mauvais visiblement…

Le fait que Yves Michalon soit un ami personnel du candidat UMP à la présidentielle n’avait évidemment rien à voir avec le refus du livre par sa maison d’édition.

On se souvient également de la tirade de François Bayrou, évoquant des pressions exercées par Nicolas Sarkozy, dans l’entre-deux tours des présidentielles de 2007, pour que son débat télévisé avec Ségolène Royal n’ait pas lieu : « Je n’en ai pas la preuve mais j’en ai la certitude ». Il enfonçait le clou un peu plus tard : « Lorsque j’ai tenu une conférence de presse mercredi j’ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d’intimidation et de menace. C’est exactement là où on en est ». Et forçait même, en direct, l’animateur dudit débat à valider du bout des lèvres sa théorie.

Ses opposants, et notamment François Bayrou, ont plusieurs fois dénoncé la sureprésentation médiatique dont faisait l’objet Nicolas Sarkozy. Mais il y a plus subtil que les Unes complaisantes : la « coupe légère ». Un nouveau concept journalistique inventé par Patrick Poivre d’Arvor, présentateur vedette de TF1 qui avait d’ailleurs débouché le champagne dans les locaux de la chaîne le 6 mai 2007.

Après le deuxième tour, les discours de François Bayrou et de François Hollande ont été amputé de leur dernière minute. « Une coupe légère », pas bien grave donc, selon PPDA.

Sur France 2, le journalisme nouveau se pratique autrement. Plus finement. Lorsque l’on fait un reportage sur l’élection à Bordeaux, on cite quatre fois le nom d’Alain Juppé (en ballottage) et pas une seule fois celui de sa concurrente qui devient “la candidate socialiste”. Il faut savoir lire pour découvrir son nom qui apparaît deux fois écrit à l’écran.

L’intégration dans certains reportages télévisés d’images fournies par la société de production ETC suscita bien quelques remous à France Télévisions, mais pas de quoi fouetter un chat. La société ETC, chargée par Nicolas Sarkozy de filmer ses meetings de campagne, bénéficiait en effet de conditions privilégiées pour tourner des images du ministre-candidat, notamment une caméra réalisant des travellings spectaculaires, tandis que les journalistes télé, parqués sur les côtés de la salle, n’avaient que de mauvais angles de vue. Les journalistes CGT de France Télévisions protestèrent contre les « images de propagande » d’ETC qui sont parfois reprises dans les journaux télévisés, sans mention du fait qu’elles viennent du staff de campagne du candidat.

Déterminer d’où vient le vent et où il peut les porter est une activité difficile mais pas impossible pour les rédactions. A Elle, autre titre de la galaxie Lagardère, les articles très positifs sur Ségolène Royal se sont multipliés au début de la campagne. Après l’élection, l’objet de toutes les attentions est désormais Cécilia Sarkozy. Les limites du ridicule sont parfois allègrement franchies lorsque -par exemple- le journal compare sur plusieurs pages, en mai 2007 et photos à l’appui (mais ayant un effet contraire à celui souhaité), la désormais première négociatrice de France pour les prises d’otages, à Jacqueline Kennedy.

Côté ciseaux magiques pour protéger Cécilia, le Journal du Dimanche avait donné le ton peu après le deuxième tour des présidentielles. Un article expliquant qu’elle n’avait pas voté au premier tour a été mis à la trappe sur demande expresse d’Arnaud Lagardère (encore). Que sa propre femme n’ait pas jugé utile de voter pour Nicolas relevait, paraît-il, du domaine de la vie privée. Que cela puisse éclairer ou pas l’électeur lambda importait peu à ce patron de presse.

Autre groupe, autre patron prévenant. Vincent Bolloré, qui devait offrir des vacances royales sur son yacht au président fraîchement élu, avait pris soin, toujours en mai 2007, de faire sucrer un vilain article hongrois -repris de Courrier International par son gratuit Matin Plus- insinuant que la police française avait eu un comportement peu amène avec un groupe de musiciens roms à Roissy, et se permettant même de rajouter qu’“il y a trente ans, à l’époque brejnévienne, les autorités soviétiques agissaient de manière plus démocratique que ne l’ont fait, il y a quelques jours, les fonctionnaires français”.

En mai, fais ce qu’il te plaît

La complaisance journalistique pour le président peut parfois se muer en une sorte de protection rapprochée. Lorsque la polémique enfle sur les vacances de Nicolas Sarkozy offerte par Vincent Bolloré au lendemain de son élection, le Figaro publie un article expliquant à la France d’en bas que tous les présidents se sont offerts des vacances luxueuses. L’auteur de l’article n’est autre que Anne Fulda, avec qui Nicolas Sarkozy s’était consolé du départ de Cécilia à New York, où elle vivait une romance avec Richard Attias. Pas rancunière et prévenante…

Le silence est d’or, dit-on. C’est sans doute pourquoi aucun journalisme ne remet en question certaines énormités du nouveau locataire de l’Elysée. Les vacances de Nicolas Sarkozy sur le yacht de Vincent Bolloré provoquent une toute petite et courte (le temps d’en déclencher une autre et ainsi de suite) polémique. Pour se défendre, le Président indique que Vincent Bolloré n’a « jamais travaillé avec l’Etat ». Toute la presse reprend en coeur cette information. Une simple lecture du Bulletin des annonces légales obligatoires démontre pourtant qu’il s’agit d’un mensonge grand comme une talonnette présidentielle, mais personne ne tique.

Pas plus lorsque le président évoque son bilan de chef de la police : “En quatre années de ministre de l’Intérieur, il n’y a pas eu une seule bavure”. Silence des journalistes qui l’interrogent. La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité n’est pas de cet avis, pourtant : « Depuis le début de son activité, la Commission a enregistré 419 saisines. Au 1er septembre 2006, 129 dossiers restent à instruire. Son activité est marquée par une augmentation continue, passant de 19 saisines enregistrées en 2001 à 40 en 2002, à 70 en 2003 puis à 97 en 2004, et 108 en 2005. En cinq ans, le volume d’activité de la Commission a donc été multiplié par cinq. La progression semble se confirmer puisque entre le 1er janvier et le 1er septembre 2006, elle avait déjà reçu plus de 85 saisines”.

(…)

« Dans de nombreux dossiers, elle a relevé de la part des fonctionnaires des irrégularités dans les pratiques professionnelles : usage indu de la coercition (conduite au commissariat sans procédure ultérieure, placement en garde à vue injustifié, parfois en l’absence évidente d’une infraction, durée de garde à vue excessive) ; utilisation abusive des mesures de coercition (fouille de sécurité systématique et menottage serré contraires aux prescriptions de la circulaire ministérielle du 11 mars 2003 relative au respect de la dignité des personnes gardées à vue) ; emploi exagéré de gestes techniques professionnels d’intervention (GTPI) aboutissant à des blessures (notamment dans le cadre de reconduites à la frontière). Certains dossiers ont fait état de blessures graves et de séquelles irréversibles (traumatisme crânien, fractures de bras, du nez, de dents cassées, tympan perforé, lésions testiculaires), et deux affaires ont concerné le cas d’étrangers décédés dans l’avion à la suite de gestes de contrainte excessivement prolongés ».

Etc.

Connu pour être un tantinet rancunier (il avait par exemple promis « d’accrocher à un croc de boucher » les responsables de son implication involontaire dans l’affaire Clearstream), le président incite visiblement les responsables des rédactions à lisser… A éviter les problèmes, les conflits avec lui. Exit donc les émissions un peu trop impertinentes. Arrêts sur Images de Daniel Schneidermann sur France 5 ou La bande à Bonnaud sur France Inter semblent ainsi avoir fait les frais de la tendance au lissage à l’occasion de la nouvelle grille de rentrée 2007-2008.

Toujours en mai 2007, le Parisien décidait carrément de passer à la trappe un dossier consacré à l’influence de Sarkozy sur les médias : on y voyait une infographie rappelant que Lagardère contrôle 25% du groupe Amaury. Le quotidien préféra finalement publier des photos de Ségolène Royal de retour de Djerba, et de Nicolas à Brégançon. En août, c’est TF1 qui décide de passer à la trappe une interview exclusive, prévue pour être diffusée dans l’émission 7 à 8, de l’un des frères de Rachida Dati, récidiviste qui venait d’être condamné à un an de prison pour trafic de drogue.

Les médias traditionnels ne sont pas les seuls concernés. La SACEM avait ainsi demandé aux Inrocks, en janvier 2006, qu’ils retirent de l’une de leurs compilations la chanson “Tous les tizenfants” du collectif La Voix Off, détournement d’une interview de Sarkozy, au motif que “le montage des propos de Nicolas Sarkozy rappellerait certains crimes commis par les nazis, comme la sélection d’êtres humains ou leur suppression pour inutilité”. L’ex-chanteur du groupe NTM, Joey Starr, aurait lui aussi vu l’une de ses chansons retirées, en octobre 2006, de son album au motif que Nicolas Sarkozy luttait alors aux côtés des majors contre les téléchargeurs, et que Sony, sa maison de disque, ne voulait pas l’offusquer avec ce titre délicatement intitulé “Sarko tiens ta femme et tu tiendras la France”.

En juin 2007, Nicolas Sarkozy qui tient beaucoup à l’image qu’il véhicule dans les media se retrouve à la une du Web avec une vidéo qui n’aura pas la même publicité à la télévision française. Il s’agit d’un extrait d’un journal télévisé belge dans lequel le journaliste s’interroge sur ce qu’à bien pu boire Nicolas Sarkozy au G8 vu son état lorsqu’il se présente à une conférence de presse dans un état très particulier.

Début septembre 2007, c’est Christine Albanel qui prend la plume pour s’offusquer de l’éditorial “particulièrement déplacé” de la plaquette 2007-2008 du théâtre du Granit à Belfort qui évoquait, avec humour, “les conséquences profondes, et probablement désastreuses, sur le cours de nos existences” de l’élection de Nicolas Sarkozy à l’Elysée : “J’ai par exemple découvert que mon voisin, avec lequel j’entretenais des rapports tout juste polis, n’a pas voté pour Nicolas Sarkozy. Du coup, non seulement ça simplifie les questions de clôture et de mitoyenneté, mais en plus, s’il a besoin, je suis prêt à lui garder son chien”.

Mi-septembre, c’est une lettre manuscrite que Nicolas Sarkozy porte sous le bras à la sortie du conseil des ministres qui déclenche une petite discussion digne de la dictée de Pivot. Le magazine Choc (Lagardère) prévoit initialement de publier une double page sur le contenu amusant de cette missive. Mais se ravise au dernier moment. « J’ai l’impression de ne pas t’avoir vu depuis une éternité et tu me manques. Jeudi on part faire notre virée à Essaouira pour mon (illisible). Mais j’aimerais bien réussir à te voir la semaine ou le week-end suivant. Millions de Besitos. », peut-on lire sur la lettre. “C’est moi qui l’ai écrite”, explique après la polémique et les interrogations de la presse, Isabelle Balkany. Et elle l’adressait à Cécilia. Mais les puristes rappellent que dans ce cas, « vu » devrait être écrit « vue ». Mais à quoi pourrait bien servir l’orthographe pour une droite décomplexée qui estime par la voix du Premier ministre et de la ministre de l’Economie qu’il n’est plus nécessaire de perdre du temps à réfléchir ?

On aurait tort, pour autant, de se contenter de dénoncer les relents de censure et d’auto-censure liées à Nicolas Sarkozy. Il lui arrive parfois de dire du bien de journalistes, et même d’en embaucher certains, telles Myriam Lévy, qui avait couvert la campagne de Ségolène Royal pour le Figaro, et qui s’est retrouvée conseillère en communication de François Fillon, ou encore Catherine Pégard, qui avait couvert la campagne de Sarkozy pour Le Point, et qui a été nommée conseillère du nouveau président.

Nicolas Sarkozy s’était aussi illustré en prenant son téléphone pour défendre Karl Zéro lorsque la direction de Canal + voulait s’en séparer. C’est aussi lui qui, le premier, annonça l’arrivée d’Harry Roselmack au JT de 20 heures de TF1, laissant presque entendre que c’était lui qui en avait eu l’idée. Mais il a fait encore mieux : c’est en effet l’Elysée qui a annoncé l’arrivée de Laurent Solly, alors directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, à la direction de TF1. On n’est jamais mieux servi que par les siens. D’ailleurs, un mois plus tard, en juin, en introduction d’une interview que Nicolas Sarkozy allait lui accorder, PPDA présentait son JT depuis les salons de l’Elysée.


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Ségolène Royal, invitée de John Paul Lepers, « Sous les pavés » sur La Télé Libre

Posté par jeanluke le 15 décembre 2007

slpsegocopie.jpg A l’occasion de la sortie de son livre « Ma plus belle d’histoire, …c’est vous » Ségolène Royal est la troisième invitée de « Sous les pavés… ».

À propos de la visite officielle de Kadhafi organisée par le Président Sarkozy. Ségolène reprend son leitmotiv sur les contrats liés au nucléaire: ils sont dangereux quand il s’agit de dictatures. Et qu’un rapport américain lui donne raisons sur sa position concernant le nucléaire civil et l’Iran

Ségolène Royal et sa relation avec les reporters

Focus, photos de Sébastien Calvet à l’appui, sur les rapports très conflictuels de madame Royal avec les journalistes de terrain, pendant toute sa campagne. Des extraits du documentaire « Le Jour de Gloire », notre film sur la campagne de l’élection présidentielle, seront diffusés pour illustrer le débat entre les journalistes et Ségolène Royal.

« Je ne veux pas me faire dévorer par les photographes »

Elle rigole sur les photos de ses chaussures mais elle dit « Je me pose la question de savoir comment ça se fait qu’une candidate à la Présidentielle soit représentée par ses pieds. »

« Je ne suis pas comme Angela Merkel. Peut-être aurais du porter des pantalons, (…) Je ne me suis pas déguisée en homme. »
A propos des journalistes
« Je ne veux pas être dans la connivence (…) Paradoxalement, j’estime qu’avec cette attitude je respecte les journalistes. Je ne suis pas comme Sarkozy qui est fusionnel, qui tape sur le ventre… »

latelelibre.fr : SOUS LES PAVÉS, SÉGOLÈNE ROYAL (INTÉGRALE)

 

par Thomas publié dans : Ségolène

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Séance de dédicace vue par une militante

Posté par jeanluke le 15 décembre 2007

ddicacesgolne.bmpJe voulais partager avec vous ce moment formidable qu’était la séance dédicace de Ségolène Royal pour son nouveau livre « Ma plus belle histoire, c’est vous ». Non loin du quartier très populaire de Ménilmontant, dans la rue montante « Bagnolet », une librairie très profonde style loft, un haut plafond, une grande queue de sympathisants, de fans, de révoltés, de personnes qui espèrent et veulent croire à un avenir meilleur, qui ont un désir d’avenir, se forme petit à petit.

J’ai eu 20 secondes pour témoigner à Ségolène ma reconnaissance, pour lui dire à quel point je la trouve courageuse et à quel point nous avons besoin d’elle, toujours forte, toujours femme, toujours libre. J’ai également eu le temps de lui dire que j’étais persuadé qu’elle finirait par gagner même si différentes forces (interne au ps, sarkozyste ou lobbyistes média-financier) feraient tout pour l’en empêcher, je lui ai dis qu’elle gagnerait parce qu’elle, elle a la foi.

Elle était belle Ségolène, si vous l’aviez vu de près, elle est bien plus jolie qu’à l’écran, elle dégageait un tel charisme, de telles ondes positives. Après qu’elle ait signé mon livre, je suis monté sur le petit balcon derrière elle et je suis resté à l’observer pendant près d’une heure.

C’est incroyable avec quelle gentillesse, quelle générosité elle recevait les personnes, elle leur serrait la main en leur offrant son sourire, elle leur parlait avec douceur et élégance, les écoutait avec patience.

Elle est tout simplement merveilleuse, j’ai tellement pris d’ondes positives, j’ai tellement apprécié ce moment, Ségolène Royal est un être exceptionnel, je vous souhaite à tous d’avoir un jour la chance de l’approcher de près.

C’est une véritable génie, source d’énergie et d’espoir.

Merci Ségolène, Mona.

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La colère de la journaliste Memona Hintermann face à la visite du Colonel Kadhafi

Posté par jeanluke le 14 décembre 2007

memonacopie1.jpgMemona Hintermann est née le 19 janvier 1952 au Tampon à l’île de la Réunion d’un père indien musulman et d’une mère créole d’ascendance bretonne et catholique. Malgré onze enfants, son père n’a jamais voulu épouser sa mère, car catholique, et il a fini par abandonner sa famille. Dans son livre autobiographique, Memona avoue avoir été obligée dès l’âge de 4 ans de chaparder, pour pouvoir manger. Cette même année, son frère Hamza meurt de fièvre.

En 1971, elle gagne le concours de l’ORTF à Saint-Denis-de-la-Réunion.

En 1973, elle obtient une maîtrise de droit.

Arrivée en Métropole, en 1976, Memona Hintermann commence par présenter le journal télévisé régional à France3-Orléans avant de présenter le journal télévisé national.

En 1984, elle devient grand reporter au service étranger et part couvrir la plupart des grands conflits dans le monde : elle a couvert la chute du mur de Berlin et la guerre des Balkans. Elle est spécialiste du Moyen-Orient et de l’Afghanistan.

En 2001, elle reçoit la médaille de la Légion d’honneur.

Invitée lundi 10 décembre de l’émission de Canal+, « L’Edition Spéciale », Memona Hintermann se révolte contre la venue du dirigeant libyen, voici quelques extraits ainsi que la vidéo de l’interview dans laquelle elle relate sa première rencontre avec Kadhafi qui aurait tenté de la contraindre sexuellement.

« Merci de me recevoir, il y a très peu d’espace aujourd’hui en France où l’on peut encore critiquer les choses »


« En 35 ans de journalisme c’est la première fois, la toute première fois, que je prend la parole pour dire que je ne suis pas d’accord d’une façon aussi publique »

« Est-ce qu’il faut baisser son pantalon pour des contrats? »

« C’est une tâche aujourd’hui sur le drapeau français, je l’aime ce drapeau français »


kadhafimonami.jpg » On marque une petite pause et on continue de parler ensemble du Président Kadhafi, de la visite en France… »

« …du Président? ; c’est une racaille, lui c’est une racaille! »

« Il ne nous reste plus à nous, à la France de recevoir Ben Laden, parce que là, on a été jusqu’au bout »

« Je trouve qu’invoquer un jour Guy Môquet, quand même c’est une figure de la Résistance, pour ensuite aller faire un pont d’or à Kadhafi (…) il faut arrêter ce cinéma, disons qu’on a besoin de l’argent, de beaucoup d’argent, disons que nous n’avons aucun principe et surtout cessons de donner des leçons au reste du monde ».

Voir la vidéo :      cliquer ici

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TOUTE MA PLACE AU PREMIER RANG

Posté par jeanluke le 14 décembre 2007

segoaveclarose171106.jpg Vous semblez avoir échappé à la dépression post-défaite qui a touché tous les candidats battus au second tour de l’élection présidentielle. Comment avez-vous fait ?
Ségolène Royal – Oui, c’est vrai. J’ai senti cela dès le soir du second tour. Malgré la défaite, je suis restée debout. Je n’ai pas pensé à moi-même, mais à tous les électeurs qui ont été déçus, parfois désespérés de ce résultat. Je me suis dit que, pour eux, Ségolène Royal n’existait pas, c’était la candidate qui était là qui avait incarné quelque chose et qui devait rester forte. Rester forte. D’une certaine façon, la fierté de cette campagne, j’ai continué à la porter après la campagne parce que quelque chose s’est levé, une espérance qui ne s’arrêtera pas.
Votre livre est intitulé « Ma plus belle histoire, c’est vous ». C’est une conception romanesque de la politique ?
Non. C’est la traduction de la démarche participative que j’ai engagée. Aujourd’hui, on ne peut pas faire de la politique sans y associer les Français. Même si cette démarche a eu du mal à embrayer sur la seconde étape, celle des propositions, et c’est sans doute un des points faibles de la campagne. Mais, plus que jamais, la politique est une belle histoire dont les citoyens sont les premiers acteurs.

bethune111106.jpg Le mot subliminal de votre titre, c’est le mot amour. On imagine déjà vos détracteurs s’agacer de voir à nouveau la ferveur qui a entouré votre campagne l’emporter sur la rationalité politique…
Tant mieux. La rationalité est largement répartie, la ferveur, ça n’est pas donné à tout le monde. Je crois que c’était un atout… Regardez ce qui se passe aujourd’hui en France, les gens ne s’aiment pas.
Il y a une forme d’exercice du pouvoir qui consiste à rendre jaloux les uns des autres, à les dresser les uns contre les autres, ceux qui ont droit aux heures supplémentaires et ceux qui n’y ont pas droit, ceux qui sont méritants et ceux qui ne le sont pas, ceux qui se lèvent tôt et ceux qui travaillent tard… J’avais dit dans ma campagne que cela aiguiserait les tensions et les violences. C’est bien ce qui est en train de se passer, en particulier dans les banlieues, où rien n’a été fait depuis l’élection présidentielle.
lLe manque de discipline, au bon sens du terme. Le manque de discipline dans mon camp, alors que j’avais été désignée par 60 % des adhérents. Cette règle commune aurait dû s’imposer à tous. Le manque de discipline aussi dans l’adhésion aux idées neuves que j’ai portées, d’évolutions profondes de la société française que j’avais comprises. Non pas moi toute seule, mais en écoutant les forces démocratiques, les experts, les sociologues, avec aussi mon expérience d’élue depuis plus de vingt ans. Je voyais bien les choses monter dans le pays. La démocratie participative nous a beaucoup appris sur un certain nombre de réalités qui n’ont pas suffisamment été prises en compte dans la campagne parce qu’elles heurtaient un certain nombre de dogmes socialistes. En particulier la question centrale selon laquelle la gauche, aujourd’hui, a la responsabilité de mettre en place les sécurités collectives qui permettent les choix individuels et les réussites individuelles. La gauche a toujours eu du mal à faire cette réconciliation. Et plus que jamais, c’est la gauche qui peut le permettre. C’est en sécurisant les gens, en luttant contre toutes les formes de désordre qu’on permet ensuite à un pays de se projeter dans l’avenir et aux citoyens de prendre des risques, et donc d’être créatifs et de relancer la croissance économique.
Vous n’aviez donc pas, et le PS non plus, une vision claire de l’état de la France, de ses attentes ?
a24.jpgGlobalement, il y a eu peut-être un manque d’attention apportée aux mutations. Il y a eu aussi des synthèses un peu artificielles lors des congrès du Parti socialiste, parfois la crainte de trancher un certain nombre de questions qui fâchaient, le traumatisme lié au référendum européen qui avait divisé les socialistes. Bref, une certaine frilosité pour aborder des questions sur lesquelles nous n’étions pas forcément d’accord, mais qui, avec un travail approfondi, auraient permis de faire émerger des choix collectifs. Je pense à la question de l’identité nationale, aux questions liées à la sécurité, au débat sur la liberté de choix de l’école par les familles, à la question de la valeur travail. Autant de valeurs fondamentales que les socialistes ont trop longtemps laissées à la droite. Ce travail a été entamé pendant la campagne présidentielle. Nous devons le poursuivre.
La difficulté d’être femme en politique, à ce niveau, reste-t-elle l’une des explications centrales des réticences à l’égard de votre candidature ?
segometz.jpgOui, c’était une révolution. Il y a eu un procès lancinant en incompétence. C’est typiquement le procès que l’on fait aux femmes. En clair, il y a en politique des sujets de filles et des sujets de garçons. Les sujets de filles sont forcément secondaires : l’éducation, l’environnement, le social, le handicap, la famille. Tout ce qui passionne les Français et qui fait l’essentiel de leur vie quotidienne, car ce sont les domaines où ils mesurent le progrès social dont ils peuvent bénéficier. Et puis vous avez les sujets de garçons : l’économie et l’international. Forcément, une fille est incompétente sur les sujets de garçons. Eh bien, je revendique le fait que ces sujets de garçons – l’économie et l’international – sont des sujets très importants, dans lesquels j’ai aussi une compétence, sans doute à améliorer, ce à quoi je m’emploie. Car l’économie et l’international sont quand même au service du progrès social, du progrès éducatif, de la lutte contre les inégalités, de la remise en avant du facteur humain. Je revendique le droit pour les femmes à avoir cette double compétence, même si – je n’en disconviens pas – sur un certain nombre de sujets, comme les retraites ou le financement de la Sécurité sociale, je n’avais pas toutes les réponses
Vous avez manqué de temps ?
Bien sûr. L’année qui a été prise pour le combat interne au Parti socialiste a manqué pour se rassembler au sein du Parti socialiste, pour commencer les convergences avec les autres forces de gauche démocratiques et de progrès dans le pays. Et aussi pour recaler un programme présidentiel à partir du projet du Parti socialiste.

1256226748.jpgEn quoi cette campagne a-t-elle modifié votre analyse de la situation du pays ?
Je retiendrai surtout, au contact des centaines de milliers de Français, leur soif démocratique. Les Français veulent profondément que le pays se réforme, bouge. On dit, à tort, que les Français n’aiment pas les réformes. En réalité, ils veulent en comprendre la cohérence et avoir la garantie de la justice de ces réformes. Ce qui m’a frappé, c’est le sentiment d’un immense gaspillage de talents, d’énergie et d’imagination. Nous sommes dans une société qui n’est pas mise en mouvement et les choses s’aggravent aujourd’hui avec ce pouvoir personnel qui pense qu’il peut concevoir tout seul ce qui est bon pour la société. Je crois, au contraire, qu’un Etat et les pouvoirs publics sont là pour faire levier dans la société et mettre ses forces en mouvement.
segoenfants.bmpVotre livre en témoigne : le désir d’avenir de Ségolène Royal est intact…
J’ai fait cet exercice qui n’était pas facile : faire le bilan de la campagne. Je veux que les leçons soient tirées pour les prochaines échéances, quel que soit le candidat. Ma détermination est totale, forte, passionnée, à m’engager dans ce qu’il est convenu d’appeler la rénovation de la gauche. Forte de cette expérience que je viens de vivre, je serai, d’une façon ou d’une autre, au premier rang de cette bataille et de cet effort.
Faut-il, pour gagner, que le PS change de nature, de projet, de fonctionnement ?
Il faut que le parti devienne attractif, qu’il attire de nouveau vers lui les mouvements, les forces intellectuelles et sociales du pays. Nous devrons réussir à accomplir un dépassement de nous-mêmes et faire en sorte que les autres forces de gauche, y compris les forces de centre et de centre gauche, viennent vers nous. Je conçois les alliances futures non pas comme des alliances entre appareils, je ne conçois pas la rénovation et la modernisation du PS comme un dérapage vers la droite ou vers je ne sais quelle social-démocratie…
Le mot vous paraît obsolète ?
Oui, obsolète et très connoté comme un déplacement à droite, comme s’il y avait une gauche inefficace et une gauche efficace qui serait plus à droite que celle qui est plus à gauche. Je ne crois pas du tout à cela. Je pense qu’il faut capter le meilleur dans tous les courants de pensée. On a beaucoup parlé de la main tendue à François Bayrou. C’est oublier que j’avais aussi confié une mission à José Bové sur la réforme de l’aide au développement. L’altermondialisme doit converger vers nous. Quant à l’extrême gauche, sa radicalité est nécessaire sur certains sujets, mais pas tous. Dans d’autres domaines, au contraire, il va falloir nouer des compromis sociaux pour que les réformes se fassent sans que les lois du libéralisme sauvage l’emportent.

Sur quel sujet la radicalité est-elle la bonne réponse ?
Pour la défense de la protection sociale et dans la lutte contre les franchises médicales. Nous ne devons absolument pas laisser faire le démantèlement de la protection sociale. Il faut également défendre de manière radicale les services publics, leur raison d’être, leur gratuité. Il en est de même pour résoudre le problème des banlieues et vraiment mettre en mouvement cette France métissée que j’ai évoquée et qui, parfois, a été mal comprise par un certain nombre de Français qui ont eu peur pour l’identité nationale.
Vous sentez-vous plus proche des idées de François Bayrou ou de celles d’Olivier Besancenot ?
Je ne fais pas de choix. C’est un dépassement dans le respect des identités de chacun de ces mouvements politiques. Le Parti socialiste peut redevenir une force centrale qui s’assume en tant que force centrale à gauche, capable d’associer ces différents courants. Je me reconnais dans les propos de François Bayrou sur l’impartialité de l’Etat et sur la droite, mais pas quand il en rabat sur la question des services publics. Je me reconnais dans Olivier Besancenot quand il demande la radicalité sur un certain nombre de sujets, mais pas quand il dit qu’il faut un mouvement social sur tous les sujets.

img0475.jpgAvez-vous l’intention de prendre la direction du PS ?
Je vous confirme ma principale motivation : prendre, aujourd’hui, toute ma place au premier rang – mais il y a plusieurs personnes sur un premier rang. Tout ce qui a été débattu durant la campagne est une base extrêmement riche à partir de laquelle nous devons continuer à travailler. Ensuite, on verra le moment venu. Mais je ne veux pas que les socialistes restent sur cette défaite.
Ni vous ?
Ni moi. Je pense que nous sommes plus capables que la droite d’accompagner la mutation du monde et de réformer la société française sans brutalité. On peut faire l’alliance entre les générations. L’un de mes plus profonds regrets dans ce résultat, c’est de ne pas avoir su convaincre les personnes âgées. Je suis convaincue que la France ne peut avancer que si nous arrivons à réconcilier les générations. Ce travail au long cours auprès de nos anciens, j’ai bien l’intention de le conduire et de le gagner.

par Kévin publié dans : Vidéos, Interviews & Meetings

 

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