• Accueil
  • > Recherche : avenir saint denis

Résultats de votre recherche

« De François à Ségolène » par François REBSAMEN

Posté par jeanluke le 2 novembre 2007

rebsamen3.jpg rebsavecsegolene.bmp

Entretiens avec PHILIPPE ALEXANDRE

Editions Fayard 2007

Bras droit de François Hollande et directeur de campagne de Ségolène Royal, le numéro deux du PS et maire de Dijon, François Rebsamen, s’est retrouvé dans l’œil du cyclone. Acteur de premier plan du palpitant feuilleton politique qui s’est achevé le 6 mai dernier, il en révèle toutes les péripéties jusqu’ici demeurées secrètes.

C’est la première fois en France que l’organisateur d’une campagne en fait lui-même le récit. De la Berezina de 2002 au Waterloo de 2007, il est parti à l’assaut du pouvoir avec la grande armée des socialistes, volant d’espérance en déception, d’allégresse en fureur, et de François à Ségolène. Il a vécu les éclats de voix et les conjurations d’éléphants. Il répond aux questions du journaliste Philippe Alexandre sans langue de bois. Il ouvre aussi des perspectives d’avenir pour la gauche et propose de rompre avec les vieilles habitudes, les vieux clivages, les vieilles pratiques

Publié dans | Pas de Commentaires »

« Les derniers jours de la classe ouvrière » par Aurélie FILIPPETTI

Posté par jeanluke le 2 novembre 2007

livreaurelie.jpg 070606220631osfbe3l20segolneroyaletaureliefilippetticandidatedab.jpg

Aurélie Filippetti nous raconte l’agonie d’une industrie jadis fer de lance de l’économie française. Avec fierté et respect, elle, la fille de mineur, évoque son enfance à Longwy... En hommage à une population disparue, écrasée par les patrons et les restructurations industrielles.

Editeur : Stock Publication :17/9/2003 Prix éditeur : 15 euros – Prix alapage.com : 14.25 euros 200 pages

——————————————————

Des enfants de Lorraine se mettent à écrire. Parmi eux, Aurélie Filippetti. À son contact, la classe ouvrière veut encore faire parler d’elle.En hommage à ce père disparu trop tôt et parce que le deuil est impossible, Aurélie Filippetti, fille et petite-fille de mineur, subtile normalienne de trente ans, a écrit les Derniers Jours de la classe ouvrière. Elle y a mis cinq ans de sa vie. Une vie commencée à Audun-le-Tiche, Pays-Haut, Lorraine. Une région au passé prestigieux, où l’or avait la couleur du minerai de fer, poussière tueuse, où le travail avait valeur de solidarité, de dignité, d’engagement politique. Un bout de terre, aujourd’hui laminé, où ses héritiers expatriés tentent lors du retour d’y retrouver ce qui a disparu. Une mémoire vivante dont ils veulent encore se souvenir.

Vous racontez l’histoire de votre famille – Italiens immigrés en Lorraine, communistes -, comment s’est imposée l’histoire de ce livre ?

Aurélie Filippetti. L’idée de ce livre est venue de ma prise de conscience que cette histoire-là n’est pas du tout connue, en tout cas, pas assez à mon sens : l’histoire de ces immigrés italiens ou polonais venus travailler en Lorraine – c’était valable aussi pour le Nord – qui ont été pour moi des vrais héros de l’épopée industrielle, et qui ont été balayés et jetés aux oubliettes de l’histoire d’une manière qui me semblait injuste. J’avais envie de leur rendre justice.

Pourquoi avoir choisi une forme d’écriture fragmentée, éclatée, pour signifier une Lorraine en lambeaux ?

Aurélie Filippetti. Effectivement. Je crois que la forme doit correspondre au fond, à ce que l’on veut faire passer, à ce que l’on veut exprimer. Écrire un roman avec des personnages et une chronologie linéaire aurait été contraire à ce que je voulais exprimer, c’est-à-dire la violence sociale énorme qui s’exerçait à l’encontre de ces gens, et pour cette violence-là, il fallait que je trouve un moyen esthétique, au sens littéraire, de l’exprimer.

C’est vrai que les chapitres sont venus naturellement et cela correspond bien à tous ces destins brisés.

Aurélie Filippetti. Dès 1920, avec l’arrivée d’immigrés italiens, mais auusi polonais ou ukrainiens, la Lorraine se forge une identité… C’était comme un microcosme, des gens qui étaient à la fois immigrés, c’est vrai beaucoup d’Italiens, ouvriers et mineurs. Au sein de la classe ouvrière, c’était très particulier, ils étaient presque l’archétype de la classe ouvrière, avec la solidarité.

…Une certaine noblesse de la classe ouvrière.

Aurélie Filippetti. Une fierté, une dignité. Et puis il y avait le militantisme communiste quoique certains en disent. J’ai eu des retours du livre – en général très positifs – mais il y en qui sont venus me dire : mais enfin tout le monde n’était pas communiste là-bas. Oui, peut-être mais quand même beaucoup ou alors ils étaient à la CGT, c’était avant tout des gens de gauche, profondément à gauche, il ne faut pas se raconter d’histoires. Cette petite société de mineurs était donc tout à la fois un mélange d’italianité, de militantisme politique et de culture de classe.

Vous écrivez :  » À la mine, un homme seul est un homme mort. « 

Aurélie Filippetti. C’était la phrase que mon père, que les mineurs répétaient tout le temps. Mon père me racontait, comme il était militant syndical et politique, pour le punir, il avait été envoyé dans les galeries, tout seul. Il me disait : huit heures, tout seul, au fond d’une galerie, tu ne peux pas savoir ce que c’est.

Ces hommes entretenaient un attachement viscéral au travail. N’est-ce pas non plus la catastrophe du travail que vous décrivez ?

Aurélie Filippetti. C’est un des grands thèmes, à mon avis. Aujourd’hui, dans tout le discours qu’on entend sur le travail, il y a un renversement, une rhétorique que je trouve indécente. Les gens des classes populaires ont envie de travailler, ils en sont fiers quand ils le peuvent. Culpabiliser les chômeurs en disant qu’ils sont au chômage parce qu’ils ne veulent pas travailler, mais enfin qui parle et de qui parle-t-on ? Quand on voit tous ces ouvriers, qui pendant les cent cinquante ans de l’industrialisation à outrance, ont trimé comme des brutes, aujourd’hui, on leur dit : c’est de votre faute, vous ne travaillez pas assez ou vous n’êtes pas assez compétitifs, et que l’on culpabilise leurs enfants, c’est vraiment indécent.

Ce travail, ils l’avaient dans la peau, jusqu’à la fin, et pourtant, ils l’aimaient ce travail…

Aurélie Filippetti. C’est très paradoxal. C’est difficile pour certains de comprendre comment ils pouvaient aimer un travail si dur. Ils étaient à la fois conscients qu’ils avaient des métiers très dangereux, où ils étaient exploités, et en même temps, ils en étaient fiers, fiers de la société qu’ils avaient créée, le fait de travailler ensemble, de manière collective, les solidarités, les luttes qui avaient eu lieu et qu’ils avaient gagné pour des droits.

Il y avait l’idée d’un progrès social, qu’ils faisaient partie de la classe ouvrière, qu’ils avaient une fonction très importante dans la société, qui était valorisée par le Parti communiste français. Avec le déclin du PCF, c’est aussi cela qui a disparu. Le titre de mon livre, les Derniers Jours de la classe ouvrière, c’est ça pour moi. Ce n’est pas dire du tout qu’il n’y a plus d’ouvriers en France, bien au contraire, c’est dire, on ne parle plus de classe ouvrière, c’est cette valorisation du monde ouvrier qui a disparu, en particulier du discours politique, et ça, c’est tragique.

Quand on entend des jeunes dire, on ne veut pas être ouvrier, on ne peut pas leur en vouloir, ces métiers-là sont dévalorisés. Ils savent que leurs parents ont été pris pour de la chair à usine, on ne peut pas leur en vouloir d’être méfiants. À Metz, j’ai rencontré une jeune fille qui travaillait dans l’un des derniers hauts fourneaux, à Hayange, elle avait lu le livre, en avait parlé avec ses collègues, et elle s’était demandée : on fait le même travail que nos parents, pourquoi a-t-on perdu cette solidarité-là, que s’est-il passé ?

Vous sentez-vous dépositaire d’une mémoire commune ?

Aurélie Filippetti. Je suis l’une des dépositaires. À partir du moment où j’avais cette mémoire, où je vivais cette histoire, j’avais l’impression d’avoir été témoin de quelque chose d’extraordinaire, d’unique et de rare, et j’avais le devoir d’en parler.

Que pouvait signifier pour vous le reniement de l’héritage,  » trouver ridicule cet accent lorrain, un jour honte de sa culture et n’en plus parler  » ?

Aurélie Filippetti. C’était ma peur, j’avais cette angoisse – un peu moins depuis le livre – de me dire que finalement, j’allais trahir. Mon père avait toujours refusé d’être autre chose qu’ouvrier, sauf délégué mineur, là il était élu par les camarades, mais moi j’avais accepté de faire des études, donc j’avais peur de trahir.

Ce père mort qui ouvre et clôt le livre reste fidèle à son engagement mais aussi toujours en proie au doute…

Aurélie Filippetti. C’est étrange, c’est comme s’il n’y avait pas eu d’autre issue que la mort. Mon père avait toujours été habité par le doute, mais je crois comme tous les militants communistes. Il fallait vraiment être inconscient pour ne pas se poser de questions, sauf les apparatchiks, mais eux avaient leur intérêt propre. J’ai toujours vu mon père douter, être dans des contradictions, entre ce qu’il pensait vraiment et ce qu’il devait dire aux camarades, parce que pour les convaincre de suivre la ligne, eh bien c’est lui qui devait les convaincre, et même quand il doutait, il faisait comme s’il ne doutait pas !

Vous semblez critique face à ces permanents du PCF qui intimaient à la base l’ordre d’exécuter ?

Aurélie Filippetti. Prague a été un très bon exemple. Au moment de Prague, il y eu cet espoir, d’ailleurs le PCF va réprouver et condamner l’URSS, et le lendemain, chambardement, il fallait de nouveau suivre la ligne.Mon père avait en lui très fort le mythe du Parti communiste italien. Heureusement qu’il y avait le PCI parce que cela leur donnait encore le sentiment d’être communistes.

Lorsque je retourne en Lorraine, je recherche les traces de ce qui n’est plus…On a l’impression que ce qui est perdu, sera perdu définitivement. Quand on va là-bas et qu’on se dit, là il y avait une usine, il y avait 7 000 personnes, il n’y a plus rien, c’est une manière de dire, il ne s’est rien passé, de nier le travail et le courage de ces hommes, c’est insupportable. La mémoire ouvrière et industrielle est fondamentale.

Entretien réalisé par Virginie Gatti

———————————————————————-

En liens: Le retour d’Aurélie en Lorraine

Le journal de FR3 annonçant son élection (surprise?) face au dénommé Missoffe, héritier des Maitres de Forges:

http://www.dailymotion.com/related/3711620/video/x2b9vs_reportage-fr3-resultats-legislative_politics

Et le fameux « Faîtes que ma soeur soit à l’Assemblée Nationale » de Ségolène Royal:

http://www.dailymotion.com/related/5057939/video/x27jwk_aurelie-ma-soeur_politics

 

 

 

 

Publié dans | Pas de Commentaires »

Chili: Ségolène Royal se découvre « beaucoup de points communs » avec Michelle Bachelet

Posté par jeanluke le 1 novembre 2007

bachelet.jpg

SANTIAGO (AFP) – L’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle française, Ségolène Royal a rencontré longuement mercredi à Santiago la présidente chilienne, Michelle Bachelet, et s’est trouvé « beaucoup de points communs » avec elle.« J’ai retrouvé une femme dirigeante politique, une femme chef d’Etat, forte, déterminée et enthousiaste » a déclaré Mme Royal à l’issue d’un petit déjeuner de plus de deux heures au palais présidentiel de la Moneda au centre de Santiago.

Lire la suite… »

Publié dans Non classé | Pas de Commentaires »

Le salaire du chef d’une entreprise de démolition augmente de 140%

Posté par jeanluke le 1 novembre 2007

nicol110.jpg 3989100597novembrenoirsurlefrontsocial.jpg

Billet d’humeur :

Jamais aucun syndicat, même parmi ceux jugés les plus « révolutionnaires » n’aurait osé, ni même envisagé promouvoir une telle revendication. Sarkozy nous l’avait dit pendant sa campagne « avec lui tout est possible !!! »… pour lui-même et ses amis.

Pendant ce temps-là, on reproche aux malades… d’être malades et de se soigner. Et on leur fait payer leurs médicaments. On ferme les tribunaux, diminue le nombre des enseignants, liquide les services publics (trop chers, on croit rêver). La France risque d’être paralysée parce que ces Messieurs s’attaquent à la retraite bien gagnée de gens qui ont travaillé toute leur vie. Je n’ai même pas envie de détailler les attaques du pouvoir contre la population modeste de ce pays. Ces modestes pages n’y suffiraient pas.

Leur arrogance et leur mépris a de moins en moins de limites et j’ai vraiment de plus en plus de mal à croire qu’une majorité de Français a voté pour ça. Gageons que certains s’en repentent… un peu tard.

En ces heures glorieuses du Sarkozisme triomphant, j’ai une pensée émue pour nos chers transfuges et autres ralliés à l’ouverture… de leurs portefeuilles. Vont-ils bénéficier du même traitement ? Leurs trente deniers vont-ils devenir soixante-douze ? On pourrait après tout considérer cela comme une forme de justice car, sans eux, il n’en serait pas là.

Le Premier Novembre

Jean-Luc.

Publié dans | 1 Commentaire »

Ségolène Royal: Correspondance de Buenos Aires: la CTA (Centrale des Travailleurs Argentins)

Posté par jeanluke le 31 octobre 2007

cta.jpg

Samedi 28 octobre :
rencontre au siège de la Centrale des Travailleurs Argentins

Aujourd’hui, je rencontre la direction nationale de la CTA, syndicat indépendant, pluraliste et combatif qui se bat pour sa reconnaissance légale. En Argentine, en effet, le syndicalisme a historiquement pris la forme d’une organisation unique, pilier du régime péroniste. Après la fin de la dictature et durant les années ultra-libérales du gouvernement Menem, un mouvement syndical indépendant s’est peu à peu affirmé et a donné naissance, en 1992, à la CTA.

Lire la suite… »

Publié dans International | Pas de Commentaires »

DERNIERS JOURS A BUENOS AIRES: LA CTA (Centrale des Travailleurs Argentins)

Posté par jeanluke le 31 octobre 2007

Correspondance de Ségolène Royal:
cta.jpg

Samedi 28 octobre :


rencontre au siège de la Centrale des Travailleurs Argentins

Aujourd’hui, je rencontre la direction nationale de la CTA, syndicat indépendant, pluraliste et combatif qui se bat pour sa reconnaissance légale. En Argentine, en effet, le syndicalisme a historiquement pris la forme d’une organisation unique, pilier du régime péroniste. Après la fin de la dictature et durant les années ultra-libérales du gouvernement Menem, un mouvement syndical indépendant s’est peu à peu affirmé et a donné naissance, en 1992, à la CTA.
Ce syndicat se bat aujourd’hui pour être habilité, lui aussi, à conclure des accords avec le patronat et l’Etat. Leur priorité : la juste redistribution des fruits de la vigoureuse croissance argentine. Ses responsables m’expliquent sur quelles bases ils ont constitué leur organisation qui entretient des relations fraternelles avec les syndicats français et participe activement à la Confédération Internationale des Syndicats : autonomie par rapport aux partis et à l’Etat, démocratie syndicale, recherche d’un syndicalisme adapté aux formes actuelles du capitalisme globalisé.

 

Je leur fais part de ma conviction que la qualité du dialogue social et des relations dans l’entreprise est un facteur de compétitivité et de mobilisation efficace de la richesse humaine. Au fil de nos échanges, je suis frappée de voir combien, malgré la différence des contextes, les problèmes se ressemblent : quelles sécurités face à la précarité grandissante ? Quel modèle de croissance profitant au plus grand nombre ? Quel rapport de force avec quel syndicalisme représentatif et de masse pour rééquilibrer les relations entre le capital et le travail ?

 

Ils me parlent aussi des spécificités de la société argentine et notamment de l’importance de l’économie informelle qui les a conduits à ce parti-pris novateur : pour syndiquer celles et ceux qui n’ont que le travail au noir pour subvenir à leurs besoins (40% de la main d’œuvre) ainsi que les salariés précaires, la CTA développe, à côté des sections d’entreprise, l’affiliation individuelle des salariés sans statut, des chômeurs et des handicapés, comme me l’explique un de leurs responsables lui-même handicapé.

 

L’un des dirigeants de la CTA parle français et se présente comme « un métallo CFDT » : exilé chez nous pendant les années de dictature, il a travaillé et milité chez Alstom. Alexandra, responsable du secteur femmes, me dit combien elles ont été actives dans la construction de la CTA car les salariées sont les plus assignées au travail précaire et aux salaires les plus bas : « derrière chaque enfant pauvre, il y a une femme pauvre » me dit-elle. C’est sous leur impulsion que la CTA a intégré dans ses revendications la nécessité d’équipements d’accueil de la petite enfance (crèches, maternelles) accessibles aux plus pauvres.

 

Ils me parlent aussi de leur combat contre ce qu’ils appellent « la criminalisation de la protestation sociale » (3000 militants syndicaux actuellement concernés) et pour l’universalisation de la protection sociale, avec un salaire minimum garanti à tous alors qu’aujourd’hui 5,8 millions de salariés sur 12 millions n’y ont pas accès. Ils évoquent aussi le lourd tribut payé (67% des victimes) par les militants ouvriers et leur fierté d’être aujourd’hui parties civiles dans les procès intentés aux tortionnaires.

 

Cette rencontre a donné lieu à de nombreuses reprises dans la presse écrite et audiovisuelle et notamment à une pleine page dans « Clarin », l’un des principaux journaux argentins. Le Ministre du Travail, que je rencontrerai le soir de l’élection de Cristina, m’en parlera longuement.

cta2.jpg

Dimanche 28 octobre :


Avec les Mères de la Place de Mai

mresplacedemai.jpgCe matin, j’ai rendez-vous avec Josefina « Pepa » de Noia, l’une des fondatrices des mères de la place de mai, l’une des 14 femmes qui, en pleine dictature, eurent les premières le courage d’exiger la vérité sur les « disparus ». Alors que la terreur s’abattait sur le peuple argentin, on les vit braver la répression avec leur fichu blanc sur lequel était brodé le nom de leurs enfant emprisonnés dont elles étaient sans nouvelles. Lors de ma campagne, l’une d’elles était venue à Grenoble m’apporter le soutien de ces femmes courageuses, hier résistantes et aujourd’hui toujours militantes pour que justice soit faite. Les mères sont aussi des grands-mères qui recherchent inlassablement les enfants arrachés à la naissance à leur mère emprisonnée et assassinée.


J’ai beaucoup d’admiration pour ces femmes debout qui ont défié un régime fondé sur la peur et s’investissent aujourd’hui dans la consolidation de la démocratie. En ce jour d’élection présidentielle, j’accompagne Pepa au bureau de vote et nous poursuivons en chemin notre conversation sur le combat de ces femmes auxquelles le président Kirchner a rendu l’hommage qu’elles méritent. Le gouvernement argentin a d’ailleurs prouvé sa détermination à ne pas laisser impunis les crimes de cette sinistre période et défère les tortionnaires à la justice.


Chez Anibal Ibarra

J’ai rendez-vous chez Anibal Ibarra, l’ancien maire de Buenos Aires nouvellement élu député, pour un « asado », un barbecue traditionnel argentin. Il a réuni pour la circonstance quelques élus de gauche (Susanna Rinaldi, Gabriele Alegre, Raul Puy) et artistes amis. Il m’accueille chaleureusement et déclare à la presse que, pour lui, ma visite témoigne du renforcement des liens entre les femmes politiques qui, en Argentine, au Chili et en France, « doivent batailler ferme pour tracer leur route dans des sociétés machistes ». Susanna Rinaldi déclare aux journalistes que j’ai eu « l’audace d’entamer une actualisation d’un socialisme français qui, depuis François Mitterrand, s’était un peu assoupi ». Nous parlons de ce nouveau défi que l’Argentine doit relever : un partage plus équitable des fruits de sa croissance et une politique volontaire de réduction des inégalités.

A l’hôpital public Posadas

Cet après-midi, je visite avec Carlos Schwartz, qui y exerce comme chirurgien des enfants, l’hôpital public Posadas, immense équipement qui accueille tous ceux qui n’ont pas les moyens de se soigner dans le secteur privé. Le paradoxe saute aux yeux : des personnels très qualifiés, un service de néonatologie très moderne mais des bâtiments mal entretenus et, en particulier, un service des urgences qu’il tient à me montrer et dont le délabrement est inimaginable avec des malades entassés sur des paillasses, un chien errant dans les couloirs… Le combat de ce médecin socialiste pour que le service public fonctionne mérite d’être salué.

 

signature31.gif

 

Publié dans | Pas de Commentaires »

Cristina Présidente: C’EST FAIT!!!

Posté par jeanluke le 29 octobre 2007

buenosaires3.jpg

Réaction de Ségolène Royal

Je suis heureuse de vivre en direct et de saluer la victoire de Cristina Kirchner dès le premier tour de cette élection présidentielle qui marque, je le crois, une date historique dans ce grand pays qu’est l’Argentine, cher au coeur de beaucoup de Français.
Lire la suite… »

Publié dans International | Pas de Commentaires »

« Démocratie participative:le pouvoir au peuple » d’Yves SINTOMER

Posté par levequecatherine le 29 octobre 2007

Le pouvoir au peuple, Yves SINTOMER

(spécial cadeau de Noël pour vos futurs élus! )

Le pouvoir au peupleéditeur: La Découverte) yvessintomer.jpg

Yves SINTOMER lors d’une réunion publique

à Saint Denis en Mai 2005 (photo J-Luc)

Dans cet ouvrage , Yves Sintomer ( professeur de sociologie à l’université de Paris VIII ) aborde l’histoire du tirage au sort et ses multiples applications. Il mène une reflexion sur les enjeux de la Démocratie participative et démontre , à travers la diversité des expériences actuelles, ses implications pour l’avenir de la démocratie et des citoyens.


Vous retrouverez en un « clic » Yves Sintomer et un dossier sur la Démocratie participative sur le site Transversales:http://grit-transversales.org/dossier_article.php3?id_article=172

« La proposition de Ségolène Royal de mettre en place des jurys citoyens tirés au sort pour évaluer l’action des politiques a soulevé une tempête de protestations. Le tirage au sort a pourtant une longue histoire politique. Il constitue l’une des dimensions, trop souvent oubliée, du gouvernement du peuple. Inventé avec la démocratie à Athénes, utilisé dans les républiques médiévales et renaissantes, pourquoi a-t-il été réservé aux jurys d’assises dans les démocraties modernes ? Et pourquoi les expériences se multiplient-elles aujourd’hui à l’échelle internationales: jurys citoyens, conférences de consensus, sondages délibératifs, colléges tirés au sort dans les conseils de quartier et les budjets participatifs? Yves Sintomer montre dans ce livre incisif qu’un nouveau terrain politique est en train d’émerger. Face à la « démocratie » d’opinion et à sa fascination obsessionnelle pour les sondages, une démocratie participative s’invente où les citoyens et les mouvements sociaux peuvent prendre leur part. »

Publié dans | 1 Commentaire »

Ségolène Royal avec les Mères de la Place de Mai en Argentine

Posté par jeanluke le 29 octobre 2007

mresplacedemai.jpg

L’ex-candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal, a rencontré dimanche à Buenos Aires une des Mères de la place de mai, mouvement créé pendant la dictature (1976-83) pour dénoncer les « disparitions » d’opposants, a constaté l’AFP.

Lire la suite… »

Publié dans International | Pas de Commentaires »

LETTRE DE SEGOLENE ROYAL DEPUIS BUENOS AIRES

Posté par jeanluke le 29 octobre 2007

Amigas, Amigos,

Je vous écris de Buenos Aires où je suis arrivée vendredi et où j’ai rencontré Cristina Kirchner, candidate favorite de l’élection présidentielle argentine. Ne soyez pas surpris par la graphie de cette petite lettre depuis l’hémisphère sud : je l’ai tapée pour partie sur un clavier espagnol qui ne comporte pas les mêmes signes et, après transfert sur un « azerty » francophone, les corrections laissent certainement à désirer ¡

Vendredi, donc, arrivée dans cette ville qui est vraiment l’une des plus belles du monde. Les valises sont restées à l’escale de Sao Paulo mais qu’importe ¡ Il faut savoir voyager léger…

Lire la suite… »

Publié dans International | Pas de Commentaires »

1...3334353637
 

Yüzyıla Ağıt |
St Maximin la Ste Baume que... |
inspecteurjjc |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Erratum
| Pascal-Eric LALMY
| Association pour une Meille...