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« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire (ALORS JE VAIS LA DIRE) qui m’aime me suive

Posté par goalexandre le 13 octobre 2011

n43393734377605.jpg il faut rendre a segolene ce qui appartien a segolene elue par une large majoritée des militants et militantes elle s’est fait voler  sa leggittimitée    aubry  etait tres loin des votes exprimés

en tant que socialiste il est hors de question d’accepter cette injustice flagrante 

SOCIALISTE JE SUIS SOCIALISTE JE RESTE   MAIS COMME JAURES

JE  PENSE QUE NOUS DEVONS DIRE LA VERITE

 

UNE FEMME SOUDAN EST VENUE  ELLE A MIS TOUT SON COEUR  SON COURAGE SON INTELLIGENSE  SON INTEGRITE SON HONNETTETE   

ET  qu’ont fait  sa famille de pensée  ils  l’ont ignoré,  meprisé  ,insulté , rabaissé,  allant ainsi dans le meme sens que nos adversaires politiques la droite capitaliste sarkozyste lepensite

le socialiste que je suis  ne peut accepter cela  et je dis que ceux et celles se sont livrés a  ces  methodes ne sont pas pour moi des socialistes   ils ont la haine dans le coeur, ils ont la rage au ventre ,ils sont dans un etat d’esprit contraire aux valeurs humanistes et socialistes

Ces primaires n’ont aucune legittimitée  elles ont été decidés  et mises en place  par ceux et celles qui  ont fait du

(tout sauf segolene )  a REIMS    ces personnes  ont bourré ls urnes  ont utilisée des methodes  que j’accepte pas  et n’accepterai jamais le socialisme  se sont des valeurs  d’integrité d verité  d’huma nisme de fraternité 

la triche avec ses camarades a gauche  est un non respect une faute lourde  qui restera longtemps dans  mon esprit

etre socialiste c’est etre courageux et se remmettre en question etre juste  honnette loyal  genereux    A REIMS  SEGOLENE  A OBTENU PLUS DE 50% DES  SUFFRAGES DES MILITANTS SOCIALISTES  SUR SON SEUL NOM et ses idées des idées discutées  approfondies  particivement  donc nos idées 

ceci a été baffoué par la   ces assoiffes de pouvoir  ces gens groupés en baronnies  locales   ces machos  qui cumulent les postes   ces cumulards sans vergogne  qui imitent la droite capitaliste  dont certains  se comportent  en DSKistes   en veritable seigneurs imposant leurs lois  leurs methodes

  femmes  socialistes  ne vous laissez pas faire  redressez vous levez la tete  faites front  denoncez  ces non socialistes  ces tricheurs  ces manipulateurs  ils  doivent partir  ils doivent etre ecartés  de notre ideal humaniste socialiste fraternel

ils ne sont q’une petite minoritée  mais se croient tout permis  ils agissent en catimini   ils nous font du tort  a nous socialistes de coeur et de raison

une femme est venue  apportant son courage  sa tenacitée  sa pugnacitée  elle se bat contre les banquiers  les traders  la droite  neoliberale    les puissances d’argent  les journaleux aux ordrs contre  les tenants des sondages  manipulés    

CETTE FEMME SEGOLENE ROYAL  EST UN EXEMPLE POUR MOI  JE LA CONSIDERE COMME LA 1ERE DES SOCIALISTES    EXEMPLAIRE   COURAGEUSE  VISIONNAIRE  INTELLIGENTE  A L’ECOUTE DU PEUPLE 

 JE N’AURAI DE CESSE   DE RAPPELLER  SES IDEES  NOS IDEES 

les primaires citoyennes  sont une bonne idée  mais pas  aprés ce qui c’est passé a REIMS   les tricheurs  n’ont pas été sanctionnés  ils sont meme aux postes principaux   ceux qui ont triché retricheront   ceux qui ont manipulé manipuleront

c’est une convictiuon profonde  et quoi qu’il arrive  je n’en démordrai pas  l’organisation de ces primaires  ont été faites par des personnes dont je n’ai plus confiance  ils ont perdu mon estime de socialiste   

ceci est partagé par  beaucoup de camarades je ne suis pa le seul 
 

 

Le courage / Jean Jaurès + Un invincible espoir / Léon Blum


Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas

subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire

écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux

applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques…

 

« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ;

c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre (…).

Le courage, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie.

Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces

Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant avec la vie générale (…).

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin.

Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ;

c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

« L’homme n’a pas deux âmes différentes, l’une pour chanter et pour chercher, l’autre pour agir ; l’une pour sentir la beauté et comprendre la vérité, l’autre pour sentir la fraternité et comprendre la justice. Quiconque envisage cette perspective se sent animé d’un invincible espoir. Que l’homme contemple le but, qu’il se fie à son destin, qu’il ne craigne pas d’user sa force.

 

Quand l’homme se trouble et se décourage, il n’a qu’à penser à l’Humanité. » Léon Blum, A l’échelle humaine, Fort du Portalet, décembre 1941

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JEUDI 6 OCTOBRE 2011 19H00 AU BATACLAN MEETING SEGOLENE ROYAL

Posté par goalexandre le 6 octobre 2011

Fabien Millevoy

VENEEZ SOUTENIR SEGOLENE ROYAL AU BATACLANA PARIS A 19H00

APPEL  AU PEUPLE SEUL SOUVERAIN   FACE AUX AGENCES DE NOTATION   AUX TRADERS AUX  BANQUIERS  ET AU MONDE DES NEOLIBERAUX    UNE FEMME  POLITIQUE  D4EXPERIENCE HONNETTE  COURAGEUSE  A L’ECOUTE DU PEUPLE    APPUYE PAR CE PEUPLE      AINSI  NOUS ALLONS  POUVOIR CHANGER REELLEMENT ET CONCRETEMENT  NOTRE QUOTIDIEN   ET EN  FINIR   AVEC   LES INEQUITES  CES INJUSTICES SOCIALES   LES RICHESSES PRODUTES SETONT AINSI MIEUX PARTAGES    

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LE SIMPLE CITOYEN OUVRIER DIT MERCI FRANCOIS MITTERRAND MERCI SEGOLENE ROYAL

Posté par goalexandre le 11 août 2011

LE SIMPLE CITOYEN OUVRIER DIT MERCI FRANCOIS MITTERRAND MERCI SEGOLENE ROYAL

Posté par goalexandre le 8 mai 2011

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Bonjour a toutes et a tous

LE SIMPLE CITOYEN OUVRIER  DIT     MERCI  FRANCOIS MITTERRAND  MERCI SEGOLENE ROYAL
en 1981 bien que  le coeur a gauche toute la gauche  ma famille de pensée   j’ai toujours hésité alors a m’engager dans le combat militant  aussi bien politique que syndicat que associations  comme beaucoup de citoyens et citoyennes  qui n’aiment pas notre division en tant que peuple français  ;

Divisons  droite gauche  divisons syndicales   divisions  associations   moi dans ma tete je me disais alors je suis français  europeen  je  ne peux pas m’engager  ni m’encarter  car  au fond  je n’aime  pas ces combats de coqs venant dec la meme famille  de pensée  ces bagarres ideologiques  ou on sa’ccroche sur une idée sur laquelle on est  en desaccord et ou on peut aller jusqu’a se tuer   oui mourrir pour des idées  c’est fou

donc pendant longtemps j’ai bataillé a gauche  (tout en etant pas encarté ) pour  un objectitf au lon cours ou long terme     soit   mettre toute mon energie pour unir reunir rassembler   ma famille de pensée  la gauche  toute la gauche sans exceptions .

Donc en 1981  aujourd’hui je regrette de ne pas m’etre encarté ni engagé et d’avoir regardé cela de loin  meme si  j’ai soutenu Françis Mitterrand de toutes mes forces

en 2011  ou en suis je  ?  toujours une grande mefiance des politiques en general on me dit UTOPISTE et moi je tiens a mes idées  une d’elles

CHANGEMENT RADICAL   COUPURE TOTALE AVEC  LES US ET COUTUMES IMPOSES PAR LES CAPITALISTES  ET LEURS IDEOLOGIES  BASES SUR L’ARGENT ROI

chaque jour c’est l’argent roi qui mene la danse   marre  il faut changer les mentalités et penser plus humain avant l’argent  roi  pour cela il faut un programme au long cours  nationalisations des banques (notre argent doit etr geré par  nos portes paroles  nos elus ils doivent en etr garants  une gestion transparente verifiable  et limpides )

-il faut revoir ces histoires d’endettement  et ces agences de notations  des dictactures a denoncer   nous devons gerer notre budget de notre pays a l’equilibre  recettes depense  a l’equlibre   on doit devenir indpendant et autonome    nous devons pouvoir dire  merde a qui veut nous imposer ses dictacts  je ne veux plus que mes enfants paient pour moi   i faut en finir avec ces depenses au nom du peuple  sans lui avoir demandé son avis  nul ne doit avoir le droit d’endetter un peuple  cela devra etre puni tres severement .

- il faudra modifier  le conditionnement  commercial  des consciences citoyennes  en changeant les regles dans  tous les medias  par rapport a la publicitée    notre objectif  devra etre  l’information honnette simple  vraie  sans incitation aucune   désinteressée  des consomateurs  afin qu’ils aient des elements d’appreciation  comparatifs réells
TOUT FAIRE SUR LE LONG TERME  DANS TOUS LES DOMAINES DE LA VIE  AFIN D’INVERSER  LES VALEURS  DE L’ARGENT ROI DES IDEOLOGIES DOMINANTES D’UN MINORITEE DE NANTIS
PAR  NOS VALEURS  HUMANISTES  PACIFISITES  ECOLOGISTES  DE   L’HUMAIN AVANT L’ARGENT ROI

VASTE PROGRAMME OUI JE SAIS .

je reviens sur mon parcours  citoyen en 2011

j’en suis a soudain  en 2006   réveillé  d’un long sommeil ideologique   me voila a m’ngager m’encarter dans la politique le syndicalisme associations etcc!!!!!

tout cela  grace a qui :

et bien a la gauche  aux socialistes en general  FRANCOIS MITTERRAND ET SEGOLENE ROYAL EN PARTICULIER

d’abord demarche pour adherer a la section  ps de ma ville  investissement total pour les elections lesgislatives 2007

adhesion a  un syndicat avec engagemnet conforme a mes convitions et aux statuts de mon parti le ps   defense de interets des salaries   dans mon entreprise avec participation active membre elu au comitee d’entreprise et délegue du personnel

d’autres adhesions a associations  comme ANDEVA   POUR LA DEFENSE DES VICTIMES DE L’AMIANTE  fleau national

aussi desirs D’avenir  dont la presidente est SEGOLENE ROYAL

en ce jour de souvenir  je veux dire MERCI  A FRANCOIS MITTERRAND  ETA SEGOLENE ROYAL  merci pour leurs engagements   merci de leurs exemples  en tant qu’humains integres    car c’est grace a des  humains  comme vous que  moi  j’ai repris confiance    dans les humains   .

je veux dire ici a segolene royal   mon ressenti  actuel en 2011

si  toi segolene et toi mitterrand  n’aviez pas agi comme vous l’avez fait  j’auarais été dans les extremistes    et les abstentiionnistes  aussi  je pense que  la seule façon de regagner la confiance du peuple  il faut etre exemplaire  et  le respecter

segolene  la classe ouvriere  et laborieuse dont je fais partie pere  mere ouvriers  grand pere   grands mere agriculteurs est de sensibilitée  humaniste

elle connait le sens des efforts elle partage son pain avec le misereux  elle se contente du  necessaire parce que elle sait la valeur des choses   elle respectera celle ou celui  qui lui dira la verité  meme si elle est dure mais  cela passera si le peuple se reconnait en toi segolene

Selon moi il est imperatif  que nous tes soutiens  et au delà  ceux et celles qu se reconnaissent en toi  soyons  aussi plus qu’exemplaires  dans nos vies personnelles dans nos actes  nos comportements  l’education de nos enfants etc

tout ne doit pas reposer sur tes epaules nous tes soutiens devons prendre notre part d’exemplaritée  et là aussi nous avons des efforts a faire

car je pense que tu es une visionaire et que personnellement je rame pour  te suivre  par ton exemplarité  qui m’a  plus que convaincu a plusieurs reprises

 

 

 

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VIDEO « Pour un Ordre International Juste » Ségolène Royal : Conférence de presse sur la Crise du 10 Août 2011.

Posté par goalexandre le 11 août 2011

 LE PEUPLE  EST LA FORCE CITOYENNE    A SAINT DENIS  ET PARTOUT EN FRANCE   

IMPOSONS NOTRE VOLONTEE COLLECTIVE  D’UN PEUPLE   SEUL  DECISIONNAIRE  DE SA DESTINEE  

FEMMES HOMMES ENFANTS   JEUNES HOMMES JEUNES FEMMES    GRANDS PERES GRANDS MERES    TOUTES ET TOUS  ENSEMBLE CHANGEONS LES FACONS DE GERER U PAYS   UNE REGION OU UNE VILLE     COMME LE DIT ET L’A FAIT SEGOLENE ROYAL DANS SA REGION  :

 UN EURO DEPENSE   DOIT ETRE UN EURO

UTILE  ET AUSSI  

 

 NOUS SOMMES LES MEILLEURS EXPERTS DE CE QUE NOUS

VIVONS 

 ALLEZ DYONISIENS, DYONISIENNES , CITOYENS ,CITOYENNES,  A NOUS LE POUVOIR     DESIGNONS UNE FEMME  POLITIQUE  QUI VEUT SERVIR  ET NON PAS  SE SERVIR   UNE FEMME POLITIQUE  QUI A LE COURAGE DE DIRE TOUT HAUT CE QUE NOUS LE PEUPLE PENSONS TOUT BAS    

NON AU CUMUL DES MANDATS, OUI A LA POLITIQUE PAR LA PREUVE ,

ECARTONS  CEUX ET CELLES QUI  DEPENSENT SANS COMPTER  ET QUI NOUS ENDETTENT NOUS ET NOS ENFANTS PENDANT DES DECECENNIES  SANS NOTRE ACCORD   A EUX DE PAYER LEURS MAUVAISES GESTIONS  DE NOS FINANCES 

LES PAROLES DOIVENT CORRESPONDRE AUX ACTES  VOTEZ  AUX PRIMAIRES CITOYENNES A GAUCHE  

  SEGOLENE ROYAL 
http://www.dailymotion.com/video/xkhbru

Ségolène Royal : Conférence de presse sur la Crise du 10 Août 2011.

« Le moment politique est grave. C’est l’occasion pour la politique de reprendre ses droits sur le système financier »
http://www.leblogdesegoleneroyal.fr/la-presidente-des-solutions/conference-de-presse-de-segolene-royal-sur-la-crise-le-mercredi-10-aout-2011/

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FIDELES DES FIDELES SEGOLENE ROYAL ON EST LA ET ON SERA LA ENCORE

Posté par goalexandre le 25 juin 2011

 TU AS SEME SEGOLENE  TU VA RECOLTER LE FRUIT DE TON TRAVAIL  CE N’EST QUE JUSTICE   LE PEUPLE EST SEUL SOUVERAIN  LES TRICHEURS  DES URNES VOLANTES  LES MANIPULATEURS DE SONDAGES LES  JOURNALEUX AUX ORDRES   RIEN N’Y FERA  C’EST A NOUS PEUPLE  SEUL DE DECIDER EN CONNAISSANCE DE CAUSE EN 2007 LA CASTE RICHISSSIMME C4EST ACCAPARE LE POUVOIR  ILLEGITTIMMEMEMENT PAR LES SONDAGES MANIPULES , PAR  DES AIDES  FINANCIERES DES AMIS  BOLLORES DASSAULT   ETC

  EN 2012  ILS NE POURRONT PAS RECOMMENCER  NOUS ALLONS Y VEILLER
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http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/24/la-segosphere-arme-de-campagne-de-mme-royal_1540467_3224.html

 

La « ségosphère », arme de campagne de Mme RoyaL

FIDELES DES FIDELES  SEGOLENE ROYAL ON EST LA  ET ON SERA LA ENCORE  dans Democratie empty

 

  Voilà six mois que Ségolène Royal attend ce moment : celui de déclarer officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2012. Elle a choisi la date du dimanche 26 juin et ses terres poitevines, plus précisément celles d’Arçais, au coeur du marais poitevin des Deux-Sèvres.

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Dans la coulisse, voilà plus de deux mois qu’un petit monde presque underground s’active pour faire du lancement de campagne un succès : les internautes qui ont, souvent depuis plusieurs années, décidé de soutenir la cause de la présidente de la région Poitou-Charentes, membres du Parti socialiste ou non, tous sympathisants dévoués comme peu d’autres, certains diront « fanatisés » mais ils s’en moquent. Objectif : la mise en ligne du nouveau site de campagne, Segoleneroyal.fr, et la retransmission vidéo en direct de cette journée sur le Net.

Cette armée de l’ombre s’organise autour d’un noyau dur de 50 professionnels de l’informatique, la plupart de haut niveau. Ceux-là commandent un cercle de 150 internautes qui peuvent à tout moment, selon les besoins de l’actualité, mobiliser 350 techniciens ou blogueurs, qui s’emploient alors à diffuser la bonne parole royaliste sur la Toile.

Au sommet de la « ségosphère », Ségolène Royal elle-même. Tous ses partisans conviennent qu’elle est la seule et unique « patronne ». Son arme ? Un iPad, avec lequel elle peut contrôler les différents sites qui la soutiennent et depuis lequel elle émet depuis quelques semaines de très nombreuses sentences sur Twitter. Exemple copié pendant la rédaction de cet article : « L’idée que la politique c’est un travail de temps long, de constance, d’enracinement, à l’image des -combats environnementaux pour l’avenir. »

« Nous nous réunissons une fois par mois, mais beaucoup de choses se font par téléphone ou par mail, explique la candidate. Lors d’une réunion publique que j’ai tenue aux Blancs-Manteaux, à Paris, en mai, j’ai réuni le noyau dur de 150 spécialistes de l’Internet, tous très pointus, très compétents. »

La réunion mensuelle rassemble la « ségosphère » et les conseillers politiques de Ségolène Royal, comme Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon, chargée du groupe « riposte » auprès de la présidente de la région Poitou-Charentes, ou Kamel Chibli, qui suit plus particulièrement les quartiers populaires.

Plusieurs personnages se sont vu confier des responsabilités. Le plus fidèle est Cyril Cibert, un nom prédestiné. Poitevin de 38 ans, entré en royalisme lors de l’élection à la députation de son mentor à la fin des années 1980, séduit par son « sens du contact », il fut l’un des militants fondateurs de Désirs d’avenir, en 2006. Désormais élu municipal de Châtellerault et conseiller régional du Poitou-Charentes, membre du noyau dur des internautes, il dit ne pas avoir « vraiment un rôle défini », quand Ségolène Royal soutient qu’il est « l’un des principaux animateurs de la campagne Internet ». Modestie…

Toujours est-il que Cyril Cibert a l’oeil sur tous les sites. « Le compte Twitter de Ségolène Royal réunit désormais 10 100 followers, dit-il. Le blog officiel reçoit 15 000 visiteurs uniques chaque semaine. Le groupe sur la Coopol, réseau social du PS, est de loin le premier, avec plusieurs milliers d’adhérents, de même que la page Facebook, qui réunit à ce jour près de 27 000 amis. » Si l’on n’est pas encore, loin s’en faut, dans les records de la campagne présidentielle de 2007, tous ces chiffres sont aujourd’hui en augmentation. « C’est la force du Web 2.0, reprend Cyril Cibert. Les posts circulent beaucoup plus vite et sur beaucoup plus de sites, blogs, pages Facebook ou comptes Twitter. Ainsi, Ségolène Royal arrive-t-elle à toucher rapidement les internautes. »

Le plus expérimenté des internautes royalistes est un ingénieur dans une importante société américaine, qui souhaite garder l’anonymat. « Je suis militant socialiste depuis 2005, explique-t-il. J’ai soutenu Ségolène Royal en 2007. Aujourd’hui, concrètement, je suis le rédacteur en chef de l’équipe chargée de Désirs d’avenir sur Internet, une dizaine de personnes qui assurent les publications en ligne des textes de Ségolène Royal, tous rédigés par elle, et la modération des commentaires. »

Tout ce petit monde des écrans travaille bénévolement, et beaucoup. « Surtout le soir, confie l’ingénieur. Et on déjeune très souvent d’un sandwich pour pouvoir s’occuper du Net. De très nombreuses initiatives sont prises, qui nécessitent un important travail de coordination. Ces jours-ci, par exemple, il nous faut réussir les vidéos qui seront mises en ligne lors du grand meeting d’Arçais. »

Outre le site officiel de la campagne 2012, d’autres nouveautés devraient être prochainement introduites dans la ségosphère. Mais chacun reste discret, pour ne pas donner trop d’idées aux concurrents de la primaire qui, à l’exception d’Arnaud Montebourg, ont pris un retard certain dans leur occupation de la Toile. On saura seulement que l’on réfléchit à une labellisation des blogs royalistes, pour distinguer le bon pixel de l’ivraie.

Du côté des « bons », un informaticien du Midi de la France qui a lancé son propre blog en 2007, Segorama, pour soutenir la candidate. Bientôt remarqué par les responsables de Désirs d’avenir, il a répondu en 2009 à l’appel lancé aux volontaires désireux de rejoindre l’équipe de campagne Internet. Depuis, il s’est vu confier des tâches techniques et stratégiques. Pour lui, comme pour ses camarades de la ségosphère, cet engagement paiera. Ségolène Royal veut croire en eux, plus que dans les sondages.

Olivier Schmitt 

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Ségolène Royal: « J’ai la capacité de rassembler »

Posté par goalexandre le 15 mai 2011

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Interview de l’Est Républicain – Ségolène Royal: « J’ai la capacité de rassembler »

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En Meurthe-et-Moselle aujourd’hui, Ségolène Royal affirme dans un interview recueillie par Jean-Pierre Tenoux du journal l’ Est Républicain être la mieux placée pour mobiliser toute la gauche .

- A propos de la primaire socialiste, vous avez déploré la trop grande part faite aux sondages. Avez-vous le sentiment que votre critique a porté ?

Je pense que, tant que le débat de fond n’aura pas commencé, tout sera sujet à manipulation de l’opinion par les sondages. Alors qu’ils ne sont pas représentatifs puisqu’on ne sait pas qui va aller voter et qu’on ne connaît pas encore la liste des candidats ! Il est très important que le peuple français ne se laisse pas voler sa liberté de vote par un matraquage qui ne correspond à rien, notamment parce que les catégories très modestes ne figurent pas dans ces panels.

- Cette page est tournée, donc ?

Je l’ai dit et ma préoccupation, maintenant, est d’élever le débat et de faire des propositions concrètes pour améliorer la vie quotidienne. En Meurthe-et-Moselle, je vais évoquer l’emploi et le pouvoir d’achat. J’ai proposé le blocage du prix de l’essence et de cinquante produits de première nécessité pour permettre aux gens de continuer à vivre et pas seulement de survivre. Voir tellement de richesse d’un côté et de pauvreté de l’autre, dans un pays comme la France, est tout à fait anormal.

- Les propos de Laurent Wauquiez sur l’assistanat ont divisé la droite. A votre avis, s’agit-il d’une cacophonie ou d’une stratégie réfléchie ?

Je pense qu’il y a une stratégie, lancer des ballons d’essai pour voir ce que ça donne. Le plus choquant, dans cette histoire, c’est qu’on ne parle jamais de l’assistanat dont profitent les plus riches, comme la baisse de l’impôt de solidarité sur la fortune. Le gouvernement s’en prend aux plus pauvres. C’est vrai qu’il y a parfois trop peu d’écart entre les revenus de soutien et les bas salaires. Mais la réponse, c’est d’augmenter les bas salaires et le SMIC ! Quant au A de RSA, qui signifie activité et pas assistanat, il doit se traduire par des actions d’insertion et de formation pour un retour réel à l’emploi.

- Ces publics fragilisés sont tentés par le vote Front national. Que pourriez-vous leur proposer pour qu’ils fassent confiance à la gauche ?

Ils subissent de telles épreuves qu’ils doutent de la capacité de la politique à retrouver des marges de manœuvre. Il faut leur démontrer qu’il y a d’autres façons de créer des richesses, de les répartir mieux, d’encourager les jeunes à trouver le chemin du travail par l’alternance, l’apprentissage. Il faut pratiquer le « donnant donnant » avec les entreprises, leur imposer l’obligation de prendre des jeunes en formation en contrepartie des aides qu’on leur accorde. Il ne faut pas laisser la loi de la jungle être la règle dans l’économie.

- En pratique, comment procéder ?

C’est la force citoyenne, un Etat interventionniste qui remet des règles. Aujourd’hui, rien n’a été fait pour lutter contre un système financier qui écrase la production de biens et de services. Les gens sont dégoûtés, exaspérés. Ils entendent les discours de l’actuel président de la République qui leur dit : « Vous allez voir ce que vous allez voir ! » Mais il ne se passe rien. Alors, ils se tournent vers des votes extrêmes qui leur promettent de changer le système, mais d’une façon qui n’est pas crédible. C’est un vote protestataire que je traduis pour ma part comme une demande d’exigence à l’égard des partis de gouvernement afin qu’ils soient beaucoup plus audacieux sur des propositions de réformes.

- Ces réformes impliquent que la gauche se rassemble. Croyez-vous être la mieux placée pour y parvenir ?

Je pense avoir la capacité de rassembler, de la gauche radicale aux centristes républicains en passant par les écologistes… pour la bonne raison que je l’ai déjà fait dans la région que je préside, malgré les cris des appareils ! La politique par la preuve, il n’y a rien de tel. Certains font beaucoup de discours mais, quand ils sont aux responsabilités, rien ne change. J’ai été ministre, députée, je suis présidente de région. Mon souci, toujours, a été le même : faire, par mon travail acharné, par une morale de l’action, que les problèmes soient résolus. Je suis convaincue que la France peut sortir de l’ornière, se remettre debout et avancer.

A lire également sur le site de l ‘Est Républicain ICI

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Le discours d’Helsinki de Ségolène Royal sur « l’UE après la crise » hier, un franc succès selon la Fondation Kalevi Sorsa (PHOTOS, ARTICLE de la Fondation, texte du discours)

Posté par goalexandre le 9 février 2011

 

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Le discours d’Helsinki de Ségolène Royal sur « l’UE après la crise » hier, un franc succès selon la Fondation Kalevi Sorsa (PHOTOS, ARTICLE de la Fondation, texte du discours)

 

 

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Ségolène Royal dédicace « Ma plus belle histoire, C’EST VOUS » en marge du séminaire sur « l’Union européenne après la crise » et de son discours à la Vieille Maison des Etudiants (Fondation Kalevi Sorsa)

Ségolène Royal a hier rendu visite à l’Institut Finlandais du Travail, un organisme de recherche spécialisé dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail et rattaché au Ministère finlandais des affaires sociales et de la santé : ils ont réussi, grâce à leurs travaux qui ont débouché sur des réformes concrètes, à faire baisser considérablement le taux de chômage des seniors.

Puis elle a participé à une réunion de travail avec SITRA, principal Think Tank finlandais, créé en 1967 à l’initiative du Parlement, dont la mission est de réfléchir et de trouver des solutions pour la modernisation du pays, en protégeant l’Etat-providence et l’innovation technologique, sociale et sociétale.

Enfin, pour terminer cette visite de travail en Finlande, Ségolène Royal a prononcé un discours dans le cadre d’un séminaire consacré à  « l’Union européenne après la crise », organisé par la Fondation Kalevi Sorsa et le Parti social-démocrate de Finlande (SDP) à la Vieille Maison des Etudiants, un centre culturel créé par l’union des étudiants mais ouvert à tous au rôle historique, Vanha, « la Vieille », qui a la réputation d’être une plateforme de tout ce que la société finnoise produit de neuf et d’expérimental.

Le séminaire était dirigé par la candidate à la députation Jesca Muyingo, finno-ougandaise, qui a travaillé à la télévision publique nationale (YLE), après des études à Helsinki, à Londres, à l’université John Hopkins et à Harvard, a travaillé pour les agence des Nations Unies, pour la rédaction de la BBC et pour le groupe Crédit Suisse.

La Fondation Kalevi Sorsa porte le nom d’un Premier ministre social-démocrate par quatre fois en poste au cours de la période qui va de 1972 à 1987, et qui a fortement marqué ces quinze ans de l’essor finlandais sous la houlette du SDP. Kalevi Sorsa a terminé sa carrière politique en présidant le Parlement monocaméral, l’Eduskunta, en 1989-1990. Il est mort le 16 janvier 2004 à Helsinki, 5 jours avant son 74ème anniversaire. La Fondation a été fondée l’année suivante.

Frédérick Moulin

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Kalevi Sorsa

 

Kalevi Sorsa Säätiö / Fondation Kalevi Sorsa

Ségolène Royal s’est exprimée sur l’Union européenne après la crise après un séminaire à l’Ancienne Maison des Etudiants.

La candidate du Parti socialiste français à la présidentielle de 2007 a été la principale intervenante après un séminaire portant sur « l’Union européenne après la crise » organisée par la Fondation Kalevi Sorsa en collaboration avec le Parti social-démocrate. L’événement a eu lieu à la Vieille Maison des Etudiants mardi 8 février. Le séminaire, qui a traité de l’avenir de la construction européenne après la crise économique, s’est avérée si populaire qu’une grande partie du public a dû se contenter de rester debout. Des journalistes finlandais étaient présents, mais il y avait aussi des journalistes français, comme par exemple ceux du journal Le Monde.

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La salle où Ségolène Royal prononçait son discours était pleine, et une partie du public était debout (Fondation Kalevi Sorsa)

Au cours de ce séminaire, outre Madame Royal, se sont exprimés le député Erkki Tuomioja [ministre des Affaires étrangères SDP du premier gouvernement du Premier ministre du Parti du Centre Matti Vanhanen de 2003 à 2007, et candidat malchanceux de Jutta Urpilainen à la tête du SDP en 2008], Mikko Mäenpää, président de la STTK [président de la Confédération finlandaise des salariés, que Ségolène Royal avait rencontré la veille], et Matti Niemi, président des Jeunes Européens Fédéralistes [JEF-Finlande, dont Jutta Urpilainen fut aussi présidente en 2001]. Le séminaire a été mené par la candidate SDP à la députation Jesca Muyingo.

Ségolène Royal, invitée par la Fondation Kalevi Sorsa et le Parti social-démocrate, a effectué un déplacement en Finlande du 6 au 8 février.

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Intervention de Ségolène Royal – Helsinki – mardi 8 février 2011

Aujourd’hui, c’est un regard lucide que l’Europe doit porter sur elle-même.

Trois vérités et trois propositions

1/ Première vérité, l’Europe surendettée est aujourd’hui étranglée par les spéculateurs qu’elle a nourris.

L’ironie tragique de cette histoire, c’est que nous avons laissé prospérer les oiseaux de malheur qui planent désormais au-dessus de l’Europe. Voyez-les bien : ils ne se contentent pas d’attendre l’effondrement qu’ils prédisent ; ils cherchent à le provoquer. Ils étaient hier au dessus de la Grèce ou l’Irlande ; ils sont aujourd’hui à l’affût des faiblesses espagnoles ou portugaises. Et demain ?

Ces spéculateurs-vautours, nos pays les ont nourris et engraissés.

Cela ne date pas d’hier, mais de longtemps.

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Ségolène Royal pendant son discours à la Vieille Maison des Etudiants à Helsinki mardi 8 février 2011 (Fondation Kalevi Sorsa)

Premièrement, la source de notre endettement abyssal réside dans les baisses d’impôts massives dont ont profité les plus riches, ceux-là même qui demandent à leur banque ou à leur gestionnaire de fortune d’obtenir les rendements les plus élevés pour leurs placements financiers. Le hold up s’est fait au nom d’une vertu appelée compétitivité, mantra dissimulant dumping fiscal, moins-disant social, alignement par le bas.

Bouclier fiscal, fiscalité avantageuse sur le patrimoine, les filiales, les sièges sociaux ou les revenus de l’épargne, abattements, niches, déductions et crédits d’impôts en tout genre : le budget de nos Etats a été grevé par ceux, grandes entreprises et particuliers fortunés, qui ont été les bénéficiaires de toutes les largesses et de tous les cadeaux. Ceux qui ont fait leur beurre sur la compétition de tous contre tous au sein de l’Union. Les profiteurs d’une guerre économique qu’ils ont orchestrée.

Deuxièmement, la dette publique vient des banques et des fonds spéculatifs que les citoyens ont renfloués par leurs impôts via les Etats, au bord du gouffre, et qui se retournent contre les Etats en leur reprochant leur endettement. Aucune reconnaissance du ventre. Juste le dérèglement irrationnel de leur voracité.

Hausse des primes de risques, chantage au « triple A » de la part d’agences de notation vendues aux banques, spéculation à la baisse… L’irrationalité confine à la folie du système lorsque les spéculateurs qui s’alarment de l’endettement et exigent la rigueur sanctionnent les Etats qui obéissent à leurs oukases et voient leurs perspectives de croissance dramatiquement diminuées.

Il y a un vieux proverbe dans lequel un serpent susurre : « si tu bouges, je te mords, si tu ne bouges pas je te mords aussi ». « Si tu ne mets pas en place une politique de rigueur, je te mords, et si tu appliques la rigueur, je te mords aussi » ! Voilà où nous en sommes et c’est pourquoi l’Europe sociale doit se faire par un pouvoir politique qui décide au nom des peuples et pas contre eux.


2/ Deuxième vérité, c’est la Chine qui nous prête de l’argent et finance nos économies.

Nous rêvons d’une Europe indépendante, forte, qui parle d’égal à égal avec les puissances du monde. Nous rêvons d’un monde multipolaire, où les puissances s’équilibrent.

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Un public nombreux écoutait attentivement Ségolène Royal pendant son discours sur « l’Union européenne après la crise » (Fondation Kalevi Sorsa)

Nous découvrons une Europe mise à genou par le chantage des spéculateurs et achetée par les grands pays émergents. Ces derniers, au moins, ont compris ce que la bêtise des marchés à occulté : qu’il est rentable de détenir des actifs grecs, portugais ou espagnol, parce qu’il s’agit d’Etats, parce que les difficultés auxquelles ils font face n’effaceront pas cette évidence : qu’ils survivront et qu’ils retrouveront bientôt le chemin de la croissance.

Mais voilà des pays européens qui s’exposent à vivre entre les mains de puissances non européennes. A leur merci.

Nous devons retrouver une politique d’indépendance européenne, qui ne soit pas le rêve illusoire de la forteresse isolée, mais qui ne soit pas non plus la naïveté de l’ouverture à tous les vents.

3/ Troisième vérité, l’Europe paie en matière économique son désarmement politique et intellectuel.

L’Europe s’est affaiblie en endossant de la manière la plus radicale les dogmes les plus obtus. Elle a théorisé son propre effacement politique derrière l’application indifférenciée, non circonstanciée et mécanique de règles juridiques : règles de la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux ; clause de non renflouement des Etats endettés et de non achat par la banque centrale européenne des dettes souveraines ; définition rigide et artificielle de la convergence budgétaire avec le pacte de stabilité.

Elle a refusé pendant trop longtemps la faculté de discernement qu’exige la juste compréhension des circonstances, le pragmatisme qu’appelle la réflexion authentique et la force d’adaptation que demande l’action au service de tous.

Certains font de l’euro le responsable de nos maux. Mais l’euro n’est pas le problème en lui-même. Et à la question : « est-il économiquement raisonnable d’envisager aujourd’hui un retour aux monnaies nationales comme le proclament les partis populistes ? » je réponds catégoriquement « non ». L’effondrement économique et social serait violent.

Non, le problème aujourd’hui n’est pas l’euro, qui nous protège dans la limite de ses possibilités. Le problème, c’est que cette harmonisation radicale que fut la fusion de nos monnaies ne s’est accompagnée d’aucune harmonisation économique et fiscale.

Avec l’euro, nous aurions dû inventer une nouvelle économie de droits et de devoirs. Les marges de manœuvre que les Etats perdaient au niveau national, ils auraient dû les retrouver au niveau européen, au travers d’un budget jouant sa fonction de stabilisation macro-économique en cas de crise, de redistribution et de financement des grandes politiques structurantes, de stratégies d’investissement dans les filières du futur.

Cela n’a pas été le cas.

 

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Ségolène Royal est présentée à la salle par la candidate SDP à la députation Jesca Muyingo (Fondation Kalevi Sorsa)

 

Chers amis

Sur le grand échiquier mondial, l’Europe demeure, envers et contre tout, une pièce maîtresse. Elle n’est pas un continent musée, sans autre avenir que la mémoire de son passé. Elle est la première puissance commerciale mondiale, un espace de 500 millions de personnes dont le rayonnement attire des femmes et des hommes, des investissements du monde entier.

Notre flamme brûle toujours.

A nous de l’entretenir.

Je n’ignore pas les divisions qui existent. Les réticences de certains pays à avancer sur la voie d’une plus grande intégration et d’une plus grande solidarité, notamment financière.

Je n’ignore pas les défis, les forces de frottement, les résistances : crainte d’une dépossession et d’une fragilisation des Etats au profit de la Commission et du Parlement européen ; soupçon d’entretenir en augmentant le budget de l’Union un tonneau des danaïdes sans fin ; postérité de la phrase de Margaret Thatcher : « I want my money back ».

Je n’oublie pas les discussions infinies qui ont été nécessaires pour accoucher du nouveau fonds de gestion des crises, dont il est à craindre qu’il ne résoudra pas grand-chose. Je n’oublie pas le refus obstiné de certains Etats membres de créer un système d’euro-obligation, qui aurait permis à tous les pays d’emprunter à des taux plus faibles.

Mais enfin, ces difficultés ont toujours existé et je voudrais malgré tout cela tenir un message optimiste et vous faire trois propositions :

1) Retrouvons une vision

Ne commettons pas l’erreur de penser qu’elles sont plus fortes aujourd’hui qu’hier. La seule différence, c’est que nos responsables politiques avaient sans doute par le passé cette conviction profonde, cette vision, cette volonté qui leur donnait la force d’avancer et de surmonter les obstacles. L’Europe n’était pas un sujet comme un autre, détourné à des fins de politique intérieure – pensez à l’épisode infâmant des Roms.


C’est avec cet esprit des pionniers que nous devons renouer.

2) Les Etats-Unis d’Europe à construire

Et c’est pourquoi, je le redis ici comme je l’ai dit à Athènes, à Paris et chaque fois que je parle d’Europe, notre nouvelle frontière, c’est la création d’Etats-Unis d’Europe.

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Matti Niemi, président des Jeunes Européens Fédéralistes (JEF-Finlande) (Fondation Kalevi Sorsa)

En disant cela, je refuse d’entrer dans un débat institutionnel stérile, oscillant entre confédération et fédération. L’Europe est toute entière dans une tension créatrice entre l’intégration supranationale et la logique des Etats. L’une ne s’oppose pas à l’autre.

Les Etats-Unis d’Europe, c’est une fédération d’Etats Nations, comme le disais parfaitement Jacques Delors.

Les Etats-Unis d’Europe, c’est d’abord un objectif politique, traduit dans des politiques concrètes, au premier rang desquelles un pacte de sécurité et d’innovation économique puissant parce que volontaire, social et écologique.

La monnaie unique appelle une convergence nécessaire des taux d’inflation, des déficits et de l’endettement. Il n’est pas question de renoncer à un pacte de stabilité commun. C’est un souci de justice, pour éviter que certains pays ne mènent des politiques insoutenables et n’en fassent payer le prix aux autres. L’exigence allemande est de ce point de vue parfaitement légitime. Je la soutiens.

Mais il est temps d’aller au-delà.

Mission impossible ? Nullement.

3) Une politique économique et sociale pour l’Union européenne est possible

L’œuvre de titan accomplie avec la création d’une monnaie européenne, pourquoi serait-il impossible de l’accomplir pour refonder la politique économique et sociale de l’Union ?

Taxation des mouvements de capitaux spéculatifs ; renouvellement du mandat de la Banque centrale européenne, qui prenne acte de sa crédibilité désormais bien installée pour élargir son périmètre d’intervention ; agence de notation européenne pour la notation des Etats ; nouvelles règles de supervision des banques et des fonds spéculatifs…

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Un public attentif écoute la fin du discours de Ségolène Royal à la Vieille Maison des Etudiants à Helsinki mardi 8 février 2011 (Fondation Kalevi Sorsa)

Pourquoi ce que nous avons pu accomplir par le passé, ne pourrions-nous pas l’accomplir demain ?

Ce que j’entends mettre au service de l’Europe, ce ne sont pas des mots. C’est l’énergie chaque jour renouvelée d’une conviction.

C’est une ardeur inlassable pour convaincre, car notre avenir est là. Notre espérance aussi, par delà les doutes, les suspicions, les déceptions. Notre génération doit cela aux nouvelles générations, nous qui avons reçu de la génération de l’après guerre : la paix, la prospérité, l’Europe avec son modèle social.

Alors ouvrons la voie et avançons avec courage en faisant l’Europe avec les peuples et non pas contre eux.


Publié dans conseil municipal, Democratie, Elles et ils chantent la Liberte, Europe, Intelligences collectives socialistes, International, Local, LOGEMENT, Politique, Ségolène Présidente en 2012, Société | Pas de Commentaires »

Ségolène Royal en Finlande : le bien être au travail et l’innovation , parmi les moteurs de l’efficacité économique‏

Posté par goalexandre le 8 février 2011

Lettre d'information de Ségolène Royal

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Chers amis de Désirs d’Avenir,

Lors d’une réunion de travail avec les responsables de l’Institut Finlandais du Travail, un organisme de recherche spécialisé dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail et rattaché au Ministère des affaires sociales et de la santé,  j’ai eu ici la confirmation de l’efficacité des propositions que je fais depuis plusieurs années, à savoir l’importance du bien être au travail. Je l’avais dit lors de la réforme des retraites . C’est appliqué ici depuis plusieurs années.

Lors de leur démonstration passionnante sur les réformes menées ici, ces spécialistes des conditions physiques et psychologiques au travail résument leur engagement avec cette phrase «  le bien-être crée la productivité ». Leurs objectifs sont multiples : créer des communautés de travail innovantes, garantir à chaque citoyen la sécurité, la santé, le bien-être au travail , apporter des solutions en vue d’une participation croissante à la vie active et contrôler les nouveaux risques liés au travail.

Ils ont réussi, grâce à leurs travaux qui ont débouché sur des réformes concrètes, à faire baisser considérablement le taux de chômage des seniors. En 10 ans, le taux d’emploi des 55-64 ans est passé de 35% à 56% ( il est aujourd’hui en France de 39%). Et le gain en résultant pour les entreprises qui font des « aménagements » peut atteindre 20% du bénéfice (qui est ici réparti entre les salariés et l’entreprise).

Par la suite, la délégation a tenu une réunion de travail avec SITRA, principal Think Tank finlandais, créé en 1967 à l’initiative du Parlement, dont la mission est de réfléchir et de trouver des solutions pour la modernisation du pays, en protégeant l’Etat-providence et l’innovation technologique, sociale et sociétale. Après avoir contribué à la construction de l’Etat-providence dans les années 70 et 80, SITRA s’est fixé dans le contexte nouveau de mondialisation, de vieillissement de la population et de crise écologique, un nouvel objectif : trouver les clefs du bien-être pour les Finlandais et de la vitalité économique du pays en protégeant l’Etat-providence.

Pour ce faire, SITRA qui est indépendant du Gouvernement, définit des projets de recherche qu’elle confie à des spécialistes du monde entier. Les résultats sont ensuite mis à la disposition du grand public et des décideurs qui peuvent en débattre et amener le Parlement à adopter de nouvelles législations.

Cette manière d’alimenter le débat public pour faire évoluer positivement la société, correspond à la vision que j’ai d’une démocratie ouverte et transparente dans les grands choix qu’elle a à faire. C’est cette manière de faire de la politique que je mets en œuvre dans mes responsabilités, notamment à la tête de la Région Poitou-Charentes, au travers de la démocratie participative et de la priorité donnée au bien-être, au bien-vivre et à l’innovation. L’exemple finlandais nous engage à poursuivre et amplifier cette action.

Pour terminer cette visite de travail en Finlande, j’ai prononcé un discours dans le cadre d’un séminaire consacré à : « l’Union européenne après la crise », au cours duquel j’ai rappelé trois vérités  sur l’Europe :

-L’Europe surendettée est aujourd’hui étranglée par les spéculateurs qu’elle a nourris.

-C’est la Chine qui nous prête de l’argent et finance nos économies, et cette situation est dangereuse

-L’Europe paie en matière économique son désarmement politique et intellectuel

J’ai également fait trois propositions :

-Retrouver l’esprit des pionniers en portant une vision pour l’Europe

-Construire les Etats Unis d’Europe

-Mettre en place une politique économique et sociale pour l’Union Européenne


J’ai conclu en indiquant que « ce que j’entends mettre au service de l’Europe, ce ne sont pas des mots. C’est l’énergie chaque jour renouvelée d’une conviction.
C’est une ardeur inlassable pour convaincre, car notre avenir est là. Notre espérance aussi, par delà les doutes, les suspicions, les déceptions. Notre génération doit cela aux nouvelles générations, nous qui avons reçu de la génération de l’après guerre : la paix, la prospérité, l’Europe avec son modèle social.
Alors ouvrons la voie et avançons avec courage en faisant l’Europe avec les peuples et non pas contre eux. »

Ségolène Royal




 

Intervention de Ségolène ROYAL – Helsinki – Mardi 8 fevrier 2011

Aujourd’hui, c’est un regard lucide que l’Europe doit porter sur elle-même.

Trois vérités et trois propositions

1/ Première vérité, l’Europe surendettée est aujourd’hui étranglée par les spéculateurs qu’elle a nourris.
L’ironie tragique de cette histoire, c’est que nous avons laissé prospérer les oiseaux de malheur qui planent désormais au-dessus de l’Europe. Voyez-les bien : ils ne se contentent pas d’attendre l’effondrement qu’ils prédisent ; ils cherchent à le provoquer. Ils étaient hier au dessus de la Grèce ou l’Irlande ; ils sont aujourd’hui à l’affût des faiblesses espagnoles ou portugaises. Et demain ?
Ces spéculateurs-vautours, nos pays les ont nourris et engraissés.
Cela ne date pas d’hier, mais de longtemps.
Premièrement, la source de notre endettement abyssal réside dans les baisses d’impôts massives dont ont profité les plus riches, ceux-là même qui demandent à leur banque ou à leur gestionnaire de fortune d’obtenir les rendements les plus élevés pour leurs placements financiers. Le hold up s’est fait au nom d’une vertu appelée compétitivité, mantra dissimulant dumping fiscal, moins-disant social, alignement par le bas.
Bouclier fiscal, fiscalité avantageuse sur le patrimoine, les filiales, les sièges sociaux ou les revenus de l’épargne, abattements, niches, déductions et crédits d’impôts en tout genre : le budget de nos Etats a été grevé par ceux, grandes entreprises et particuliers fortunés, qui ont été les bénéficiaires de toutes les largesses et de tous les cadeaux. Ceux qui ont fait leur beurre sur la compétition de tous contre tous au sein de l’Union. Les profiteurs d’une guerre économique qu’ils ont orchestrée.
Deuxièmement, la dette publique vient des banques et des fonds spéculatifs que les citoyens ont renfloués par leurs impôts via les Etats , au bord du gouffre, et qui se retournent contre les Etats en leur reprochant leur endettement. Aucune reconnaissance du ventre. Juste le dérèglement irrationnel de leur voracité.
Hausse des primes de risques, chantage au « triple A » de la part d’agences de notation vendues aux banques, spéculation à la baisse… L’irrationalité confine à la folie du système lorsque les spéculateurs qui s’alarment de l’endettement et exigent la rigueur sanctionnent les Etats qui obéissent à leurs oukases et voient leur perspective de croissance dramatiquement diminuées.
Il y a un vieux proverbe dans lequel un serpent susurre : « si tu bouges, je te mords, si tu ne bouges pas je te mords aussi ». « Si tu ne mets pas en place une politique de rigueur, je te mords, et si tu appliques la rigueur, je te mords aussi » ! Voilà où nous en sommes et c’est pourquoi l’Europe sociale doit se faire par un pouvoir politique qui décide au nom des peuples et pas contre eux.

2/ Deuxième vérité, c’est la Chine qui nous prête de l’argent et finance nos économies.
Nous rêvons d’une Europe indépendante, forte, qui parle d’égal à égal avec les puissances du monde. Nous rêvons d’un monde multipolaire, où les puissances s’équilibrent.
Nous découvrons une Europe mise à genou par le chantage des spéculateurs et achetée par les grands pays émergents. Ces derniers, au moins, ont compris ce que la bêtise des marchés à occulté : qu’il est rentable de détenir des actifs grecs, portugais ou espagnol, parce qu’il s’agit d’Etats, parce que les difficultés auxquelles ils font face n’effaceront pas cette évidence : qu’ils survivront et qu’ils retrouveront bientôt le chemin de la croissance.

Mais voilà des pays européens qui s’exposent à vivre entre les mains de puissances non européennes. A leur merci.
Nous devons retrouver une politique d’indépendance européenne, qui ne soit pas le rêve illusoire de la forteresse isolée, mais qui ne soit pas non plus la naïveté de l’ouverture à tous les vents.

3/ Troisième vérité, l’Europe paie en matière économique son désarmement politique et intellectuel.
L’Europe s’est affaiblie en endossant de la manière la plus radicale les dogmes les plus obtus. Elle a théorisé son propre effacement politique derrière l’application indifférenciée, non circonstanciée et mécanique de règles juridiques : règles de la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux ; clause de non renflouement des Etats endettés et de non achat par la banque centrale européenne des dettes souveraines ; définition rigide et artificielle de la convergence budgétaire avec le pacte de stabilité.
Elle a refusé pendant trop longtemps la faculté de discernement qu’exige la juste compréhension des circonstances, le pragmatisme qu’appelle la réflexion authentique et la force d’adaptation que demande l’action au service de tous.
Certains font de l’euro le responsable de nos maux. Mais l’euro n’est pas le problème en lui-même. Et à la question : « est-il économiquement raisonnable d’envisager aujourd’hui un retour aux monnaies nationales comme le proclament les partis populistes ? » je réponds catégoriquement « non ». L’effondrement économique et social serait violent.
Non, le problème aujourd’hui n’est pas l’euro, qui nous protège dans la limite de ses possibilités. Le problème, c’est que cette harmonisation radicale que fut la fusion de nos monnaies ne s’est accompagnée d’aucune harmonisation économique et fiscale.
Avec l’euro, nous aurions dû inventer une nouvelle économie de droits et de devoirs. Les marges de manœuvre que les Etats perdaient au niveau national, ils auraient dû les retrouver au niveau européen, au travers d’un budget jouant sa fonction de stabilisation macro-économique en cas de crise, de redistribution et de financement des grandes politiques structurantes, de stratégies d’investissement dans les filières du futur.
Cela n’a pas été le cas.

Chers amis

Sur le grand échiquier mondial, l’Europe demeure, envers et contre tout, une pièce maîtresse. Elle n’est pas un continent musée, sans autre avenir que la mémoire de son passé. Elle est la première puissance commerciale mondiale, un espace de 500 millions de personnes dont le rayonnement attire des femmes et des hommes, des investissements du monde entier.
Notre flamme brûle toujours.
A nous de l’entretenir.
Je n’ignore pas les divisions qui existent. Les réticences de certains pays à avancer sur la voie d’une plus grande intégration et d’une plus grande solidarité, notamment financière.
Je n’ignore pas les défis, les forces de frottement, les résistances : crainte d’une dépossession et d’une fragilisation des Etats au profit de la Commission et du Parlement européen ; soupçon d’entretenir en augmentant le budget de l’Union un tonneau des danaïdes sans fin ; postérité de la phrase de Margaret Thatcher : « I want my money back ».
Je n’oublie pas les discussions infinies qui ont été nécessaires pour accoucher du nouveau fonds de gestion des crises, dont il est à craindre qu’il ne résoudra pas grand-chose. Je n’oublie pas le refus obstiné de certains Etats membres de créer un système d’euro-obligation, qui aurait permis à tous les pays d’emprunter à des taux plus faibles.
Mais enfin, ces difficultés ont toujours existé et je voudrais malgré tout cela tenir un message optimiste et vous faire trois propositions :

1) Retrouvons une vision
Ne commettons pas l’erreur de penser qu’elles sont plus fortes aujourd’hui qu’hier. La seule différence, c’est que nos responsables politiques avaient sans doute par le passé cette conviction profonde, cette vision, cette volonté qui leur donnait la force d’avancer et de surmonter les obstacles. L’Europe n’était pas un sujet comme un autre, détourné à des fins de politique intérieure – pensez à l’épisode infâmant des Roms.
C’est avec cet esprit des pionniers que nous devons renouer.

2) Les Etats-Unis d’Europe à construire
Et c’est pourquoi, je le redis ici comme je l’ai dit à Athènes, à Paris et chaque fois que je parle d’Europe, notre nouvelle frontière, c’est la création d’Etats-Unis d’Europe.
En disant cela, je refuse d’entrer dans un débat institutionnel stérile, oscillant entre confédération et fédération. L’Europe est toute entière dans une tension créatrice entre l’intégration supranationale et la logique des Etats. L’une ne s’oppose pas à l’autre.
Les Etats-Unis d’Europe, c’est une fédération d’Etats Nations, comme le disais parfaitement Jacques Delors.
Les Etats-Unis d’Europe, c’est d’abord un objectif politique, traduit dans des politiques concrètes, au premier rang desquelles un pacte de sécurité et d’innovation économique puissant parce que volontaire, social et écologique.
La monnaie unique appelle une convergence nécessaire des taux d’inflation, des déficits et de l’endettement. Il n’est pas question de renoncer à un pacte de stabilité commun. C’est un souci de justice, pour éviter que certains pays ne mènent des politiques insoutenables et n’en fassent payer le prix aux autres. L’exigence allemande est de ce point de vue parfaitement légitime. Je la soutiens.

Mais il est temps d’aller au-delà.

Mission impossible ? Nullement.

3) Une politique économique et sociale pour l’Union européenne est possible
L’œuvre de titan accomplie avec la création d’une monnaie européenne, pourquoi serait-il impossible de l’accomplir pour refonder la politique économique et sociale de l’Union ?
Taxation des mouvements de capitaux spéculatifs ; renouvellement du mandat de la Banque centrale européenne, qui prenne acte de sa crédibilité désormais bien installée pour élargir son périmètre d’intervention ; agence de notation européenne pour la notation des Etats ; nouvelles règles de supervision des banques et des fonds spéculatifs…
Pourquoi ce que nous avons pu accomplir par le passé, ne pourrions-nous pas l’accomplir demain ?
Ce que j’entends mettre au service de l’Europe, ce ne sont pas des mots. C’est l’énergie chaque jour renouvelée d’une conviction.

C’est une ardeur inlassable pour convaincre, car notre avenir est là. Notre espérance aussi, par delà les doutes, les suspicions, les déceptions. Notre génération doit cela aux nouvelles générations, nous qui avons reçu de la génération de l’après guerre : la paix, la prospérité, l’Europe avec son modèle social.

Alors ouvrons la voie et avançons avec courage en faisant l’Europe avec les peuples et non pas contre eux.


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Diriger, c’est conduire un peuple avec son assentiment » / La force sans la justice est tyrannique »

Posté par goalexandre le 24 octobre 2010

c’est de construire ce genre de réforme grâce à la démocratie participative, par et  avec les gen

Le conflit autour de la réforme des retraites paraît dans l’impasse. Le gouvernement ne veut plus rien céder, arguant de sa légitimité, née des urnes. Le mouvement social est-il moins légitime que le pouvoir ? *

Le gouvernement actuel méconnaît ce temps de la souveraineté partagée, une valeur pourtant devenue importante.

nous visons une fabrication collective, plurielle, de la raison publique et du pouvoir d’Etat.

 

L’invention démocratique de demain est là. Elle a un antécédent fort : le serment du Jeu de paume.

Nous devons écrire un nouveau serment du Jeu de paume 6c25ef7d72bf1f6e508a84d2be5ea230.jpg

http://www.dailymotion.com/video/xfc8hh

Ségolène Royal a dénoncé ce vendredi 22 octobre 2010 au micro de France Inter la volonté de passage en force du gouvernement Nicolas Sarkozy et de la droite :

« Je dis aujourd’hui que le prochain rendez vous c’est en 2012 et qu’en 2012, si les Français nous font confiance, nous leur rendrons la retraite à 65 ans et pour ceux qui ont travaillé depuis longtemps, nous leur rendront la liberté de s’arrêter à l’age de 60 ans.

Parce que ce sont des acquis sociaux et il n’y a aucune raison de reculer sur ces acquis sociaux dès lors que l’on met en place une autre réforme : celle qui consiste d’abord à lutter contre le chômage puisque les besoins des régimes de retraite sont d’abord dus au chômage et donc au manque de cotisations . Deuxièmement, c’est de faire participer les revenus financiers au financement des retraites.

Vous savez, Blaise Pascal écrivait cette phrase dans ses « Pensées » :

« La force sans la justice est tyrannique »

On savait qu’on avait un système corrompu. On sait maintenant qu’on a un système tyrannique avec une volonté de passer en force sur une réforme brutale et injuste. »

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_du_Jeu_de_paume

 

Diriger, c'est conduire un peuple avec son assentiment

 

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Le Serment du Jeu de paume
par David, Musée du Château de Versailles

Le serment du Jeu de paume est un engagement d’union pris le 20 juin 1789 à la sal

Le souverain parti, les gardes semblent vouloir disperser par la force les députés du Tiers qui refusent d’obéir. Quelques députés de la noblesse, dont La Fayette mettent la main à l’épée. C’est à ce moment que Mirabeau aurait prononcé la fameuse phrase, dont plusieurs versions existent: « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes ! » [1]

Le roi capitule. « Eh bien, dit-il, s’ils ne veulent pas s’en aller, qu’ils restent ! » Le 27 juin, il ordonne aux privilégiés des deux autres ordres de se joindre au tiers, en une chambre unique.

anche 24 octobre 2010 7 24 /10 /2010 01:12
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Ségolène Royal sur France Inter et Cynthia Fleury dans « Le Monde »

traversées par la fulgurance d’idées communes :

 

« Diriger, c’est conduire un peuple avec son assentiment. »

 

Le Serment du Jeu de paume par David

Il est parfois des fulgurances qui éclairent le ciel d’octobre. Hier, on apprenait que Ségolène Royal, dans une interview accordée la veille à France Inter, soulignait l’importance de construire une réforme durable des retraites « grâce à la démocratie participative, par et avec les gens », citait Pascal – « La force sans la justice est tyrannique » – et concluait en martelant : « On sait maintenant qu’on a un système tyrannique avec une volonté de passer en force sur  une réforme brutale et injuste. ». Dans le même temps, Cynthia Fleury, philosophe, professeure et auteure, accordait un long entretien au journal Le Monde (édition datée du dimanche 24 octobre 2010), où elle développait sa réflexion sur la démocratie moderne et la réforme des retraites, expliquant que « le grand challenge des démocraties modernes », c’est de « structurer, organiser, ossifier la démocratie participative », car « la démocratie, ce n’est pas la réciprocité des mépris » entre les citoyens et les élites. Cynthia Fleury parlait de tyrannie, elle aussi :

« Gouverner, ce n’est pas pratiquer l’autoritarisme. Pour cela, il y a les petits chefs, les petits tyrans qui n’ont rien à voir avec l’art de gouverner. Diriger, c’est conduire un peuple avec son assentiment vers des seuils que l’on considère comme des clés pour que la démocratie se renforce. »

Et elle concluait en appelant à un nouveau serment du Jeu de paume : « L’invention démocratique de demain est là. Elle a un antécédent fort : le serment du Jeu de paume. Nous devons écrire un nouveau serment du Jeu de paume. Il ne faut pas avoir peur d’inventer. ».

Retour sur ces deux interventions traversées par les mêmes idées.

F.M.

 

 

Ségolène Royal : « Le gouvernement a voulu passer en force et  je pense  que c’est une corruption de l’esprit de la République. On avait déjà vu la corruption concrète du système Sarkozy. On  voit là  qu’il y a une corruption des mœurs politiques.
Aucun pays moderne ne conduit aujourd’hui des réformes de cette importance contre le peuple. Et  au contraire, la condition d’une réforme durable, c’est de construire ce genre de réforme grâce à la démocratie participative, par et  avec les gens parce que la retraite, c’est un patrimoine de chaque  travailleur et donc  le système qui consiste à imposer par un rapport de force une réforme qui est à la fois brutale et injuste est forcément une réforme qui ne durera pas. (…)

Vous savez, Blaise Pascal écrivait cette phrase dans ses « Pensées » : « La force sans la justice est tyrannique »

On savait qu’on avait un système corrompu. On sait maintenant qu’on a un système tyrannique avec une volonté de passer en force sur  une réforme brutale et injuste. »

-oOo-

lemonde pet

24 octobre 2010

Cynthia Fleury « Diriger, c’est conduire un peuple avec son assentiment »

 

Cynthia Fleury (Francesca Mantovani pour Le Monde)

Philosophe, professeur à l’Université américaine de Paris, Cynthia Fleury, 35 ans, enseigne également à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’Ecole polytechnique. Auteur de plusieurs ouvrages – elle a publié ce printemps La Fin du courage (Fayard, 208 p., 14 euros) -, la philosophe travaille sur les outils de régulation de la démocratie.

À l’heure du conflit social autour de la réforme des retraites, Cynthia Fleury estime qu’il est urgent de réunir « les différents acteurs publics » afin d’« orchestrer le compromis démocratique ».

Au-delà, la philosophe juge urgent d’écrire un nouveau serment du Jeu de paume et de réinventer la République.

Le conflit autour de la réforme des retraites paraît dans l’impasse. Le gouvernement ne veut plus rien céder, arguant de sa légitimité, née des urnes. Le mouvement social est-il moins légitime que le pouvoir ?

On est dans l’erreur si l’on pense que la démocratie, c’est d’un côté un pouvoir représentatif, seul légitime, et de l’autre côté une foule. Même si le gouvernement affirme qu’il a orchestré la négociation, il ne l’a pas orchestrée jusqu’au bout, c’est-à-dire qu’il a refusé de reconnaître la valeur, la nécessité, la légitimité des acteurs publics que sont les syndicats, les partis politiques, les associations.

Dans les démocraties modernes, il y a d’un côté des citoyens éclairés, des citoyens responsables, et de l’autre des élites éclairées, des élites responsables. On peut estimer que les citoyens ou les élites ne sont pas assez éclairés et jouer à se dénigrer perpétuellement, mais cette attitude ne conduit nulle part. La démocratie, ce n’est pas la réciprocité des mépris.


« La démocratie, ce n’est pas la réciprocité des mépris » : des gendarmes forcent l’entrée de la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne), bloquée par des salariés grévistes, vendredi matin 22 octobre (REUTERS/Benoît Tessier)

La rue a-t-elle un rôle dans un processus de négociation ?

Qui est dans la rue ? Les syndicats, les partis de l’opposition, les étudiants, les grands corps, les services publics, ce n’est pas une « plèbe », c’est fini ça, ce n’est pas une « foule », ce n’est pas une « masse », ce sont des individus éduqués, organisés, une force de proposition.

Comme l’explique très bien Pierre Rosanvallon, à la suite de Montesquieu, il y a une asymétrie de la souveraineté : une souveraineté positive, qui renvoie au Parlement et au gouvernement, et une souveraineté que certains disent négative, c’est-à-dire la rue, qui gouverne par son pouvoir de veto, son pouvoir de sanction.

Les démocraties adultes s’organisent différemment, surtout avec l’irruption des nouvelles technologies et la part croissante de la démocratie participative.

On essaie aujourd’hui de positiver cette souveraineté dite négative, c’est le grand challenge des démocraties modernes. Elles doivent structurer, organiser, ossifier la démocratie participative, travail qui a déjà commencé. Un nouvel acte s’est ouvert dans l’histoire de la démocratie.

 

Jean Jaurès à Albi. « Jeunes gens, la vie a extrêmement resserré l’espace du rêve devant vous. » (Dessin de Plantu)

La jeunesse a-t-elle sa part dans ce nouvel acte ?

L’intervention de la jeunesse dans le débat public signe toujours un nouvel acte. Elle bénéficie d’emblée d’une prime dans l’opinion par son charisme, d’un surcroît de représentativité et même d’un surcroît de légitimité parce qu’elle incarne l’avenir et le questionnement sur la pérennité de notre modèle.

Il faut se souvenir du discours prononcé par Jean Jaurès à Albi. « Jeunes gens, la vie a extrêmement resserré l’espace du rêve devant vous. » Partant de cette constatation, il lui rappelle que le grand défi est de « défendre la puissance de l’âme », c’est-à-dire l’impératif d’inventer, en refusant tout mimétisme avec les générations précédentes.

Comment surmonter l’absence de dialogue entre le pouvoir et le mouvement social ?

Si l’on veut en sortir, il faut admettre cette exigence de pluralité et de complémentarité des légitimités. Non seulement on discute, mais on négocie, on recherche ce qu’on appelle le « compromis démocratique ». Il ne s’agit pas d’une décision « amoindrie » par tous.

C’est une décision coconstruite qui assume l’impératif d’invention démocratique. Le gouvernement actuel méconnaît ce temps de la souveraineté partagée, une valeur pourtant devenue importante.

 

« Gouverner, ce n’est pas pratiquer l’autoritarisme » : texte de La Fontaine, dessin de Chimulus : « L’Arbre tient bon ; le Roseau plie./Le vent redouble ses efforts,/Et fait si bien qu’il déracine/Celui de qui la tête au Ciel était voisine,/Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts. »

Comment perfectionner le mode de gouvernement démocratique ?

Gouverner, ce n’est pas pratiquer l’autoritarisme. Pour cela, il y a les petits chefs, les petits tyrans qui n’ont rien à voir avec l’art de gouverner. Diriger, c’est conduire un peuple avec son assentiment vers des seuils que l’on considère comme des clés pour que la démocratie se renforce.

La réforme des retraites est un seuil monumental. C’est une réforme structurelle qui aurait demandé peut-être cinq ans de dialogue, la recherche d’un consensus avec les acteurs de l’opposition.

Or le gouvernement pratique une accélération délirante. Quand on entreprend une réforme, il faut toujours s’assurer du degré d’acceptabilité de cette réforme car, sinon, on travaille pour rien.

Que penser alors du durcissement de part et d’autre ?

Le gouvernement emploie les vieilles recettes : usure, déni, mépris, condescendance. Pour un gouvernement de rupture, c’est étonnamment archaïque et conservateur. Tous les pays d’Europe ont été confrontés à cette réforme.

Qu’ont-ils fait ? L’ouverture, la fameuse ouverture ! C’était le moment ou jamais de la pratiquer. On est, depuis 2007, dans un simulacre d’ouverture. Le conflit actuel exige que l’on sorte des simulacres.

Vous pensez que les récentes « affaires » ont à voir avec les protestations qui s’expriment aujourd’hui ?

La question des conflits d’intérêts est fondamentale. La démocratie est un régime de séparation des pouvoirs. C’est comme ça que l’on préserve les libertés. Le conflit d’intérêts, c’est la mort de la séparation des pouvoirs.

Non seulement le pouvoir actuel n’essaie pas de les éviter mais il les provoque. Telle personne qui est trésorier d’un parti politique va diriger le comité de soutien destiné à récolter des fonds pour ledit parti et, comme par hasard, sera également ministre du budget.

On pointe ainsi la cacophonie et l’incohérence des rythmes sarkoziens, déchaînés sur les réformes et laxistes sur les conflits d’intérêts. C’est pour cela que les gens descendent dans la rue alors qu’ils sont d’accord sur la finalité : réformer notre système de retraites.

Quels pourraient être les contours d’une réinvention de la démocratie ?

Mon travail consiste à réfléchir aux nouveaux outils de la régulation démocratique, à ces fabrications collectives de l’exemplarité. Que vise-t-on ? Pas « le pouvoir au peuple », cher aux populistes, pas la tyrannie de la majorité, chère aux conservateurs, non, nous visons une fabrication collective, plurielle, de la raison publique et du pouvoir d’Etat.

 

Sarah Palin lors d’un meeting organisé par le mouvement Tea Party à Reno, le 18 octobre 2010 (AFP/Spencer Platt)

Pourtant, on constate en beaucoup d’endroits une droitisation de la vie publique, les Tea Parties aux Etats-Unis, la montée des populismes et de l’extrême droite en Europe, qui paraît loin de cette « fabrication collective » que vous appelez de vos voeux.

Renouveau populiste, renouveau conservateur, renouveau religieux, ces faits sont réels. Mais ce n’est pas parce que ça se passe que c’est vrai, au sens platonicien du terme. Le renouveau du thatchérisme, posture politique ringarde, ridicule, vieille déjà, serait l’intelligence moderne de la démocratie ? Je tombe des nues. C’est l’antithèse de la modernité démocratique.

Qui peut réinventer la démocratie ?

Je crois aux majorités qualifiées citoyennes qui peuvent se mettre en place, par exemple, par les réseaux sociaux. La nouvelle démocratie, c’est peut-être cette apparition de majorités qualifiées dans le débat public, qu’il s’agisse de syndicalistes, de professeurs, etc.

Prenons l’exemple de l’Appel des appels, lancé par Roland Gori. Une personne seule, un psychanalyste, voit tout d’un coup que des processus délirants d’évaluation managériale sont en train de tuer les services publics.

Il prend position, construit l’Appel des appels et, avec d’autres, comme Barbara Cassin, directrice de recherche au CNRS, ou encore Jacques-Alain Miller, psychanalyste, réunit d’abord 200 signataires, puis 200 000, et, aujourd’hui, ce mouvement traverse les services publics, les hôpitaux, la justice, l’école, etc.

Nous sommes en retard sur ce que Jacques Delors avait appelé « la société civile organisée ». Cela nous force à nous interroger sur la manière de faire des montées en généralité pour construire un Etat qui ne soit pas la somme de corporatismes.

 

Le serment du Jeu de paume du 20 juin 1789, haut-relief en bronze de Léopold Morice, Monument à la République, Place de la République à Paris, inauguré le 14 juillet 1883

Comment fait-on du collectif légitime ?

C’est pour cela que je parle de majorités qualifiées citoyennes. Une caste ou une technocratie ne peut pas s’approprier la démocratie. On a beaucoup trop technicisé la démocratie. Or elle n’est pas une affaire de professionnels de la politique, elle a aussi un lien ancien avec les humanités. Il faut prendre le temps de travailler à de nouvelles méthodologies de gouvernement sans tomber dans la novlangue de la « gouvernance ».

L’invention démocratique de demain est là. Elle a un antécédent fort : le serment du Jeu de paume.

Nous devons écrire un nouveau serment du Jeu de paume. Il ne faut pas avoir peur d’inventer. Comme le disait Héraclite : « Si tu ne cherches pas l’inespéré, tu ne trouveras rien. » Je préférerais que nous ne sachions pas où nous allons parce que nous sommes en recherche d’invention plutôt que de savoir très bien où nous allons : dans le mur, parce qu’on ne produit pas d’invention.

Propos recueillis par Olivier Schmitt

 

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PROJET PROPOSITION INVERSION PYRAMIDE DECISIONNELLE DEMOCRATIE DIRECTE PARTICIPATIVE

Posté par goalexandre le 4 août 2010

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CITOYENS CITOYENNES
il est temps  que le peuple  s’en mele    il est  temps   que nous peuples soyons  les seuls decisionnaires de nos  volontées collectives

a l’ere des technologies de communication  qui permettent  de communiquer rapidement avec le monde entier   nous devons nous peuple  français nous approprier  cet outil  afin  de mettre en place

une autre façon de faire de la politique    a partir du principe que seul le peuple est et doit etre souverain

 

aussi   je soumet moi simple citoyen  français   de mettre en place   (INVERSONS LA PYRAMIDE DECISIONNELLE )  dans le cadre  d’une 6eme republique

la democratie directe  , participative  selon le pre projet  schema   ci-dessus

je n’ai pas la science infuse  et j’admets toutes les critiques ou suggestions

l’idée de base   est:

-d’en finir  avec le pouvoir donné a un seul etre humain  fut ce t il  le plus intelligent de la terre

-d’en finir avec le culte de la personnalité

en consequence  il serait bien de  de renommer la fonction  presidentielle actuelle  et la remplacer par

PORTE PAROLE DU PEUPLE

vos avis citoyens et citoyennes ????
 

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