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Merci à Ségolène pour…Magnifique d’avoir fait cette forme de bilan qui  » clou le bec  » à ceux qui ont la mémoire sélective !

Posté par goalexandre le 10 mai 2009

 bonsoir a tous et a toutes

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Magnifique d’avoir fait cette forme de bilan qui  » clou le bec  » à ceux

qui ont la mémoire sélective !

 

Merci à Ségolène pour…

 

Par Lucide Radical le 10/05/2009

1992: Merci Ségolène pour la loi pour le recyclage des déchets. Merci pour la campagne contre le bruit dans les transports et les bâtiments publics.

1997-2000: Merci Ségolène pour l’interdiction des punitions collectives, le zéro de comportement ou encore le bizutage.

Merci pour le développement des ateliers de travail dans les ZEP (zones d’éducation prioritaire). Merci pour les crédits donnés, à l’école, pour des heures de soutien.

Juin 1998: Merci pour la défense des enfants victimes de violence; merci pour la loi de relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu’à la protection des mineurs. Merci pour le numéro SOS Violences. Merci pour la campagne contre les enfants victimes de racket.

Merci pour la revalorisation du rôle des infirmières scolaires. Merci pour la pilule du lendemain dans les lycées.

Merci pour la défense de la famille: merci pour les « entretiens Brancion » où chaque jeudi des sociologues, philosophes ou juristes viennent réfléchir et débattre.

Merci pour ces débats au cours desquels se pense l’élaboration de la réforme de l’accouchement sous X (désormais l’enfant devenu majeur, peut demander, sous certaines conditions, à connaître ses origines).

Merci pour cette exigence de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle: merci pour les 20 000 places de plus dans les crèches et pour le congé paternité.

Merci pour le combat contre la pornographie et la violence sexuelle à la télévision.

Merci pour le développement des aménagements des transports en commun afin de faciliter leur accès aux personnes handicapées.

Merci pour le plan Handiscol. Désormais, il est plus facile de scolariser des enfants handicapés dans des écoles classiques ou adaptées.
~~~~~~~~~~

2004: merci pour votre élection dans une région qui semblait acquise à la droite. (Ségolène Royal met un point d’honneur de ne demander de l’aide extérieure à personne si ce n’est à François Hollande. Elle a même refusé de rencontrer Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn venus dans la région soutenir les candidats socialistes. Elle veut parvenir seule à la victoire.)

Ségolène Royal veut changer le paysage politique jusqu’alors gouverné par des notables et affirme qu’« un élu est là pour servir, pas pour se servir ».

Merci pour votre programme essentiellement centré sur le travail : faciliter l’accès au premier emploi pour les jeunes, résorber le chômage des femmes et des plus de 50 ans, installer de jeunes agriculteurs dans la région. Merci pour les crédits importants pour l’apprentissage et la formation. « Les bourses de la découverte » est donnée aux jeunes qui effectuent des stages à l’étranger dans le cadre de leurs études.

Merci pour la gratuité des livres scolaires…

et d’avoir utilisé la taxe sur les permis de conduire pour financer le permis des jeunes titulaires d’un CAP.

Merci pour la création d’ une charte qui engage les entreprises ayant bénéficier d’aides à ne pas délocaliser ni à licencier. Objectif: développer l’emploi dans sa région et cet accord a permis la création d’emplois. Merci pour les « bourses tremplins » permettant la création d’environ 200 entreprises.

Depuis 2006: merci pour les « forums participatifs » pour réfléchir avec les citoyens du Poitou-Charentes aux solutions à mettre en place.

Toutes ces mesures prises au niveau régional, peuvent être généralisées au niveau national, pour tout le pays, pour toute la France.

2006: merci pour l’espoir qui s’est levé avec les primaires pour la présidentielle de 2007. Merci pour ces débats démocratiques, si absents à droite.

( Le premier débat concerne les propositions économiques et sociales. Ségolène Royal souhaite en outre revenir sur la réforme des 35 heures et montre ainsi son indépendance vis-à-vis du programme socialiste. Le deuxième débat concerne les sujets de société et la conception du pouvoir. Ségolène Royal se distingue encore une fois en montrant l’intérêt de « la démocratie participative ». Selon elle, les citoyens sont les mieux placés pour parler politique et surtout proposer des initiatives et des réformes. En ce qui concerne les jeunes délinquants, elle propose un encadrement militaire dans des camps humanistes. Enfin, elle met un point d’honneur sur « les fondamentaux de la famille : protection, éducation, amour, transmission des interdits » et l’éducation qui « est la base de tout ». Le troisième débat enfin aborde les questions internationales. Ségolène Royal souhaite mettre en oeuvre les « lycées Kyoto » promouvant l’écologie. Il s’agirait de construire des lycées sans utiliser des énergies fossiles dans le but de réduire les gaz à effet de serre. Le premier d’entre eux ouvrira ses portes en septembre 2009 à Poitiers. En ce qui concerne le développement de l’Europe, il s’agit de lutter contre le chômage et de développer la recherche. Elle souhaite mettre en oeuvre une politique qui permettrait le retour des deux cents mille chercheurs partis à l’étranger faute de financements.
source: politique.net)

2007: merci pour cette première historique, qui est d’avoir vu enfin une femme accéder au second tour de l’élection présidentielle.

2008-2009: merci pour ce combat qui continue, votre pugnacité, l’atypisme de votre manière de faire de la politique et qui déroute les « éléphants » de gauche, du centre et de droite.

Merci pour vos voyages et vos réflexions que vous avez partagés avec nous sur les Etats-Unis depuis l’élection de Barack Obama, sur le Forum Social de Bélhem, sur votre présence en Guadeloupe et votre soutien aux travailleurs et à Elie Domota (dont un portrait a été effectué dans le dernier numéro du Nouvel Observateur), pour votre soutien aux salariés d’Heuliez et , plus généralement, à tous les salariés qui subissent les effets d’une crise qui, par ailleurs, semble profitable pour d’autres.

Merci pour ce remarquable discours de Dakar d’avril 2009, et qui rétablit un climat d’apaisement entre le monde occidental et l’Afrique, qui contient un « pardon » historique mais aussi des propositions audacieuses(http://www.lepost.fr/article/2009/05/08/1527923_segolene-royal-a-dakar-l…) .

Merci pour votre engagement dans la croissance verte, pour la création des UPC (Universités populaires et participatives de la connaissance), pour la fête de la Fraternité, pour ce magnifique livre « Femme debout » dans lequel j’ai trouvé une liberté de ton déconcertante, une lucidité à toute épreuve et un humour savoureux .

Et enfin, histoire de prendre mon pied en lisant les commentaires que j’imagine déjà (mais qui de ce fait, peut-être, seront absents, mais peu importe), merci pour ce grand discours que vous avez effectué au Congrès de Reims, ce congrès pourtant pathétique dans son déroulement et son issue… (c’est vrai que vous n’étiez pas très à l’aise au départ, mais quelle force par la suite!)

” Il est grand temps de rallumer les étoiles” Apollinaire.

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La 3000éme aide régionale au permis de conduire

Posté par jeanluke le 15 octobre 2008

chequepermiscond.bmpSégolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes, a remis lundi 13 octobre la 3000e aide régionale au permis de conduire à St Benoît (Vienne)

Mélissa Fraudeau, jeune apprentie coiffeuse au CFA « Campus des métiers » va donc bénéficier de 1 200 euros dans le cadre de cette action mise en place par la Région Poitou-Charentes dès 2005. Objectif : favoriser concrètement l’accès à l’emploi des jeunes, pour que chacun ait un métier
.

Outre l’aide au permis de conduire, la Région a mis en place une série de mesures pour soutenir les familles et les jeunes, notamment les apprentis : fonds social régional, achat du premier équipement professionnel, participation aux frais de restauration, d’hébergement, de transport… 

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QUI EST SEGOLENE ROYAL

Posté par goalexandre le 10 septembre 2008

 

Qui est-elle ? Que fait-elle ?

Issue d’une famille de huit enfants, Ségolène Royal obtient une licence de sciences économiques à Nancy, entre à Sciences Po Paris, puis à l’ENA.
Plus tard, elle passe le concours d’avocat au barreau de Paris.

Ses convictions, ses responsabilités

Ségolène Royal est membre du Parti socialiste depuis 1980.
Pendant six ans, de 1982 à 1988, elle est conseillère technique à l’Elysée, en charge de la jeunesse et des sports puis des affaires sociales.
Depuis 1983, Ségolène Royal a été conseillère municipale à Trouville-sur-Mer puis à Melle et à Niort dans les Deux-Sèvres, conseillère générale de ce département et conseillère régionale de la Région Poitou-Charentes.

 Députée de la 2ème circonscription des Deux-Sèvres depuis 1988, elle est devenue présidente de la région Poitou-Charentes en mars 2004. Ses responsabilités gouvernementales commencent en 1992 au ministère de l’Environnement. Elle est ensuite ministre déléguée à l’enseignement scolaire, ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance, puis ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées.


Parfois réduit à une campagne contre la pornographie, à une circulaire pour lutter contre la pédophilie et à l’interdiction du bizutage, le bilan ministériel de Ségolène Royal comporte beaucoup d’autres mesures importantes: une vingtaine de lois ou de décrets, tous orientés contre la violence, pour la protection des femmes, des enfants et des handicapés. Sans oublier la création du congé de paternité, celle du livret de paternité, des initiatives internationales en faveur des Droits de l’Homme.

Ses idées, ses actes

En Poitou-Charentes, la majorité dirigée par Ségolène Royal a rapidement transformé ses engagements en mesures concrètes: actions ciblées en faveur de la formation, de l’école primaire à l’enseignement supérieur; gratuité du permis de conduire pour les jeunes titulaires du CAP; Bourses Tremplins pour l’Emploi pour favoriser la création d’entreprises; Emplois Tremplins pour les jeunes; incitation à utiliser les trains régionaux à 1 euro par voyageur; développement des technologies de l’information dans les lycées mais aussi dans les petites communes rurales; contrats de trois ans avec la Région pour les jeunes chercheurs; réhabilitation du Marais poitevin, soutien aux activités agro-alimentaires (élevage, produits maraîchers).

La démocratie participative, concrètement

La démocratie participative est, dans la vision politique de Ségolène Royal, le principal levier d’un renouveau citoyen. Cette pratique novatrice fonctionne avec succès en Poitou-Charentes, première Région à avoir mis en place l’expérience des budgets participatifs dans les lycées. Concrètement, 55 000 lycéens et leurs familles peuvent participer aux décisions sur les investissements à réaliser dans les établissements scolaires pour un montant global de dix millions d’euros.
D’autres forums participatifs fonctionnent de cette manière sur d’autres dossiers comme les éco-industries. Leur principale vertu est que chaque euro dépensé est un euro doublement utile. D’abord parce que la dépense correspond à des priorités définies par les citoyens avec leurs élus. Ensuite parce que la démocratie participative implique des engagements réciproques.

 Les bénéficiaires des aides accordées par la région ont des devoirs envers l’ensemble de la collectivité: les entreprises aidées s’engagent sur l’emploi et sur l’environnement, les étudiants aidés assurent des heures de soutien scolaire, les acteurs culturels aidés interviennent dans les établissements scolaires et dans les quartiers populaires.


La démocratie participative, prônée et pratiquée par Ségolène Royal, produit trois catégories de gagnants: les forces vives aidées, la collectivité, les contribuables qui bénéficient d’une meilleure utilisation de l’argent public.

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« Pour en finir avec les conformismes » interview au Point

Posté par jeanluke le 30 mars 2008

imgp0583.jpgLe Point : Où en êtes-vous ? D’abord, souhaitez-vous briguer le poste de premier secrétaire du Parti socialiste ?
Ségolène Royal : Ce que je souhaite, c’est que nous, les socialistes, soyons à la hauteur de la responsabilité historique qui est la nôtre dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont aujourd’hui en proie à l’inquiétude parce que la précarité envahit tout. Seuls les privilégiés et les héritiers sont à l’abri, ceux que les premières décisions de Nicolas Sarkozy ont particulièrement choyés. Les électeurs s’en sont rendu compte ! L’initiative économique est en panne et les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes. Pour transformer le vote sanction qui vient de s’exprimer en vote d’avenir, il faut un idéal, un projet, une équipe et un leader. Et, comme l’a décidé la direction de notre parti, les militants choisiront en novembre. Ils sont de plus en plus nombreux à me solliciter. Je ne veux ni les abandonner ni précipiter les étapes. Il faut bâtir pierre après pierre une nouvelle maison. Les fondations sont solides, j’en suis sûre.

Combien de temps peut-on attendre pour se confronter au PS ?

Je ne me confronte pas au PS, j’en suis ! Mon parti m’a même désignée pour porter ses couleurs lors de l’élection présidentielle. Ce qui me donne des devoirs. J’ai soutenu à leur demande, dans toute la France, nos candidats aux élections municipales. Partout, j’ai ressenti l’exaspération contre le pouvoir. La question n’est donc pas de se confronter entre socialistes, ce serait même désastreux. C’est sans doute ce qu’attend la droite pour faire oublier ses échecs et ses promesses trompeuses. Je mets en garde toutes celles et tous ceux tentés par le retour des petites phrases discourtoises. Trop de Français sont en souffrance ou en attente pour autoriser ce genre de fantaisie. Le sens du sérieux et de la responsabilité s’impose.

Vous travaillez sur votre projet. Pouvez-vous commencer à définir ce qu’est le « ségolénisme » ?

C’est d’abord un itinéraire. Celui d’une femme politique qui n’était apparemment pas programmée pour cela, mais à qui la République a permis ceci : surmonter bien des épreuves et assumer la chance de se mettre à son service. C’est ce qui me permet sans doute de regarder la réalité en face, sans oeillères, pour entendre ce que les Français disent de la vie telle qu’elle est. Tant pis si cela bouscule certains préjugés : il faut en finir avec les conformismes. Et tant mieux si cela permet de mieux comprendre pourquoi, parfois, les politiques publiques les mieux intentionnées n’atteignent pas ou plus leurs objectifs. Je m’efforce de bâtir une vision du monde et une proposition pour la France émancipées des schémas tout faits qui inhibent la pensée et l’action. J’essaie de voir ce qu’il y a de légitime dans des affirmations apparemment contradictoires et d’en tirer de nouvelles synthèses qui permettent de construire les solutions nouvelles. Par exemple, je revendique pour la gauche l’intérêt bien compris des entreprises et de leurs salariés. Je tiens, dans l’économie moderne, l’investissement dans le capital humain et dans l’innovation pour des facteurs majeurs de compétitivité et de progrès social. Je trouve aberrant le maquis bureaucratique des aides aux entreprises qui ne bénéficient pas à celles qui en ont le plus besoin : nos PME, principales créatrices d’emplois mais insuffisamment épaulées dans leur croissance et à l’exportation.

imgp0573.jpg Même chose pour l’autorité, notion à mes yeux fondamentale avec laquelle la gauche est parfois mal à l’aise et que la droite confond avec un autoritarisme dépassé. Je crois, moi, que la juste autorité est, dans la famille, protectrice de l’enfant et condition de sa liberté à venir. Et je crois que, dans la société, elle est ce qui s’oppose à l’abus de pouvoir, car sa légitimité se mérite et suppose l’acquiescement des citoyens à des règles communes qui ne soient pas le masque des injustices, mais le moyen de les corriger. Au fond, si je devais résumer mon approche, je dirais qu’elle allie une grande fermeté sur les valeurs fondamentales de justice sociale et de liberté individuelle à un parti pris pragmatique, soucieux de résultats concrets, tangibles, vécus par tous. C’est ma boussole dans un monde à bien des égards incertain, complexe, où la lutte de tous contre tous est le danger principal. C’est tout le paradoxe de notre modernité, dont l’actuelle globalisation est une nouvelle étape : comment redéfinir, dans le contexte d’aujourd’hui, les droits et les devoirs réciproques de l’individu et de la société, de telle sorte que la liberté de conduire sa vie, à laquelle chacun aspire, ne soit pas le privilège de quelques-uns, mais le droit collectivement garanti de tous ?

Le grand débat n’est-il pas aujourd’hui entre le socialisme et le libéralisme ?

De quel libéralisme parlez-vous ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Voyez Pierre Leroux, l’inventeur du mot socialisme en 1840, Jaurès justifiant contre Jules Guesde la défense du capitaine Dreyfus et affirmant que « l’individu est la mesure de toute chose » , Blum anticipant lors du congrès de Tours la dérive dictatoriale du communisme soviétique, Mitterrand abolissant la Cour de sûreté de l’Etat et la peine de mort. La liste serait longue de la contribution des socialistes au renforcement des libertés individuelles et politiques ! Si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, laisser-aller, qui, depuis l’aube du capitalisme, oppose les vertus de la main invisible du marché aux régulations de la puissance publique et l’harmonieuse convergence des intérêts particuliers à la construction volontaire de l’intérêt général, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain-là et il n’est pas le seul. Le gaullisme non plus ne tombait pas dans ce panneau. Et la République s’est construite, non sans mal, non sans reculs, contre cette illusion naturaliste.

Le libéralisme n’est-il pas une belle idée de gauche à l’origine, inventée au XVIIIe siècle, contre la monarchie ? Pourquoi la gauche l’a-t-elle diabolisée ?

Je vais vous dire le fond de ma pensée : les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, qui est au fond l’autre nom de la démocratie, ce sont tous ceux, à gauche mais pas uniquement, qui savent combien les libertés politiques sont fragiles si l’on fait l’impasse sur les inégalités sociales. C’était vrai hier et ça l’est toujours aujourd’hui. Car la liberté du renard dans le poulailler, on sait ce que cela donne !

Votre projet consiste-t-il à réhabiliter la concurrence et le marché ?

La bonne question est : que fait-on pour que l’économie de marché et la concurrence (qui serait bienvenue du côté de la grande distribution) ne dictent pas leur loi désordonnée à une société prise en otage par les intérêts particuliers mais servent au bien-être de tous ? Il nous faut apporter une réponse d’aujourd’hui à cette question. Au-delà, le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge. On attend de nous une autre façon de produire les richesses et de les distribuer. On me disait par exemple : impossible de conditionner les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser ou de licencier en cas de bénéfices ; je l’ai fait dans ma région et nous sommes aujourd’hui l’une des mieux placées en termes de créations d’entreprises !

Certains de vos adversaires au PS vous accusent de vouloir tirer le parti vers la droite. L’heure de l’aggiornamento n’a-t-elle pas sonné ?

C’est vers l’avenir que je m’emploie à tirer le Parti socialiste. Une chose est sûre : à l’heure de la crise des subprimes , des errements de la Société générale et du scandale de l’UIMM, c’est la droite qui est en faillite idéologique. Il est piquant de constater que ceux qui, hier encore, tapaient à bras raccourcis sur les insupportables ingérences de l’Etat, l’appellent aujourd’hui au secours et vont clamant que les marchés financiers ne peuvent se réguler tout seuls. J’ai comme l’impression que la lucidité et la modernité penchent aujourd’hui à gauche… Raison de plus pour aller au bout de ce que nous avons amorcé.

La gauche française n’a-t-elle pas de leçons à prendre dans les expériences de Gerhard Schröder, de Tony Blair ou des social-démocraties nordiques ? Et lesquelles ?

Elle a, je le dis depuis longtemps, à tirer les leçons de ce qui marche et de ce qui ne marche pas chez nos voisins. Vous auriez pu citer Zapatero, sous la conduite duquel l’Espagne se métamorphose à grands pas. Mais il n’y a pas de modèle mécaniquement transposable, plutôt une inspiration à puiser dans les expériences des uns et des autres, sans oublier que la social-démocratie traditionnelle est elle aussi en crise.

L’étape suivante, ce n’est pas le retour au congrès de Bad Godesberg, il y a un demi-siècle ! Le monde a changé, le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission. Nos amis scandinaves ont, les premiers, su concilier l’ouverture à la compétition mondiale et la consolidation des solidarités nécessaires, la souplesse dont les entreprises ont besoin et la sécurité que les salariés sont en droit d’attendre pour ne pas vivre mobilité et reconversion comme un drame, la force d’un mouvement syndical puissant et la qualité d’un dialogue social permettant d’anticiper ensemble les mutations à réussir.

Ce parti pris garde, sur le fond, une grande actualité, mais les outils sur lesquels il s’est appuyé se sont usés au fil du temps. Et les dérégulations réalisées en Suède sont loin d’être toutes un succès, en particulier dans le domaine de l’énergie. Il n’y a donc pas de recette du socialisme moderne, mais des questions, des réussites et des échecs à mettre en commun pour que chacun, avec son histoire propre, en tire des conséquences opérationnelles pour son pays. Je suis conviée en Europe du Nord et en Allemagne, et c’est de cela que nous allons discuter avec les socialistes.

Comment jugez-vous l’état du PS aujourd’hui ? N’est-il pas encore archaïque ?
Tous les socialistes sont fiers de la victoire de la gauche aux élections municipales et cantonales. Ce vote des Français n’est pas une prime à l’archaïsme, mais un encouragement à prolonger à l’échelle nationale les démarches souvent novatrices que nos élus mettent en place dans les territoires. Nous ne sommes pas au bout du chemin, mais ne sous-estimez pas l’élan qui, d’une campagne à l’autre, pousse les socialistes à épouser hardiment leur siècle.

Comment expliquez-vous votre popularité à gauche ?
Ce n’est pas à moi de le dire mais peut-être y apprécie-t-on ma liberté de pensée et de parole, peut-être me reconnaît-on de la constance et une certaine ténacité, des valeurs fermes et justes, la capacité à défricher des voies nouvelles, peut-être aussi les Français savent-ils que je prends au sérieux ce qu’ils me disent. D’horizons très divers : les quartiers populaires notamment, ceux que les socialistes avaient perdus.

Etes-vous toujours pour une alliance avec le MoDem de François Bayrou ?
Oui, parce qu’il s’agit d’une attitude de la main tendue à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans la politique de la droite. Mais il ne peut s’agir d’un renversement d’alliance ni de tractations d’appareil. Aux municipales, les élus socialistes ont parfaitement su le faire.

N’est-il pas logique que vous bâtissiez une majorité avec François Hollande au prochain congrès ?
Avec François Hollande, nous avons eu quelques désaccords mais aussi pas mal d’accords politiques [Sourire] .

Comment jugez-vous le portrait-robot du prochain premier secrétaire brossé par Lionel Jospin dans un article du « Monde » ?
Je ne vois rien à redire, et cela prouve que nous pouvons débattre tous ensemble dans un contexte apaisé. J’ai reconnu là une clarté que j’apprécie.

Comment jugez-vous vos concurrents et adversaires ? D’abord vous-même : quelles sont vos forces et vos faiblesses ?
Je ne raisonne pas dans ces termes et je n’estime pas avoir d’adversaires au Parti socialiste. Que certains se positionnent de la sorte, c’est leur affaire, pas la mienne. Quant à faire l’inventaire de mes forces et de mes faiblesses, ce serait un exercice bien immodeste et je ne suis pas sûre d’être la plus objective en la matière ! Disons que l’adversité, loin de m’abattre, me stimule et que ce n’est pas, en politique, un handicap. J’ai la faiblesse de penser que, si l’on croit à ce que l’on dit et si l’on maintient fermement le cap sur l’essentiel tout en restant ouvert, ce qui peut remettre en question certaines certitudes, on est sur le bon chemin. On me reproche parfois d’assumer sans états d’âme l’autorité qui est la mienne. C’est vrai. J’écoute beaucoup, je consulte beaucoup, mais, quand j’ai tranché, je veux de la discipline dans l’action.

Au fond, vous vous situez dans la tradition rocardienne. Mais cette ligne ne l’a jamais emporté au PS.
D’ordinaire, on souligne plutôt ma filiation mitterrandienne ! Première gauche, deuxième gauche, je veux dépasser cette opposition et prendre ce qu’il y a de plus actuel dans chacune d’elles. Par exemple, la créativité de la société et la nécessité de lui donner une large place sont des apports majeurs de la deuxième gauche de Michel Rocard. Je me revendique par ailleurs de la vision européenne de Jacques Delors.

imgp0591.jpgQui sont vos modèles ? Mitterrand, Blum, Jaurès… ?
Je m’inscris dans une lignée et j’en suis fière. Elle m’aide à me projeter dans l’avenir avec la même audace novatrice que celle dont nos grands anciens ont su, en leur temps, faire preuve. Celle de Jaurès appelant les socialistes à « se commettre avec la société d’aujourd’hui » et à « remettre en chantier l’examen du réel » sans avoir peur d’aucune idée neuve. Celle de Blum appelant lui aussi les socialistes, dans son premier discours, à « actualiser le programme traditionnel du socialisme » et, dans son dernier discours, à « cesser d’avoir peur de la nouveauté » . Celle de François Mitterrand affirmant crânement au congrès d’Epinay « Je dis ce que je pense, pas simplement ce qui fait plaisir » et engageant le nouveau Parti socialiste dans une « mission de conquête » de l’opinion et du pouvoir. Il écrivait crûment que la démocratie parlementaire, par manque d’imagination, a confisqué au citoyen le pouvoir de penser et de décider ; voilà comment, disait-il, « la hiérarchie des mandataires réduit les mandants au rôle de figurants » . J’ai toujours ce constat en tête quand je défends la complémentarité de la démocratie représentative et de la démocratie participative. Je me sens pleinement dans la continuité de la révolution décentralisatrice accomplie par Pierre Mauroy.

Quels sont les penseurs ou les philosophes dont vous vous sentez le plus proche ?
J’aime Montaigne faisant avant l’heure l’éloge des identités plurielles, Montesquieu jetant avec force les bases de l’Etat de droit, Durkheim cherchant obstinément comment concilier l’individualisme moderne et la cohésion sociale, Hannah Arendt définissant de manière lumineuse la responsabilité de ceux d’avant à l’égard de ceux d’après. Michel Foucault, aussi, qui a tellement bien dit que derrière les relations de pouvoir rigide il y a la vie qui invente et repousse les limites. Je tiens à citer également Albert Camus parce qu’il cherche et qu’il s’engage. Et tous ces jeunes chercheurs-économistes, historiens, sociologues, philosophes…-que j’écoute et qui analysent les mutations de notre monde renouvellent l’approche que nous avons des inégalités, des discriminations, des principes de justice, des risques et des opportunités de la mondialisation.

N’est-il pas temps que la gauche se réconcilie avec Tocqueville ?
Mais d’où tenez-vous que nous serions fâchés ? Vous connaissez le beau discours de François Mitterrand lors de la remise du prix Tocqueville à Octavio Paz. Ce qui rend toujours stimulante la lecture de Tocqueville, disait-il à cette occasion, c’est qu’il met le doigt sur les points les plus sensibles de la mise en oeuvre des idéaux démocratiques. Pour moi, il est l’un de ceux qui ont le mieux analysé et anticipé les conséquences de la suppression des hiérarchies statutaires de l’Ancien Régime et les paradoxes de cette « passion de l’égalité » qui en résulte. On connaît sa description des risques d’un Etat paternaliste, omniprésent et liberticide. Mais on oublie les pages visionnaires où il prédit que l’ignorance des inégalités réelles corrompt la dynamique démocratique et que la totale liberté économique porte atteinte à la liberté politique. Savez-vous qu’il a mis en garde contre les dangers d’un « nouvel Ancien Régime » reconstituant les privilèges de la naissance, la fortune remplaçant la caste ? Nous y sommes. J’aime le Tocqueville qui, sans rien abdiquer de sa vigilance critique, rend justice à la grandeur de ces révolutionnaires qui croyaient suffisamment en eux pour forcer le cours des choses. Et aussi le Tocqueville qui écrivait : « Je connais ma nation, je ne vois que trop bien ses erreurs, ses faiblesses et ses misères ; mais je sais aussi de quoi elle est capable . »

Quelle est la part de l’intuition en politique ? Vous paraît-elle prioritaire ?
Il vaut mieux en avoir qu’en être dépourvu ! L’intuition, c’est souvent le pressentiment d’un chemin à explorer, une échappée vers le possible qu’il faut évidemment étayer, une cristallisation soudaine de l’expérience accumulée. Elle ne dispense pas de travailler, au contraire, mais elle aide à dégager l’horizon et à empoigner l’occasion.

Quel est l’ouvrage que vous lisez en ce moment ?
« Repenser l’égalité des chances », de Patrick Savidan, une formidable balade dans l’histoire des idées qui, depuis deux siècles, s’affrontent autour de cette notion apparemment consensuelle et, à y regarder de près, fortement paradoxale. En effet, si la religion méritocratique se borne à l’exacerbation de la concurrence de tous avec tous, elle risque d’être un facteur d’atomisation plus que de cohésion sociale. Quelle serait une égalité des chances qui tienne conjointement la promesse de l’individualisme moderne et celle d’une « société bien ordonnée », comme on disait au XVIIIe siècle, ou, si l’on préfère, d’un ordre juste ? De l’école au travail, c’est aujourd’hui l’une des questions centrales.

 

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Posté par jeanluke le 23 mars 2008

le diaporama 

Pour les Etats-Unis d’Europe: Le discours de Ségolène Royal  au Meeting de Rezé

: voir la video

Parlement Européen: Le bilan du travail des Socialistes 2004-2009  lire

Croissance Verte: Inauguration du premier site mondial de production d’écocarburant de troisième génération à partir du biogaz, au Vigeant (86):  voir la video

Voir le principe de fonctionnement d’un tel site: la video

20825uneroyalcherche1.jpgLa Fraternité en débat:

Notre première Université Populaire

Lire la lettre de Ségolène Royal         Voir la vidéo      Voir toutes les vidéos de la soirée

Sarkozy: Feu sur Ségolène Royal, gloire à Jack Lang: Lire

Anecdote: Obama refuse la main de Sarkozy: voir 

Ségolène Royal sur Sarkozy: quand on fait preuve d’arrogance et de mépris, un jour il y a un effet boomerang, voir l’interview sur RTL (J-M Aphatie), voir

Delphine Batho soutient Ségolène Royal face à F. Lefebvre (UMP), lire

Violences sociales, le ton monte entre Ségolène Royal et J-F Cope (UMP), lire

Premier Mai: Les Socialistes manifesteront ensemble, lire

Elie Domota, leader du LKP, compte sur Ségolène Royal, lire

Ce qu’ils pensent de nous: enquête de Libération sur Désirs d’avenir, lire

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photo123912952626370.jpgNotre Destin est lié à celui de l’Afrique!

 Depuis ce jour de juillet 2007 où « quelqu’un est venu à Dakar dire que « l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire », nous étions quelques-uns à avoir honte, honte que ces paroles aient été prononcées au nom de la France, donc en notre nom.

MERCI SEGOLENE d’avoir rendu son honneur à notre pays!

Hurlez, Mesdames et Messieurs de l’UMP, vous montrez votre vrai visage!

lisez le discours de Ségolène Royal à Dakar lire

les réactions:  lire          le développement durable: véritable but du voyage: lire

Compte rendu du voyage par Najat Belkacem: lire

Et pour ceux qui ont l’estomac solide, les déclarations de l’UMP: lire

Retrouvez en video les interventions qui ont clos l’AG de Désirs d’avenir du 28 Mars.

rappel: Il s’agissait de notre Assemblée Générale statutaire qui devait se prononcer, par exemple, sur les bilans financiers et moraux et sur le changement de dénomination de notre association qui devient « Association Désirs d’avenir, fondatrice Ségolène Royal ». Ce n’était donc pas un meeting mais le Théatre Desjazet était plein à craquer. Certains avaient même du mal à respirer. J’en témoigne. Les interventions:

Ségolène Royal —- Régis Debray Jean-Pierre Mignard — L’article du JDD

Obama, Lula, Forum social, dix leçons convergentes

téléchargez gratuitement cet essai de Ségolène Royal réalisé par la Fondation Jean Jaurès:

Ancienne page d'accueil pdf homephilippetravail2009sgolneessaijeanjaures.pdf

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Alain Bashung: Une belle leçon de liberté et d’humanité

alainbashungreference.jpg« Elle a jonché d’or et de jade ma routine
Elle a jonché de sopalin des torrents de larmes
Mais l’ampleur m’a fait me fissurer
Ode à la vie
Ode à la parodie
Ode à la poésie
Ode à la vie
Ode à la vie… » 
 

  Alain Bashung, Ode à la vie 

 lire l’hommage que Ségolène Royal lui a rendu: lire

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Ségolène Royal: Nicolas Sarkozy commet un contre-sens en réintégrant l’OTAN: lire

Bouclier fiscal: La majorité UMP se lézarde à l’occasion du Collectif Budgétaire: 

lire

35927uneroyaldakar.jpgSégolène Royal va prononcer à Dakar un discours

 sur l’Afrique

: lire 

Nouvelles videos: 

Aurélie Filipetti et Najat Belkacem au « Grand Journal » de Canal+ le 3 Mars: video 1   video 2 

Ségolène Royal aux 4 vérités (France 2) le 3 Mars: voir 

Ségolène Royal sur I Télé le 26 Février: voir

Najat Belkacem sur BFM (Karl Zéro) le 26 Février: voir

GUADELOUPE:

photo123533536841010.jpgSégolène Royal en amie des Antilles pour exiger des solutions lire

La Guadeloupe rend hommage en présence de Mme Royal au syndicaliste tué: lire

Elie Domota aux obsèques du syndicaliste tué: L’heure est toujours à la mobilisation: lire

Victorin Lurel (PS): La proposition de Fillon sur les salaires est une redite: lire

Déclaration de JP Mignard, Président de Désirs d’Avenir: lire

photo123530397552010.jpgLubin (MEDEF Guadeloupe): Que Mme Royal « se casse »!: lire

Ségolène Royal demande à Fillon de venir et au patronat de lâcher les 200 Euros: lire

Ségolène Royal sur France 3: L’Etat doit faire la transparence des prix: voir la video

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photo123426732406610.jpgSégolène Royal: Nicolas Sarkozy vendrait « des frigidaires aux esquimaux »     lire

Nouvelles vidéos:

Ségolène Royal au « Grand Journal » de Canal+   voir 

BFM TV (Jean-Jacques Bourdin)  voir 

Emission « Le Dimanche » sur France 2 avec Ségolène Royal et Bruno Solo  voir 

« Une journée dans les bureaux de Ségolène Royal »      voir

 ————20 Janvier 2009:

Investiture de Barack Obama:

lisez les lettres que Ségolène Royal nous a envoyé de Washington:

19 janvier   —     20 janvier   —  21 janvier  —  22 janvier

—————Lula-Howard Dean-Ségolène Royal-Barack Obama: Qui a copié qui?

La question n’a que peu d’intérêt sauf pour quelques journalistes. Il n’y a pas de copyright et il est plus que normal que les leaders politiques qui veulent innover et développer la démocratie participative s’inspirent les uns des autres. Ce que chacun a pu remarquer ce sont un certain nombre de similitudes entre ces démarches. Que tout le monde se rassure: en 2012 nous avons pour ambition de « copier » Barack Obama

Lisez le résumé de la mission « Terra Nova »: les recettes de la victoire d’Obama. lire.  Regardez l’interview de Benoit Thieulin créateur, entre autres, du site Désirs d’Avenir et fondateur de « Mediapart » retour d’Amérique où il a participé à cette mission. Regarder la vidéo.

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Remettre l’économie au service de l’humain:

Ségolène Royal a rendu visite à deux entreprises en Poitou-Charentes. Couture Venise Verte, une Scop, créée par des ouvrières du textile, et les Chantiers navals Gamelin, en graves difficultés. Persuadée qu’on peut mettre l’économie au service de l’humain et créer une économie solidaire, elle vient en aide à ces deux entreprises. voir la video

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GAZA: Déclaration du Groupe Socialiste au Parlement Européen: lire

Pour l’arrêt des combats  à Gaza: Analyse de JP Mignard: lire

Des femmes Israeliennes et Palestiniennes appellent à la Paix: lire

Des habitants de Gaza et Sderot appellent à une nouvelle trève: lire

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SEGOLENE 2009:  lire l’article et voir la video: cliquez ici

Les voeux de Ségolène Royal aux habitants de la région Poitou-Charentes: voir

Nouvel An 2009: le réveillon surprise de Ségolène Royal: voir

(Paroles d’un sans-abri: « Moi j’ai voté pour Ségolène Royal et j’ai appelé mon chien Sarkozy ». Pauvre chien!)

Clin d’oeil: Ségolène piégée: voir

Comme quoi on peut exercer de grandes responsabilités et avoir le sens de l’humour (avec en vedette américaine Jean-Pierre Mignard dans le rôle du chauffeur) Mais qui a donc ressorti cette video qui doit dater maintenant?

Et puisqu’on est dans la période des rétrospectives et que l’on retrouve des grands moments, pourquoi se priver de la rencontre Ségolène-Jamel-Diam’s? revoir

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 Six personnes sans domicile fixe décédées en cinq jours. 250 depuis un an. Un gouvernement qui, à l’approche de l’hiver et en dépit des promesses du candidat Sarkozy, fait mine de découvrir le dénuement total dans lequel vivent les personnes sans abri en France.  Une annonce démagogique et insultante : l’hébergement forcé des SDF, symbole du déni d’humanité dont sont victimes les personnes sans logement. Une réalité désastreuse : le manque cruel d’hébergements d’urgence en France. Un effet d’étranglement : le déficit de logements sociaux, accentué par la volonté d’inclure l’accession à la propriété dans la comptabilisation des 20 % SRU, conduit à saturer les structures d’hébergement.  Deux solutions complémentaires : lancer un programme de construction de logements en hébergement, à hauteur au minimum des 1,5 milliard d’euros évalués par l’association Emmaüs ; appliquer enfin la loi SRU, en renforçant les sanctions contre les communes qui ne respectent pas le seuil minimal de 20% de logements sociaux 

L’équipe de Ségolène Royal

 Signez la pétition « Sauvons les 20% de logements sociaux »  lire et signer  

Ségolène Royal avec les bénévoles des Restos du coeur: voir la vidéo 

Avec les salariés d’Arcelor-Mital: voir la vidéo

« Avec la profanation du cimetière d’Arras… », par Ségolène Royal: lire

Des mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat!  lire

Presse libre! Jean-Michel Ribes vous invite lundi 15, au théâtre du Rond-Point

lire……………………signer « l’appel de la colline » pour une presse libre et indépendante 

« Ce qu’il y a derrière la réforme de l’audiovisuel public » (26/11) lire

Ségolène Royal a rencontré Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix 2003  lire

La Crise: Les Sept conditions de Ségolène Royal

fordblanquefort2.jpgC’est à Parempuyre, en Gironde, devant les ouvriers de l’usine Ford de Blanquefort en lutte contre la fermeture de leur usine et en grève pour assister à la réunion que Ségolène Royal a choisi de les énoncer:

1-Nationalisation des banques : L’Etat doit Rester. Pas question de socialiser les pertes et de privatiser les bénéfices.  2-Il faut sanctionner les banquiers fautifs 3-Mettre fin aux paradis fiscaux en refusant tout investissement venant de ces pays 4-Réformer les rémunérations des élites. Supprimer l’écart entre les filières financières et les filières productives 5-Mettre sous contrôle les fonds d’investissement. Créer une banque publique destinée à aider au financement des entreprises innovantes 6-Renoncer à la privatisation de la Poste 7-Déployer au niveau européen les mêmes moyens pour combattre la récession que ceux qui ont été utilisés pour la crise financière. Investir massivement dans l’éducation, la recherche, l’écologie…

Voir en video le discours de Parempuyre   première partie    deuxième partie

Le premier anniversaire de « Saint Denis d’Avenir »: Plus que jamais nous sommes là!!!

Créé le 23 Octobre 2007 par une poignée de militant(e)s socialistes de Saint Denis présent(e)s dans le combat autour de Ségolène Royal depuis Avri-Mai 2006, notre blog enregistrait un an après sa création 23.000 visites. Le congrès du PS nous a tenus un peu éloignés de sa mise à jour. Ce qui n’a pas empêché 5.000 nouvelles visites durant cette période. Merci donc à nos 28.000 visiteurs en 13 mois.

Pas facile d’être Socialiste en ce moment après le congrès de la honte qui a vu la moitié des délégués présents à Reims siffler Jaurès et une direction hétéroclite unie par le seul « Tout sauf Ségolène » prendre le controle de notre parti dans des conditions plus que douteuses et exclure au moins la moitié des militants socialistes des organes de décision.

Mais pendant ce temps-là, la Droite la plus dure regroupée autour de Sarkozy continue et amplifie ses attaques contre la population de notre pays et contre les fondements-même de la République. Il est de notre devoir de les arrêter. Il est de notre devoir de mettre en place le grand rassemblement qui permettra de les battre, le nouveau Front Populaire du XXIéme siècle. Plus que jamais nous sommes présent(e) dans ce combat dans la continuité de Jean Jaurès et de Léon Blum, aux côtés de Ségolène Royal et de son équipe.

L’équipe de Saint Denis d’Avenir.

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FIERS  D'ETRES   SOCIALISTESParti Socialiste:

Après le CN du 6 Décembre: récit de Louis MERMAZ: voir la vidéo

5 Décembre: conférence de Presse de Vincent Peillon et Manuel Valls: voir la vidéo

26 Novembre: Message de Ségolène Royal aux militants socialistes (vidéo la plus vue sur Internet en Novembre): voir la vidéo 

CN du 25 Novembre: conférence de Presse de Ségolène Royal: voir la vidéo

en vidéo les deux interventions de Ségolène Royal à Reims: samedi  dimanche

Lire l’interview de Ségolène Royal par le Nouvel Observateur

Voir en video l’interview de Ségolène Royal par Anne-Sophie Lapix dans l’émission Dimanche + (sur Canal+     voir

Voir l’interview de Ségolène Royal aux « quatre vérités » France 2 le 28 Octobre 

Ségolène Royal au « grand jury » RTL avec Jean-Michel Aphatie  écouter

« L’aide aux banques est utile si elle permet d’entrer dans le capital »    écoutez l’interview de Ségolène Royal sur Europe 1

Electrique et populaire

voitures.bmpUne voiture électrique fiable et bon marché ? Ségolène Royal en veut une pour sa Région. Et pas dans dix ans. Qui la lui fournira ? Trois entreprises de Poitou-Charentes présentent aujourd’hui leurs prototypes à moins de 5000 euros. Prometteurs.  lire

visitelyce.bmpPoitou-Charentes: La Politique par la Preuve (suite)

Ouverture en 2009 du premier lycée « Kyoto » d’Europe (100% énergies propres) lire

Le chèque régional égalité internet  lire

La 3000 ème aide régionale au permis de conduire  lire

Logements sociaux: les aides au financement de la très haute performance énergétique  lire 

Lutte contre la désertification médicale : 156 étudiants en médecine, 53 médecins maîtres de stage, 12 maisons de santé et 2 équipements de télémédecine soutenus en Poitou-Charentes de 2005 à 2008 lire Aider les créateurs et repreneurs d’entreprises à développer leur activité grâce à Internet: Le chèque TIC lire

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banderollefraternit.jpg affichezenith2.jpg

Cesse de faire le point, serre plutôt le poing,

 

relève la tête, je suis là, tu n’es pas seul !

Dailymotion est envahi de vidéos consacrées à l’événement. En voici quelques unes, pas tout à fait choisies par hasard:

L’intervention de Ségolène Royal en intégralité: voir la partie une voir la partie 2

Voir le reportage de Rue 89 voir le reportage de France 3

les coulisses du Zénith le bus d’Orange

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L’ESPOIR A GAUCHE,

FIER(E)S D’ETRE SOCIALISTES

 

Ce sera la Motion E du congrès du PS. C’est un premier rassemblement important qui s’est constitué sur des bases solides et qui préfigure, nous l’espérons, le rassemblement demain de tous les Socialistes. Saint Denis d’Avenir en est, bien entendu, partie prenante et nous sommes heureux et fiers de ce premier regroupement. La motion est présentée par un groupe de 16 personnes:

 

Gérard Collomb, Vincent Peillon, Delphine Batho, Jean-Noël Guérini, Najat Vallaud Belkacem, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, Jean-Jack Queyranne, Louis Mermaz, Robert Navarro, David Assouline, Hélène Mandroux, Samia Ghali, Pascal Terrasse, Julien Dray, Yvette Roudy, Eric Andrieux, Alda Péreira Lemaître, Dominique Bertinotti, Guillaume Garot, Jean-Pierre Mignard, Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Ségolène Royal.

et déjà soutenue par des milliers d’adhérent(e)s et de responsables de toute la France. En voici le texte: pdf fiersdetresocialistes.pdf

Allons-y tous ensemble! Rejoignez-nous dans ce combat! Dans l’attente d’un système plus pratique pour le 93, vous pouvez nous envoyer vos signatures. L’équipe de Saint Denis d’Avenir les transmettra.
saintdenisdavenir@orange.fr

NB: Nous nous réjouissons tout particulièrement de la présence de notre amie et camarade Alda Pereira Lemaitre (Maire de Noisy le Sec) parmi les 16 initiateurs de la motion. A Saint Denis nous connaissons bien Alda qui est souvent venue nous aider dans les réunions participatives que nous avons organisées. Nul doute qu’avec elle le 93 sera très bien représenté.
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retrouvez Ségolène Royal dans le « grand journal » de Canal+ voir la video

Ségolène Royal sur TF1 (journal de 20h-Laurence Ferrari) le 15 Septembre

voir la vidéo

Ségolène Royal ouvre le jeu, par Jean-Louis Bianco lire

Sommes-nous à la veille de 1789 ? par Jean-Louis Bianco lire

Nicolas Sarkozy dans le bourbier Afghan lire

François Bayrou et la cohérence, par Ségolène Royal lire

Congrès du PS: Des partisans de Ségolène Royal appellent à une « majorité large » lire

Russie-Europe: vers une relation équilibrée? par Ségolène Royal lire

maisonbois1.jpg Poitou-Charentes, la Politique par la Preuve:

1000 maisons-bois économes en énergie: un soutien aux ménages modestes et à l’excellence environnementale. lire

Logements sociaux: les aides au financement de la très haute performance énergétique lire

Pour faciliter l’accès de tous aux sports. lire

 

Il était une fois un Congrès Socialiste…

En ce temps-là la Droite était au pouvoir et l’on commençait à compter sa domination en dizaines d’années. Les déclarations « sociales » des débuts faisaient de plus en plus place à des agressions en règle contre le peuple de notre pays. La Gauche avait perdu trois élections présidentielles successives (à l’avant-dernière, le PS n’avait même pas passé le premier tour). Tout le monde avait compris que l’échéance décisive aurait lieu un peu moins de quatre ans plus tard. Beaucoup attendaient, sans trop y croire d’ailleurs, que le PS libère la France de cette domination outrancière.

Les Socialistes se sont donc réunis en Congrès et ont débattu de leurs accords et de leurs divergences. Pas tant sur le fond (Elles étaient assez peu importantes, tous étant socialistes) que sur les méthodes, la tactique et la personnalité du leader qui serait le mieux à même de conduire le Parti à la victoire. Les débats furent vifs, mais l’objectif de tous était d’adopter le meilleur dispositif pour gagner. Il n’y avait pas alors de Socialistes partisans de refuser la discussion et de désigner un Premier Secrétaire de transition devant jurer, croix de bois, croix de fer, ne jamais se mêler de l’élection présidentielle.

Les socialistes ont donc choisi normalement leur leader, et avec lui son équipe et sont projet. Un peu moins de quatre ans plus tard, le PS gagnait, la Gauche gagnait, le Peuple gagnait.

Non, je ne l’ai pas rêvé ! Même si j’en rêve ! Cela se passait à Metz en 1977. Il est temps, plus que temps d’essayer de nous montrer dignes de nos prédécesseurs et de mettre le parti en ordre de marche pour gagner en 2012..

Jean-Luc

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Pour que vivent nos territoires, le service public postal ne doit pas mourir lire

 

Vacances : un Français sur deux n’est pas parti depuis un an lire

Le RSA, une imposture ? lire

« Modernisation de l’économie », chômeurs, 35h : Régression à tous les étages lire

Discours de Ségolène Royal en ouverture de l’Université d’été La Rochelle 2008 lire voir et écouter

 

lyse.jpg

 

Forte hausse du budget de l’Elysée en 2007 lire

Non Irlandais: Ségolène Royal doute que Sarkozy soit à la hauteur lire

22941985348c736371a50.jpgSi les caisses sont vides, c’est parce qu’ils les ont vidées! A Bordeaux, Ségolène Royal dénonce « un Etat impotent, impuissant, irresponsable, imprévoyant » lire

srdanslasomme5.jpgDéplacements de Ségolène Royal en Province lire

Durée du travail: Les syndicats trahis lire

Le Poitou-Charentes va se déclarer à nouveau « hors OGM » lire

Préparer l’après pétrole lire

Déclaration de Ségolène Royal sur les Primaires américaines lire

070417peillcd8efe82e.jpgVincent Peillon: De la différence entre Socialisme et Libéralisme lire

congrsps.jpgVincent Peillon: Ségolène Royal présentera le 28 juin ses orientations pour le congrès du PS lire

Notre participation à la Consultation:

 

Lire le compte rendu du Café Ségolène de Saint Denis:

pdf compterenducafesegolene20mai2008.pdf

et de la réunion départementale avec Jean-Pierre Mignard: pdf compterendurunionjpmignarddu5juin2008.pdf

 

SARKOZY: Un an de folie!

dossier réalisé par « Courrier International » à partir d’articles des meilleures plumes de la presse internationale lire

jogging.jpgS comme SURVOLTÉ

Du haut de ces pyramides, 400 photographes me contemplent

Carlos Fuentes pour « Milenio » lire

 

S comme SURFAIT

Au bal des traîtres, il mène la danse

Leonor Baldaque et Pierre Vesperini pour Pùblico lire

 

S comme SABOTAGE

Hansel et Gretel avancent à tâtons

Bernardo Valli pour « La Repubblica » lire

 

besson.jpgS comme SONNÉ

Le baiser de la mort de George W. Bush

Mohamed Al-Haddad pour « Al Hayat » lire

 

S comme SA MAJESTÉ

Après moi, le déluge

John Lichfield pour « The Independent » lire

 

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La Déclaration de Principes du Parti Socialiste: La nouvelle Carte d’Identité des Socialistes Français ouvrant sur le Socialisme du 3ème Millénaire. Elle sera votée lors de la Convention Nationale du 29 Mai. Découvrez le projet adopté par Bureau National et que, pour notre part, nous soutenons, attendant un tel texte depuis longtemps. lire la Déclaration

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coeurbris.jpgUn an après le premier tour de l’élection présidentielle,

Ségolène Royal tire le bilan de « l’année ratée » de N.Sarkozy lire

Sondages: 72% des Français mécontents de Sarkozy lire

Lycéens et enseignants dans la rue lire

La presse se rebelle à l’Elysée lire

Ségolène Royal réagit aux propos de Nicolas Sarkozy de jeudi lire et voir la video de France 2

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Comment le congrès du PS

peut-il être utile aux français?

Ségolène Royal lance la consultation participative

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10 sources d’inquiétude des Français, 7 valeurs et objectifs qui nous guident,

10 questions à trancher.

Le débat utile et serein est lancé. Construisons ensemble la Gauche de demain.

Prononcez-vous, donnez vos avis, commentaires, propositions sur les 28 pages dédiées par ce blog.

02blog.jpgSégolène Royal prépare la constitution d’un courant au sein du PS lire

Aujourd’hui encore plus qu’hier, Ségolène tu peux compter sur nous!!!

sgolneroyal.jpghttp://www.dailymotion.com/video/x1pq76

 

 

 

Charléty, c’est loin et si près en même temps. Retrouvons Cali dans son nouveau titre: 1000 coeurs debout: voir la vidéo
Bon, d’accord, maintenant tout le monde écoute ce titre, mais nous avons été parmi les tous premiers à le mettre en ligne. Alors on le laisse! Un conseil pour ce printemps hésitant, découvrez aussi l’album de Cali et la chanson « Résistance ». Extrait: « Main dans la main nous allons revenir. L’heure n’est plus aux pleurs, il faut organiser le venir. Et dans ces heures sombres, repense à Charléty, repense à la lumière… Nous allons revenir bien plus forts, bien plus forts que jamais. »

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Retrouvez notre page spéciale Municipales 2008 voir la page

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Voyage de Ségolène Royal en Inde lire

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segoleneroyalreference2.jpgsegoenfants.bmp

 

SAINT DENIS D’AVENIR

Dionysiennes, Dionysiens

A Saint Denis, Ségolène Royal a recueilli sur son nom 67,90 % des voix au second tour de l’élection présidentielle de 2007. Chaque jour, nous découvrons un nouvel aspect de la politique de la droite au pouvoir. Plus que jamais, le débat initié par Ségolène Royal est nécessaire pour reconstruire une vraie opposition de gauche.Vos idées, vos propositions nous intéressent. N’hésitez pas à nous faire part de vos questions, de vos opinions, de vos critiques constructives.

 

pour Le Collectif « Saint Denis d’Avenir », L’équipe du blog

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Il faut rendre la parole aux militants. Mais aussi faire voter des gens qui ne sont pas adhérents du parti, comme en Italie. La préoccupation de l’organisation ne doit pas être l’organisation elle-même.

Il existe toujours dans le parti cette ligne élitiste sur la crainte d’une transformation en «parti de supporters». Mais qu’est-ce que ça veut dire? Cette conception condescendante me choque. Pourquoi considérer les gens comme des écervelés, qui choisissent à la tête du client? Peut-être qu’ils adhèrent aussi à des idées..

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Rappel Néthique Les blogs qui soutiennent Ségolène Royal, suivent une règle de conduite :Nous voulons débattre des enjeux réels, ne pas sombrer dans les polémiques stériles et les attaques personnelles. Le débat mérite mieux que ça ! Cela inclut, de façon non exhaustive toute attaque «personnelle», même à l’égard de femmes et d’hommes politiques comme le débat public et médiatique l’autorise trop souvent.

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans | 34 Commentaires »

TOUTE MA PLACE AU PREMIER RANG

Posté par jeanluke le 14 décembre 2007

segoaveclarose171106.jpg Vous semblez avoir échappé à la dépression post-défaite qui a touché tous les candidats battus au second tour de l’élection présidentielle. Comment avez-vous fait ?
Ségolène Royal – Oui, c’est vrai. J’ai senti cela dès le soir du second tour. Malgré la défaite, je suis restée debout. Je n’ai pas pensé à moi-même, mais à tous les électeurs qui ont été déçus, parfois désespérés de ce résultat. Je me suis dit que, pour eux, Ségolène Royal n’existait pas, c’était la candidate qui était là qui avait incarné quelque chose et qui devait rester forte. Rester forte. D’une certaine façon, la fierté de cette campagne, j’ai continué à la porter après la campagne parce que quelque chose s’est levé, une espérance qui ne s’arrêtera pas.
Votre livre est intitulé « Ma plus belle histoire, c’est vous ». C’est une conception romanesque de la politique ?
Non. C’est la traduction de la démarche participative que j’ai engagée. Aujourd’hui, on ne peut pas faire de la politique sans y associer les Français. Même si cette démarche a eu du mal à embrayer sur la seconde étape, celle des propositions, et c’est sans doute un des points faibles de la campagne. Mais, plus que jamais, la politique est une belle histoire dont les citoyens sont les premiers acteurs.

bethune111106.jpg Le mot subliminal de votre titre, c’est le mot amour. On imagine déjà vos détracteurs s’agacer de voir à nouveau la ferveur qui a entouré votre campagne l’emporter sur la rationalité politique…
Tant mieux. La rationalité est largement répartie, la ferveur, ça n’est pas donné à tout le monde. Je crois que c’était un atout… Regardez ce qui se passe aujourd’hui en France, les gens ne s’aiment pas.
Il y a une forme d’exercice du pouvoir qui consiste à rendre jaloux les uns des autres, à les dresser les uns contre les autres, ceux qui ont droit aux heures supplémentaires et ceux qui n’y ont pas droit, ceux qui sont méritants et ceux qui ne le sont pas, ceux qui se lèvent tôt et ceux qui travaillent tard… J’avais dit dans ma campagne que cela aiguiserait les tensions et les violences. C’est bien ce qui est en train de se passer, en particulier dans les banlieues, où rien n’a été fait depuis l’élection présidentielle.
lLe manque de discipline, au bon sens du terme. Le manque de discipline dans mon camp, alors que j’avais été désignée par 60 % des adhérents. Cette règle commune aurait dû s’imposer à tous. Le manque de discipline aussi dans l’adhésion aux idées neuves que j’ai portées, d’évolutions profondes de la société française que j’avais comprises. Non pas moi toute seule, mais en écoutant les forces démocratiques, les experts, les sociologues, avec aussi mon expérience d’élue depuis plus de vingt ans. Je voyais bien les choses monter dans le pays. La démocratie participative nous a beaucoup appris sur un certain nombre de réalités qui n’ont pas suffisamment été prises en compte dans la campagne parce qu’elles heurtaient un certain nombre de dogmes socialistes. En particulier la question centrale selon laquelle la gauche, aujourd’hui, a la responsabilité de mettre en place les sécurités collectives qui permettent les choix individuels et les réussites individuelles. La gauche a toujours eu du mal à faire cette réconciliation. Et plus que jamais, c’est la gauche qui peut le permettre. C’est en sécurisant les gens, en luttant contre toutes les formes de désordre qu’on permet ensuite à un pays de se projeter dans l’avenir et aux citoyens de prendre des risques, et donc d’être créatifs et de relancer la croissance économique.
Vous n’aviez donc pas, et le PS non plus, une vision claire de l’état de la France, de ses attentes ?
a24.jpgGlobalement, il y a eu peut-être un manque d’attention apportée aux mutations. Il y a eu aussi des synthèses un peu artificielles lors des congrès du Parti socialiste, parfois la crainte de trancher un certain nombre de questions qui fâchaient, le traumatisme lié au référendum européen qui avait divisé les socialistes. Bref, une certaine frilosité pour aborder des questions sur lesquelles nous n’étions pas forcément d’accord, mais qui, avec un travail approfondi, auraient permis de faire émerger des choix collectifs. Je pense à la question de l’identité nationale, aux questions liées à la sécurité, au débat sur la liberté de choix de l’école par les familles, à la question de la valeur travail. Autant de valeurs fondamentales que les socialistes ont trop longtemps laissées à la droite. Ce travail a été entamé pendant la campagne présidentielle. Nous devons le poursuivre.
La difficulté d’être femme en politique, à ce niveau, reste-t-elle l’une des explications centrales des réticences à l’égard de votre candidature ?
segometz.jpgOui, c’était une révolution. Il y a eu un procès lancinant en incompétence. C’est typiquement le procès que l’on fait aux femmes. En clair, il y a en politique des sujets de filles et des sujets de garçons. Les sujets de filles sont forcément secondaires : l’éducation, l’environnement, le social, le handicap, la famille. Tout ce qui passionne les Français et qui fait l’essentiel de leur vie quotidienne, car ce sont les domaines où ils mesurent le progrès social dont ils peuvent bénéficier. Et puis vous avez les sujets de garçons : l’économie et l’international. Forcément, une fille est incompétente sur les sujets de garçons. Eh bien, je revendique le fait que ces sujets de garçons – l’économie et l’international – sont des sujets très importants, dans lesquels j’ai aussi une compétence, sans doute à améliorer, ce à quoi je m’emploie. Car l’économie et l’international sont quand même au service du progrès social, du progrès éducatif, de la lutte contre les inégalités, de la remise en avant du facteur humain. Je revendique le droit pour les femmes à avoir cette double compétence, même si – je n’en disconviens pas – sur un certain nombre de sujets, comme les retraites ou le financement de la Sécurité sociale, je n’avais pas toutes les réponses
Vous avez manqué de temps ?
Bien sûr. L’année qui a été prise pour le combat interne au Parti socialiste a manqué pour se rassembler au sein du Parti socialiste, pour commencer les convergences avec les autres forces de gauche démocratiques et de progrès dans le pays. Et aussi pour recaler un programme présidentiel à partir du projet du Parti socialiste.

1256226748.jpgEn quoi cette campagne a-t-elle modifié votre analyse de la situation du pays ?
Je retiendrai surtout, au contact des centaines de milliers de Français, leur soif démocratique. Les Français veulent profondément que le pays se réforme, bouge. On dit, à tort, que les Français n’aiment pas les réformes. En réalité, ils veulent en comprendre la cohérence et avoir la garantie de la justice de ces réformes. Ce qui m’a frappé, c’est le sentiment d’un immense gaspillage de talents, d’énergie et d’imagination. Nous sommes dans une société qui n’est pas mise en mouvement et les choses s’aggravent aujourd’hui avec ce pouvoir personnel qui pense qu’il peut concevoir tout seul ce qui est bon pour la société. Je crois, au contraire, qu’un Etat et les pouvoirs publics sont là pour faire levier dans la société et mettre ses forces en mouvement.
segoenfants.bmpVotre livre en témoigne : le désir d’avenir de Ségolène Royal est intact…
J’ai fait cet exercice qui n’était pas facile : faire le bilan de la campagne. Je veux que les leçons soient tirées pour les prochaines échéances, quel que soit le candidat. Ma détermination est totale, forte, passionnée, à m’engager dans ce qu’il est convenu d’appeler la rénovation de la gauche. Forte de cette expérience que je viens de vivre, je serai, d’une façon ou d’une autre, au premier rang de cette bataille et de cet effort.
Faut-il, pour gagner, que le PS change de nature, de projet, de fonctionnement ?
Il faut que le parti devienne attractif, qu’il attire de nouveau vers lui les mouvements, les forces intellectuelles et sociales du pays. Nous devrons réussir à accomplir un dépassement de nous-mêmes et faire en sorte que les autres forces de gauche, y compris les forces de centre et de centre gauche, viennent vers nous. Je conçois les alliances futures non pas comme des alliances entre appareils, je ne conçois pas la rénovation et la modernisation du PS comme un dérapage vers la droite ou vers je ne sais quelle social-démocratie…
Le mot vous paraît obsolète ?
Oui, obsolète et très connoté comme un déplacement à droite, comme s’il y avait une gauche inefficace et une gauche efficace qui serait plus à droite que celle qui est plus à gauche. Je ne crois pas du tout à cela. Je pense qu’il faut capter le meilleur dans tous les courants de pensée. On a beaucoup parlé de la main tendue à François Bayrou. C’est oublier que j’avais aussi confié une mission à José Bové sur la réforme de l’aide au développement. L’altermondialisme doit converger vers nous. Quant à l’extrême gauche, sa radicalité est nécessaire sur certains sujets, mais pas tous. Dans d’autres domaines, au contraire, il va falloir nouer des compromis sociaux pour que les réformes se fassent sans que les lois du libéralisme sauvage l’emportent.

Sur quel sujet la radicalité est-elle la bonne réponse ?
Pour la défense de la protection sociale et dans la lutte contre les franchises médicales. Nous ne devons absolument pas laisser faire le démantèlement de la protection sociale. Il faut également défendre de manière radicale les services publics, leur raison d’être, leur gratuité. Il en est de même pour résoudre le problème des banlieues et vraiment mettre en mouvement cette France métissée que j’ai évoquée et qui, parfois, a été mal comprise par un certain nombre de Français qui ont eu peur pour l’identité nationale.
Vous sentez-vous plus proche des idées de François Bayrou ou de celles d’Olivier Besancenot ?
Je ne fais pas de choix. C’est un dépassement dans le respect des identités de chacun de ces mouvements politiques. Le Parti socialiste peut redevenir une force centrale qui s’assume en tant que force centrale à gauche, capable d’associer ces différents courants. Je me reconnais dans les propos de François Bayrou sur l’impartialité de l’Etat et sur la droite, mais pas quand il en rabat sur la question des services publics. Je me reconnais dans Olivier Besancenot quand il demande la radicalité sur un certain nombre de sujets, mais pas quand il dit qu’il faut un mouvement social sur tous les sujets.

img0475.jpgAvez-vous l’intention de prendre la direction du PS ?
Je vous confirme ma principale motivation : prendre, aujourd’hui, toute ma place au premier rang – mais il y a plusieurs personnes sur un premier rang. Tout ce qui a été débattu durant la campagne est une base extrêmement riche à partir de laquelle nous devons continuer à travailler. Ensuite, on verra le moment venu. Mais je ne veux pas que les socialistes restent sur cette défaite.
Ni vous ?
Ni moi. Je pense que nous sommes plus capables que la droite d’accompagner la mutation du monde et de réformer la société française sans brutalité. On peut faire l’alliance entre les générations. L’un de mes plus profonds regrets dans ce résultat, c’est de ne pas avoir su convaincre les personnes âgées. Je suis convaincue que la France ne peut avancer que si nous arrivons à réconcilier les générations. Ce travail au long cours auprès de nos anciens, j’ai bien l’intention de le conduire et de le gagner.

par Kévin publié dans : Vidéos, Interviews & Meetings

 

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