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8 mai : Rassemblement populaire sur l’actualité des combats de F. Mitterrand en présence de S. Royal

Posté par goalexandre le 8 mai 2011

8 mai : Rassemblement populaire sur l’actualité des combats de F. Mitterrand en présence de S. Royal

Vous avez une belle et grande cause à défendre, et dites-vous bien qu’elle est meilleure que nous tous.

Pour imposer des lois d’équité, il faut des révolutions. »

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Vous avez une belle et grande cause à défendre, et dites-vous bien qu’elle est meilleure que nous tous.

Pour imposer des lois d’équité, il faut des révolutions. »Chers amis, chères amies,

Rassemblons nous nombreux, salle des Blancs Manteaux (48, rue vieille du Temple dans le IVème arrondissement de Paris)  dimanche 8 mai à 16h
,

comme je vous le disais dans un précédent courriel. Exceptionnellement, cette université populaire sur l’actualité des combats de François Mitterrand  à deux jours de l’anniversaire du 10 mai 1981 prendra la forme d’une réunion publique au cours de laquelle nous partagerons la pensée, les actions, les combats et les enseignements politiques de François Mitterrand.

Dès maintenant je voudrais vous dire que nous ne devons  pas laisser au Front National le monopole du drapeau national, comme nous l’avons encore constaté le 1er mai.

Et comme la première leçon de François Mitterrand, c’est l’amour de la France, de son histoire, et des Français (« on ne peut rien faire avec la France si on ne l’aime pas »), je vous propose de retenir une idée symbolique proposée par des internautes de Désirs d’Avenir pour notre rassemblement au 8 mai :

qu’il se fasse aux couleurs bleu-blanc-rouge à l’initiative de chacun.

Permettez moi de vous dire ici, en attendant  dimanche prochain quelques  mots, qui sonnent  comme une actualité vibrante, ces paroles qu’il a prononcées lors du dernier conseil des ministres en mars 1993, auquel je participais comme ministre de l’environnement :

« Quand j’ai parlé des acquis sociaux, a t-il déclaré, on a dit que c’était une facilité démagogique. Mais non. Il y a des gens très biens à droite. Seulement ils seront emportés par les grandes forces.

Comment voulez vous que les gouvernements de droite résistent longtemps aux grandes compagnies d’assurance, aux milieux dans lesquels ils vivent, à leurs financiers ?

Cela est fatal, vous le verrez, sur la médecine, les retraites. Tout ce que vous avez redouté se passera, même si je parais aujourd’hui mécaniste. »

Lors de ce dernier Conseil des Ministres avant le second tour des législatives, « qui allait faire tomber  sur nos épaules un énorme poids, comme un grand deuil, dont on croit qu’il ne se relèvera pas », il dit:

« Vous allez devoir reconstituer un noyau cohérent, vigoureux, sans querelles, ne craignant pas les obstacles, acceptant les sacrifices, renonçant aux joies paisibles d’une vie tranquille.

Il faut avoir la force de le refaire. Je vous accompagnerai jusqu’à mon dernier jour.

Il avait ajouté : « Je n’en ai plus pour longtemps. J’aimerais bien voir l’Europe se lever. Et pour la gauche, faudra-t-il une génération ? Ce n’est pas sûr. [...]

Vous avez une belle et grande cause à défendre, et dites-vous bien qu’elle est meilleure que nous tous. En face, c’est une loi de la société qui veut que ceux qui possèdent veulent posséder plus.

Pour imposer des lois d’équité, il faut des révolutions. »

Ségolène Royal

Rassemblement populaire sur l’actualité des combats de François Mitterrand en présence de Ségolène Royal

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Invitation de Ségolène Royal à l’UPP sur la fiscalité mercredi 20 avril 2011,

Posté par goalexandre le 18 avril 2011

Invitation de Ségolène Royal à l’UPP sur la fiscalité mercredi 20 avril 2011, à « La Bellevilloise », 19 rue Boyer, dans le 20ème arrondissement de 

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Chers amis, chères amies,

Venez nombreux à l’Université Populaire Participative sur la fiscalité, organisée à l’initiative de la Fondation Terra Nova et du Nouvel Observateur et en partenariat avec Désirs d’avenir.

Cette Université Populaire se déroulera le mercredi 20 avril à partir de 19h30, à « La Bellevilloise », 19 rue Boyer, dans le 20ème arrondissement, à Paris.

J’aborderai le thème de la réforme fiscale avec Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’Economie de Paris, et auteur du livre Pour une révolution fiscale.

Le débat sera animé par Olivier Ferrand, président de la Fondation Terra Nova, et Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur.

Je vous attends très nombreux, le 20 avril à partir de 19h30, à la Bellevilloise, 19 rue Boyer, dans le 20ème arrondissement de Paris.

Amicalement

Ségolène Royal

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S. Royal : Conclusion de l’Université sur la Justice Université Populaire Participative de Désirs d’Avenir

Posté par goalexandre le 2 avril 2011

http://www.dailymotion.com/video/xhvpe6  http://www.desirsdavenir.org/

Voici la conclusion par Ségolène Royal de l’université l’Université Populaire Participative de Désirs d’Avenir sur le thème Justice et Pouvoirs qui s’est déroulée le Mardi 29 Mars 2011 à la Mairie du IVième arrondissement de Paris, le jour de la grande manifestation unitaire nationale pour la justice, en présence de :

- Marc Trévidic , juge d’instruction anti-terroriste, Président de l’Association des Magistrats Instructeurs de France,

- Antoine Garapon, magistrat, secrétaire national de l’Institut des Hautes Etudes sur la Justice,

- Béatrice Patrie, ancienne Présidente du Syndicat de la Magistrature, Vice Présidente du Tribunal de Grande Instance de Paris,

- Jean-Michel Clément, député de la Vienne, avocat, membre de la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale.

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S. Royal : Conclusion de l’Université sur le Travail PARIS

Posté par goalexandre le 8 mars 2011

http://www.dailymotion.com/video/xhfjjx

Voici la conclusion par Ségolène Royal de l’Université Populaire Participative sur la valeur travail et la lutte contre le chômage, qui s’est déroulée le Lundi 7 Mars 2011 à la Mairie du IVième arrondissement à Paris, en présence de

* Philippe Askenazy, économiste, directeur de recherche au CNRS, Professeur à l’Ecole d’Economie de Paris , auteur de « Les décennies aveugles ( emploi et croissance 1970-2010).
* Guillaume Duval , rédacteur en chef du magazine « Alternatives Economiques » .
* François Desriaux , Président de l’ANDEVA ( association des victimes de l’amiante ) et rédacteur en chef de la revue  » Santé et Travail ».

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Ségolène Royal en Martinique : des rencontres de travail riches en enseignements et en décisions‏

Posté par goalexandre le 25 février 2011

 

Lettre d'information de Ségolène Royal

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Chers amis de Désirs d’Avenir,


Le déplacement de Ségolène Royal et de sa délégation s’est achevé à la Martinique et a commencé à la Guadeloupe.


Ségolène Royal a rendu visite lundi 21 février aux parents de Thierry Dole, jeune ingénieur retenu en otage au Niger depuis septembre 2010. Elle leur a exprimé toute sa solidarité et ses voeux d’espoir d’une issue heureuse et rapide.


Mardi 22 Février , Ségolène Royal a eu le plaisir de rencontrer longuement à son domicile, sur les hauteurs de Fort de France , le Docteur Pierre Aliker, « frère d’âme » d’Aimé Césaire. A 104 ans, le Docteur Aliker n’a rien perdu de sa vision politique. Mèdecin, intellectuel , premier adjoint à la mairie de Fort de France pendant 56 ans, homme de tous les combats auprès de Césaire , il est aujourd’hui considéré comme un « sage » que tout le monde vient consulter régulièrement. Un sourire permanent aux lèvres et une grande bienveillance se dégagent du Docteur Aliker.


Il a évoqué avec Ségolène Royal le travail profond mené pendant prés de 60 ans, par Aimé Césaire et lui même pour redresser la ville et l’île. Pierre Aliker résume avec une pointe de malice, son engagement politique avec cette  simple phrase « Ah… la suite dans les idées , c’est quelque chose ».


Ségolène Royal s’est également recueillie sur la tombe d’Aimé Césaire au cimetière de Fort-de-France.


La délégation a participé à plusieurs réunions de travail sur la prévention des risques naturels avec notamment la visite du Poste de Commandement  opérationnel installé par le Conseil Général de la Martinique et que leur a fait visiter le Président Claude Lise.

Ce déplacement en Martinique a été extrêmement fructueux sur cette question de la prévention des risques de catastrophes naturelles. La Martinique possède en la matière une avance considérable sur la métropole.

A partir des nombreuses rencontres et réunions de travail effectuées, des décisions opérationnelles ont été prises :

La Région Poitou-Charentes signera plusieurs conventions pour la prévention des risques naturels, avec :

- Le Conseil Régional de Martinique. Serge Letchimi se rendra en Poitou-Charentes au début de l’été pour la signature de ce partenariat

- le Conseil Général de Martinique,

- l’Université Antilles-Guyane


Ces conventions porteront notamment sur :

 

A – la prévention des risques

1) la Création d’un kit de survie à destination des populations touchées

2) la création d’un poste de commandement sur la gestion des risques en Poitou-Charentes

3) la mise en commun de travaux de recherches et de collecte des données

4) la création d’une Université Populaire dédiée à la prévention des risques pour diffuser la culture du risque en Poitou-Charentes

Ces partenariats permettront également de mettre en place des actions de formation des agents publics à ce type de risques, de recueillir la mémoire des anciens grâce au travail de jeunes en service civique

 

B- Excellence environnementale

1) Mise en commun d’outils de soutien économique et financier (fonds d’investissement public)

2) Echange de brevets avec la Région Poitou-Charentes pour produire des agro-carburants et des éco-materiaux

3) Développement d’une filière « véhicules électriques » aux Antilles


Les rencontres et réunions de travail effectuées en Martinique :

 

Lundi 21 février :

- Réunion de travail au Conseil Régional sur la prévention des risques, l’excellence environnementale et l’emploi des jeunes

- Visite de travail du Parc Naturel Régional de Martinique sur la biodiversité

 

Mardi 22 février :

- Réunion de travail à la Mairie du François sur le thème de la prévention des risques à partir d’une expérience locale et concrète

- Réunion de travail avec le laboratoire de recherche CEREGNIA de l’Université Antilles-Guyane sur la prévention des risques

- Réunion de travail avec la Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement, sur la prévention des risques

- Visite du Poste de Commandement sur la prévention des risques du Conseil Général de Martinique

 

Mercredi 23 février :

- Réunion de travail à la mairie de la Trinité sur le thème de l’emploi des jeunes

- Rencontre avec des marins-pêcheurs de La Trinité

Ce déplacement de travail se poursuit actuellement en Guadeloupe où Ségolène Royal a signé avec Victorin Lurel, Président de la Région Guadeloupe, un pacte de confiance commun aux deux régions sur l’emploi des jeunes, et un partenariat sur l’excellence environnementale.

 


Très amicalement


L’équipe de Ségolène Royal

 

 



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Programme de Ségolène Royal du 20 février au 11 mars‏ 2011

Posté par goalexandre le 19 février 2011

Lettre d'information de Ségolène Royal

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20 au 25 février : Programme de travail de Ségolène Royal en Martinique et en Guadeloupe

Dans le cadre de son programme de travail à la rencontre des Français Ségolène Royal se déplacera : en Martinique du 20 au mercredi 23 et en Guadeloupe du 23 au vendredi 25 . De nombreux thèmes de travail sont au programme de cette visite, thèmes qui rejoignent aussi ses priorités de Présidente de Région.

- La prévention des risques de catastrophes naturelles : après la tempête Xynthia dans la Région Poitou-Charentes et ses conséquences dramatiques , un échange avait été prévu sur la manière dont les départements ultra-marins anticipent les risques. Elle sera accompagnée d’élus du littoral de Charente-Maritime et de techniciens de la prévention des risques.

- Un volet économique et social avec notamment l’emploi des jeunes, la situation des familles et la visite de quartiers en rénovation urbaine

- La croissance verte et l’excellence environnementale en Guadeloupe, notamment autour de la filière solaire et de l’agriculture. Un partenariat sera conclu entre les Régions Guadeloupe et Poitou-Charentes

Ségolène Royal effectuera également à cette occasion des rencontres avec les acteurs politiques, économiques et associatifs de la Martinique et de la Guadeloupe.

 

Vendredi 4 mars, Loire-Atlantique : Réunion de travail et visite de terrain sur le handicap et la dépendance.

Samedi 5 mars, Deux-Sèvres : Campagne des cantonales en Région Poitou-Charentes.

Lundi 7 mars, Paris : Université Populaire de Désirs d’Avenir sur la valeur travail.

Jeudi 10 et Vendredi 11 mars : Campagne des cantonales en Région Poitou-Charentes

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Le discours d’Helsinki de Ségolène Royal sur « l’UE après la crise » hier, un franc succès selon la Fondation Kalevi Sorsa (PHOTOS, ARTICLE de la Fondation, texte du discours)

Posté par goalexandre le 9 février 2011

 

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Le discours d’Helsinki de Ségolène Royal sur « l’UE après la crise » hier, un franc succès selon la Fondation Kalevi Sorsa (PHOTOS, ARTICLE de la Fondation, texte du discours)

 

 

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Ségolène Royal dédicace « Ma plus belle histoire, C’EST VOUS » en marge du séminaire sur « l’Union européenne après la crise » et de son discours à la Vieille Maison des Etudiants (Fondation Kalevi Sorsa)

Ségolène Royal a hier rendu visite à l’Institut Finlandais du Travail, un organisme de recherche spécialisé dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail et rattaché au Ministère finlandais des affaires sociales et de la santé : ils ont réussi, grâce à leurs travaux qui ont débouché sur des réformes concrètes, à faire baisser considérablement le taux de chômage des seniors.

Puis elle a participé à une réunion de travail avec SITRA, principal Think Tank finlandais, créé en 1967 à l’initiative du Parlement, dont la mission est de réfléchir et de trouver des solutions pour la modernisation du pays, en protégeant l’Etat-providence et l’innovation technologique, sociale et sociétale.

Enfin, pour terminer cette visite de travail en Finlande, Ségolène Royal a prononcé un discours dans le cadre d’un séminaire consacré à  « l’Union européenne après la crise », organisé par la Fondation Kalevi Sorsa et le Parti social-démocrate de Finlande (SDP) à la Vieille Maison des Etudiants, un centre culturel créé par l’union des étudiants mais ouvert à tous au rôle historique, Vanha, « la Vieille », qui a la réputation d’être une plateforme de tout ce que la société finnoise produit de neuf et d’expérimental.

Le séminaire était dirigé par la candidate à la députation Jesca Muyingo, finno-ougandaise, qui a travaillé à la télévision publique nationale (YLE), après des études à Helsinki, à Londres, à l’université John Hopkins et à Harvard, a travaillé pour les agence des Nations Unies, pour la rédaction de la BBC et pour le groupe Crédit Suisse.

La Fondation Kalevi Sorsa porte le nom d’un Premier ministre social-démocrate par quatre fois en poste au cours de la période qui va de 1972 à 1987, et qui a fortement marqué ces quinze ans de l’essor finlandais sous la houlette du SDP. Kalevi Sorsa a terminé sa carrière politique en présidant le Parlement monocaméral, l’Eduskunta, en 1989-1990. Il est mort le 16 janvier 2004 à Helsinki, 5 jours avant son 74ème anniversaire. La Fondation a été fondée l’année suivante.

Frédérick Moulin

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Kalevi Sorsa

 

Kalevi Sorsa Säätiö / Fondation Kalevi Sorsa

Ségolène Royal s’est exprimée sur l’Union européenne après la crise après un séminaire à l’Ancienne Maison des Etudiants.

La candidate du Parti socialiste français à la présidentielle de 2007 a été la principale intervenante après un séminaire portant sur « l’Union européenne après la crise » organisée par la Fondation Kalevi Sorsa en collaboration avec le Parti social-démocrate. L’événement a eu lieu à la Vieille Maison des Etudiants mardi 8 février. Le séminaire, qui a traité de l’avenir de la construction européenne après la crise économique, s’est avérée si populaire qu’une grande partie du public a dû se contenter de rester debout. Des journalistes finlandais étaient présents, mais il y avait aussi des journalistes français, comme par exemple ceux du journal Le Monde.

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La salle où Ségolène Royal prononçait son discours était pleine, et une partie du public était debout (Fondation Kalevi Sorsa)

Au cours de ce séminaire, outre Madame Royal, se sont exprimés le député Erkki Tuomioja [ministre des Affaires étrangères SDP du premier gouvernement du Premier ministre du Parti du Centre Matti Vanhanen de 2003 à 2007, et candidat malchanceux de Jutta Urpilainen à la tête du SDP en 2008], Mikko Mäenpää, président de la STTK [président de la Confédération finlandaise des salariés, que Ségolène Royal avait rencontré la veille], et Matti Niemi, président des Jeunes Européens Fédéralistes [JEF-Finlande, dont Jutta Urpilainen fut aussi présidente en 2001]. Le séminaire a été mené par la candidate SDP à la députation Jesca Muyingo.

Ségolène Royal, invitée par la Fondation Kalevi Sorsa et le Parti social-démocrate, a effectué un déplacement en Finlande du 6 au 8 février.

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Intervention de Ségolène Royal – Helsinki – mardi 8 février 2011

Aujourd’hui, c’est un regard lucide que l’Europe doit porter sur elle-même.

Trois vérités et trois propositions

1/ Première vérité, l’Europe surendettée est aujourd’hui étranglée par les spéculateurs qu’elle a nourris.

L’ironie tragique de cette histoire, c’est que nous avons laissé prospérer les oiseaux de malheur qui planent désormais au-dessus de l’Europe. Voyez-les bien : ils ne se contentent pas d’attendre l’effondrement qu’ils prédisent ; ils cherchent à le provoquer. Ils étaient hier au dessus de la Grèce ou l’Irlande ; ils sont aujourd’hui à l’affût des faiblesses espagnoles ou portugaises. Et demain ?

Ces spéculateurs-vautours, nos pays les ont nourris et engraissés.

Cela ne date pas d’hier, mais de longtemps.

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Ségolène Royal pendant son discours à la Vieille Maison des Etudiants à Helsinki mardi 8 février 2011 (Fondation Kalevi Sorsa)

Premièrement, la source de notre endettement abyssal réside dans les baisses d’impôts massives dont ont profité les plus riches, ceux-là même qui demandent à leur banque ou à leur gestionnaire de fortune d’obtenir les rendements les plus élevés pour leurs placements financiers. Le hold up s’est fait au nom d’une vertu appelée compétitivité, mantra dissimulant dumping fiscal, moins-disant social, alignement par le bas.

Bouclier fiscal, fiscalité avantageuse sur le patrimoine, les filiales, les sièges sociaux ou les revenus de l’épargne, abattements, niches, déductions et crédits d’impôts en tout genre : le budget de nos Etats a été grevé par ceux, grandes entreprises et particuliers fortunés, qui ont été les bénéficiaires de toutes les largesses et de tous les cadeaux. Ceux qui ont fait leur beurre sur la compétition de tous contre tous au sein de l’Union. Les profiteurs d’une guerre économique qu’ils ont orchestrée.

Deuxièmement, la dette publique vient des banques et des fonds spéculatifs que les citoyens ont renfloués par leurs impôts via les Etats, au bord du gouffre, et qui se retournent contre les Etats en leur reprochant leur endettement. Aucune reconnaissance du ventre. Juste le dérèglement irrationnel de leur voracité.

Hausse des primes de risques, chantage au « triple A » de la part d’agences de notation vendues aux banques, spéculation à la baisse… L’irrationalité confine à la folie du système lorsque les spéculateurs qui s’alarment de l’endettement et exigent la rigueur sanctionnent les Etats qui obéissent à leurs oukases et voient leurs perspectives de croissance dramatiquement diminuées.

Il y a un vieux proverbe dans lequel un serpent susurre : « si tu bouges, je te mords, si tu ne bouges pas je te mords aussi ». « Si tu ne mets pas en place une politique de rigueur, je te mords, et si tu appliques la rigueur, je te mords aussi » ! Voilà où nous en sommes et c’est pourquoi l’Europe sociale doit se faire par un pouvoir politique qui décide au nom des peuples et pas contre eux.


2/ Deuxième vérité, c’est la Chine qui nous prête de l’argent et finance nos économies.

Nous rêvons d’une Europe indépendante, forte, qui parle d’égal à égal avec les puissances du monde. Nous rêvons d’un monde multipolaire, où les puissances s’équilibrent.

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Un public nombreux écoutait attentivement Ségolène Royal pendant son discours sur « l’Union européenne après la crise » (Fondation Kalevi Sorsa)

Nous découvrons une Europe mise à genou par le chantage des spéculateurs et achetée par les grands pays émergents. Ces derniers, au moins, ont compris ce que la bêtise des marchés à occulté : qu’il est rentable de détenir des actifs grecs, portugais ou espagnol, parce qu’il s’agit d’Etats, parce que les difficultés auxquelles ils font face n’effaceront pas cette évidence : qu’ils survivront et qu’ils retrouveront bientôt le chemin de la croissance.

Mais voilà des pays européens qui s’exposent à vivre entre les mains de puissances non européennes. A leur merci.

Nous devons retrouver une politique d’indépendance européenne, qui ne soit pas le rêve illusoire de la forteresse isolée, mais qui ne soit pas non plus la naïveté de l’ouverture à tous les vents.

3/ Troisième vérité, l’Europe paie en matière économique son désarmement politique et intellectuel.

L’Europe s’est affaiblie en endossant de la manière la plus radicale les dogmes les plus obtus. Elle a théorisé son propre effacement politique derrière l’application indifférenciée, non circonstanciée et mécanique de règles juridiques : règles de la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux ; clause de non renflouement des Etats endettés et de non achat par la banque centrale européenne des dettes souveraines ; définition rigide et artificielle de la convergence budgétaire avec le pacte de stabilité.

Elle a refusé pendant trop longtemps la faculté de discernement qu’exige la juste compréhension des circonstances, le pragmatisme qu’appelle la réflexion authentique et la force d’adaptation que demande l’action au service de tous.

Certains font de l’euro le responsable de nos maux. Mais l’euro n’est pas le problème en lui-même. Et à la question : « est-il économiquement raisonnable d’envisager aujourd’hui un retour aux monnaies nationales comme le proclament les partis populistes ? » je réponds catégoriquement « non ». L’effondrement économique et social serait violent.

Non, le problème aujourd’hui n’est pas l’euro, qui nous protège dans la limite de ses possibilités. Le problème, c’est que cette harmonisation radicale que fut la fusion de nos monnaies ne s’est accompagnée d’aucune harmonisation économique et fiscale.

Avec l’euro, nous aurions dû inventer une nouvelle économie de droits et de devoirs. Les marges de manœuvre que les Etats perdaient au niveau national, ils auraient dû les retrouver au niveau européen, au travers d’un budget jouant sa fonction de stabilisation macro-économique en cas de crise, de redistribution et de financement des grandes politiques structurantes, de stratégies d’investissement dans les filières du futur.

Cela n’a pas été le cas.

 

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Ségolène Royal est présentée à la salle par la candidate SDP à la députation Jesca Muyingo (Fondation Kalevi Sorsa)

 

Chers amis

Sur le grand échiquier mondial, l’Europe demeure, envers et contre tout, une pièce maîtresse. Elle n’est pas un continent musée, sans autre avenir que la mémoire de son passé. Elle est la première puissance commerciale mondiale, un espace de 500 millions de personnes dont le rayonnement attire des femmes et des hommes, des investissements du monde entier.

Notre flamme brûle toujours.

A nous de l’entretenir.

Je n’ignore pas les divisions qui existent. Les réticences de certains pays à avancer sur la voie d’une plus grande intégration et d’une plus grande solidarité, notamment financière.

Je n’ignore pas les défis, les forces de frottement, les résistances : crainte d’une dépossession et d’une fragilisation des Etats au profit de la Commission et du Parlement européen ; soupçon d’entretenir en augmentant le budget de l’Union un tonneau des danaïdes sans fin ; postérité de la phrase de Margaret Thatcher : « I want my money back ».

Je n’oublie pas les discussions infinies qui ont été nécessaires pour accoucher du nouveau fonds de gestion des crises, dont il est à craindre qu’il ne résoudra pas grand-chose. Je n’oublie pas le refus obstiné de certains Etats membres de créer un système d’euro-obligation, qui aurait permis à tous les pays d’emprunter à des taux plus faibles.

Mais enfin, ces difficultés ont toujours existé et je voudrais malgré tout cela tenir un message optimiste et vous faire trois propositions :

1) Retrouvons une vision

Ne commettons pas l’erreur de penser qu’elles sont plus fortes aujourd’hui qu’hier. La seule différence, c’est que nos responsables politiques avaient sans doute par le passé cette conviction profonde, cette vision, cette volonté qui leur donnait la force d’avancer et de surmonter les obstacles. L’Europe n’était pas un sujet comme un autre, détourné à des fins de politique intérieure – pensez à l’épisode infâmant des Roms.


C’est avec cet esprit des pionniers que nous devons renouer.

2) Les Etats-Unis d’Europe à construire

Et c’est pourquoi, je le redis ici comme je l’ai dit à Athènes, à Paris et chaque fois que je parle d’Europe, notre nouvelle frontière, c’est la création d’Etats-Unis d’Europe.

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Matti Niemi, président des Jeunes Européens Fédéralistes (JEF-Finlande) (Fondation Kalevi Sorsa)

En disant cela, je refuse d’entrer dans un débat institutionnel stérile, oscillant entre confédération et fédération. L’Europe est toute entière dans une tension créatrice entre l’intégration supranationale et la logique des Etats. L’une ne s’oppose pas à l’autre.

Les Etats-Unis d’Europe, c’est une fédération d’Etats Nations, comme le disais parfaitement Jacques Delors.

Les Etats-Unis d’Europe, c’est d’abord un objectif politique, traduit dans des politiques concrètes, au premier rang desquelles un pacte de sécurité et d’innovation économique puissant parce que volontaire, social et écologique.

La monnaie unique appelle une convergence nécessaire des taux d’inflation, des déficits et de l’endettement. Il n’est pas question de renoncer à un pacte de stabilité commun. C’est un souci de justice, pour éviter que certains pays ne mènent des politiques insoutenables et n’en fassent payer le prix aux autres. L’exigence allemande est de ce point de vue parfaitement légitime. Je la soutiens.

Mais il est temps d’aller au-delà.

Mission impossible ? Nullement.

3) Une politique économique et sociale pour l’Union européenne est possible

L’œuvre de titan accomplie avec la création d’une monnaie européenne, pourquoi serait-il impossible de l’accomplir pour refonder la politique économique et sociale de l’Union ?

Taxation des mouvements de capitaux spéculatifs ; renouvellement du mandat de la Banque centrale européenne, qui prenne acte de sa crédibilité désormais bien installée pour élargir son périmètre d’intervention ; agence de notation européenne pour la notation des Etats ; nouvelles règles de supervision des banques et des fonds spéculatifs…

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Un public attentif écoute la fin du discours de Ségolène Royal à la Vieille Maison des Etudiants à Helsinki mardi 8 février 2011 (Fondation Kalevi Sorsa)

Pourquoi ce que nous avons pu accomplir par le passé, ne pourrions-nous pas l’accomplir demain ?

Ce que j’entends mettre au service de l’Europe, ce ne sont pas des mots. C’est l’énergie chaque jour renouvelée d’une conviction.

C’est une ardeur inlassable pour convaincre, car notre avenir est là. Notre espérance aussi, par delà les doutes, les suspicions, les déceptions. Notre génération doit cela aux nouvelles générations, nous qui avons reçu de la génération de l’après guerre : la paix, la prospérité, l’Europe avec son modèle social.

Alors ouvrons la voie et avançons avec courage en faisant l’Europe avec les peuples et non pas contre eux.


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La Fête de la Fraternité aura lieu le 18 septembre à Arcueil dans le Val de Marne

Posté par goalexandre le 14 septembre 2010

La Fête de la Fraternité aura lieu le 18 septembre à Arcueil dans le Val de Marne

Cher(e)s ami(e)s,

Nous sommes heureux de vous annoncer que nous nous réunirons pour notre troisième Fête de la Fraternité le samedi 18 septembre prochain à Arcueil, ville du Val-de-Marne, toute proche de Paris.

La meilleure riposte aux provocations, à la brutalité et à la corruption d’un système qui tire la France vers le bas, c’est la construction d’un avenir commun appuyé sur les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité.

Dans ce contexte, la Fête de la Fraternité revêt cette année une importance toute particulière. C’est pour cela que Ségolène Royal a choisi de l’organiser dans une ville de banlieue telle qu’Arcueil.

La Fête de la Fraternité aura lieu le 18 septembre à Arcueil dans le Val de Marne  dans Democratie CP15Pour permettre au plus grand nombre d’entre vous d’être présents, elle a voulu que les dates proposées initialement soient déplacées au 18 septembre. Certains avaient en effet souligné la proximité des dates proposées à la fois avec la rentrée scolaire et le week-end de la Rochelle. Cela ne leur permettait pas d’être parmi nous, retenus par la préparation de ce moment important pour leurs familles ou ayant déjà engagé des frais pour se rendre loin de chez eux. Il était également essentiel, rappelons-le, de ne pas organiser notre Fête de la Fraternité au même moment que la Fête de l’Humanité, moment important de notre vie politique nationale. Ces dates vous permettront d’avoir plus de temps pour organiser vos déplacements depuis toutes nos régions.

Vous l’aurez compris, la saison théâtrale ayant déjà débuté, nous ne pouvions pas disposer de la Cartoucherie de Vincennes, qui avait été généreusement mise à notre disposition par notre amie Ariane Mnouchkine. Croyez-nous, ce n’est que partie remise ! Nous nous y réunirons dès le mois d’octobre pour une Université Populaire Participative sur l’éducation et la culture.

Alors que le pouvoir en place, pouvoir de la peur, confronté à ses échecs fracassants dans la sécurité, dans l’économie, dans l’éducation, dans la santé, a pris la décision funeste, pour faire diversion, de bafouer la République ; alors que ce pouvoir dépressif se nourrit du discrédit de toutes les formes de croyance et d’espérance, notre pays a besoin de se souvenir qu’il existe toujours un rêve qui s’appelle la France, le rêve d’une société fraternelle, où les femmes et les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, sans distinction d’origine, de race ou de religion.

Face aux mensonges sarkozystes, nous nous devions de montrer à notre pays son vrai visage. C’est pour cela que nous organiserons notre Fête de la Fraternité dans une ville qui est un symbole parce qu’elle ressemble à tant d’autres villes de France.

CP15b dans Elles et ils chantent la LiberteArcueil représente le type même d’une ville populaire. Elle compte 45% de logements sociaux, ses cités les plus récentes ont été construites pour offrir un environnement harmonieux. Les plus anciennes, comme « la Vache Noire » ou « le Chaperon Vert », ont été construites dans les années 1960. Elles font aujourd’hui l’objet d’importantes reconstructions, démolitions, réhabilitations, qui impliquent l’ensemble des habitants. Ces cités côtoient plusieurs quartiers pavillonnaires, représentatifs de ce que l’on appelle souvent abstraitement « le péri-urbain », alors qu’il s’agit de la réalité de la vie de plusieurs millions d’entre nous. Arcueil témoigne ainsi d’une diversité urbaine et sociale que l’on retrouve dans tant de nos villes qui contribuent aujourd’hui à faire le visage de la France.

Sa diversité sociale s’enrichit d’une diversité culturelle. Plus de quarante-sept nationalités sont représentées dans cette ville où les habitants ont toujours été à l’avant-garde de la défense des Droits de l’Homme, de l’ouverture et de la coopération avec l’étranger. A l’époque de l’Apartheid, Arcueil s’est ainsi distinguée par ses témoignages de solidarité envers les Sud-africains en lutte. C’est ainsi que Dulcie September, qui représentait l’ANC en France, y a été accueillie et y a résidé, et que Nelson Mandela a visité Arcueil en 1996 pour rendre hommage à la solidarité de ses habitants ; beaucoup d’Arcueillais-es s’en souviennent encore aujourd’hui.

Contre la propagande éhontée de ce pouvoir qui voudrait nous faire croire que nous ne pouvons pas vivre ensemble, Arcueil est la preuve flagrante que la diversité est toujours harmonieuse quand elle se conjugue avec la fraternité, quand le respect est partagé et quand on donne à tous le pouvoir de s’exprimer et à chacun l’attention qu’il requiert.

La ville s’est par exemple illustrée ces dernières années par des initiatives démocratiques importantes : les assemblées de quartiers dotées de budgets, le droit de pétition devant le Conseil municipal, le référendum local d’initiative populaire, par exemple pour la réhabilitation des cités. C’est une ville qui démontre quotidiennement les vertus de la démocratie participative.

Pour toutes ces raisons, Arcueil a le visage de la France : des femmes et des hommes qui prennent en main leurs destins, qui agissent les uns vis-à-vis des autres en citoyens, qui pour beaucoup, comme tant d’entre nous, endurent la situation actuelle, qui comme tant d’entre nous se demandent souvent comment finir le mois, mais qui comme tant d’entre nous résistent, travaillent, espèrent et qui, coûte que coûte, luttent à leur échelle pour une France plus forte parce que plus solidaire. C’est la France où la fraternité n’est pas qu’un mot, mais une réalité et un combat quotidiens. C’est la France que ce système corrompu voudrait cacher pour mieux faire passer dans l’ombre ses mesures injustes et impuissantes. C’est la France qu’à Désirs d’Avenir nous avons décidé de regarder dans les yeux.

CP15a dans Europe

Nous remercions Daniel Breuiller, maire d’Arcueil, pour son accueil. Nous avons eu l’occasion à de nombreuses reprises d’observer et apprécier son travail remarquable en ce qui concerne le rassemblement à gauche, au-delà des étiquettes. Nous connaissons son abnégation et son engagement pour la démocratie jusqu’au bout. Et comment oublier que les efforts réalisés dans la ville ont aussi été possibles grâce à l’implication de Denis Weisser depuis plusieurs années ? Quand on connaît les qualités humaines de Denis et son engagement dans le sens de l’intérêt général, on n’est pas surpris que les Val-de-marnais aient reconnu son travail en l’élisant conseiller Régional.

Nous devrons être nombreux à Arcueil pour montrer qu’une autre France est possible et que nous refusons de nous taire et de subir.

Nous vous y attendons donc le 18 septembre, pour la troisième édition de la Fête de la Fraternité. Pour toutes les questions pratiques, ou si vous souhaitez y participer en tant que bénévoles ou en tant qu’acteurs d’une animation, nous vous encourageons d’ores et déjà à entrer en contact avec nous à l’adresse fraterniteda@gmail.comCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Nous comptons sur vous comme vous pouvez toujours compter sur nous.

Amitiés fidèles,

 

Toutes les informations sur la Fête de la Fraternité à Arcueil

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L’alternative de gauche à la mondialisation : un autre monde est possible et c’est urgent

Posté par goalexandre le 11 avril 2010

Intervention de Ségolène Royal à l’Université Candido Mendes (Brésil)

 

 

Leçon inaugurale de Ségolène Royal à l’Université Candido Mendes : l’alternative de gauche à la mondialisation

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L’alternative de gauche à la mondialisation : un autre monde est possible et c’est urgent dans conseil municipal 4507899025_eb055f9d25_m

Leçon inaugurale de Madame Ségolène Royal

Rio de Janeiro, le 8 Avril 2010 à l’Université Candido Mendes

 

 

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Mes chers amis, mes chers camarades, chers étudiants

 

C’est d’abord à vous, chers étudiants, que je veux m’adresser. Vous remercier d’être venus , ici, pour m’écouter.

Vous remercier pour cet esprit de recherche.

Vous êtes la jeunesse étudiante , vous êtes en partie l’avenir de ce pays.

Vous êtes cette génération de la crise, qui a grandi dans cette mondialisation dont je vais reparler, celle qui écrira les pages des 50 prochaines années.

Vous êtes la jeunesse qui se développe à cette croisée des chemins.

Quelle direction prendrons nous ensemble ?

Celle de la sagesse et de l’avènement d’une véritable civilisation humaine, garante des droits humains ?

Ou bien celle de la barbarie ?

C’est de nos choix de dirigeants mais aussi de votre apprentissage, de votre éthique, de votre morale que dépend en partie le monde qui vient.

 

Vous, la jeunesse étudiante brésilienne, mais plus largement la jeunesse du monde entier, vous êtes la chance des nations, d’où que vous veniez, quel que soit votre milieu social d’origine.

Chaque fois que je dialogue avec des jeunes, j’ai toujours envie de restituer ces très beaux encouragements donnés par Nelson Mandela à la jeunesse d’Afrique du sud, il y a quelques années, à l’université de Johannesbourg

« Soyez les auteurs de votre propre destinée et représentez vous comme les étoiles qui éclairent le chemin d’un avenir meilleur »

 

Je voudrais saluer tout particulièrement Candido Mendes, le recteur de cette université fondée par sa famille. Candido Mendès, je veux le dire ici, est un humaniste authentique. Et dans les mots et dans les actes.

 

J’ai lu avec beaucoup de passion le livre sur Lula et l’autre Brésil son ouvrage de dialogue intitulé «  le défi de la différence », Entretiens sur la Latinité » préfacé par Alain Touraine avec lequel j’ai écrit en 2008 un livre de dialogue « Si la gauche veut des idées » – cela nous fait un point commun.

 

Vous y décrivez le Brésil, et c’est très convaincant, comme le laboratoire d’un avenir possible à l’antidote à un monde globalisé au bénéfice des nantis. Vous montrez de façon très originale le Brésil de Lula l’éveil « d’un long sommeil austral », d’une puissance – continent bienveillante dressée contre l’hégémonie d’un seul monde, d’un seul modèle.

Je veux saluer, cher Candido Mendes votre indéfectible espoir qui porte votre action pour établir une véritable alliance des civilisations basée sur une nouvelle démocratie planétaire. Ce défi de la différence, cette dynamique entre la diversité et l’unité, vécu comme un enrichissement mutuel….

Candido Mendès vous êtes aussi un grand amoureux et connaisseur de la France.

Je veux vous remercier de jeter inlassablement, depuis des années, des ponts entre nos deux pays, vous vous qui êtes à la fois philosophe, juriste, sociologue, chercheur en science politique. J’ai eu la joie de vous recevoir à Poitiers, la capitale de la région que je préside, avec notre ami commun, le grand sociologue Edgar Morin, qui a créé à Poitiers son laboratoire des politiques de civilisation.

 

La dernière fois que je suis venue au Brésil c’est au Forum Social de Bélem en janvier 2009. Les hasards du calendrier ont fait se succéder en janvier deux évènements majeurs que j’ai voulu vivre sur place et dont, sur fond de crise globale, les leçons convergentes me frappent : l’investiture de Barack Obama et le Forum social mondial de Bélem, à l’occasion duquel j’ai également rencontré le Président Lula que je me réjouis de revoir demain.

 

J’ai vu, dans la capitale américaine, l’immense mobilisation populaire et l’espérance qui unissaient fraternellement des Américains de toutes origines, de toutes conditions, de tous âges ; leur fierté d’avoir contribué à élargir l’univers des possibles. J’ai vu, à Belém, l’exceptionnelle participation à ce Forum social : 130 000 citoyens engagés de 142 nations, 3 000 Indiens de tous les pays qui ont l’Amazonie en partage, la forte présence des délégations françaises. J’ai vu ces jeunes si nombreux, rétifs aux injustices et conscients d’habiter un monde commun, assoiffés de politique en phase avec son temps. J’ai vu la richesse des témoignages et des expériences éclairant trois grands thèmes transversaux : justice sociale, développement durable et démocratie participative. J’ai vu discuter ensemble toutes les gauches que l’on appelle là-bas « utopistes, révolutionnaires et réformistes » car, ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare.

J’ai retiré de tout cela, un texte d’une soixantaine de pages « Obama, Lula, Forum social dix leçons convergentes (publié par la Fondation Jean Jaurès et que vous pouvez lire sur le site Désirs d’Avenir) et la première d’entre elle, c’est une phrase du Président Lula, l’une des premières remarques qu’il m’a faite lors de notre entretien à Belém : « Belém, c’est beaucoup plus sérieux que Davos !

On est là au cœur de notre sujet. La crise globale qui ébranle la planète disqualifie les donneurs de leçons, qui moquaient les mises en garde des altermondialistes et nous vantaient les charmes de l’Etat minimal, de l’abaissement des protections sociales, du productivisme prédateur et des prouesses des traders.

 

Oui, il est vrai qu’à Davos, on se contentait de constater les dégâts d’une crise générée avant tout par l’avidité du capitalisme financier sauvage, en évitant le moindre mea culpa, la moindre remise en cause du système, la moindre réforme de comportement, alors qu’à Bélem, on traçait des pistes pour des solutions.

 

Un an après, les traders touchent à nouveau leur bonus, les banques ont utilisé la puissance publique pour reconstituer leur capacité de nuisance, et recommencent, de plus belle, les mêmes montages financiers douteux, le même esprit d’enrichissement frénétique…. Rien ne semble avoir servi de leçon.

Oubliées, les images des émeutes de la faim, dans les rues de Bombay ou de Dakar ou du Caire

Oubliés, l’effondrement des empires financiers, à l’image de Lehman Brothers, les visages paniqués, les larmes des salariés licenciés.

Oubliées les entreprises qui ferment, les emplois qui disparaissent par milliers, en Amérique, en Europe, en Asie.

Les salariés broyés par les mâchoires de fer du capitalisme financier.

Comme si de rien n’était …

La voilà, la loi de fer de l’oubli, la déconnexion du réel, le retour du virtuel et de l’abstraction. 

Cela me fait penser à cette observation de Gandhi toujours d’actualité «  Il y a bien assez dans le monde pour satisfaire les besoins de tous mais pas assez pour satisfaire l’avidité de tous »

Je crois vraiment un autre monde possible, une alternative à gauche pour imposer le respect de l’être humain et de son environnement dans toutes les décisions politiques. Je vous propose cinq propositions à relever qui se traduisent par cinq lois du nouvel ordre mondial.

Première proposition : Faire de l’efficacité économique et de la justice sociale un couple inséparable

 Si je commence par cette première loi c’est parce qu’ici, dans le Brésil de Lula, nous avons le laboratoire de la fusion entre l’efficacité économique et justice sociale.

La preuve en est le très ambitieux « programme d’accélération de la croissance » que viennent de lancer le Président Lula et Dilma Roussef – dont j’admire l’itinéraire, le courage et l’efficacité – et qui met sur l’énergie et le social notamment les services publics de base : eau, électricité, tout à l’égout, éclairage, poste de santé, crèches, postes de police, soit 160 milliards d’euros dans les quartiers qui en sont démunis.

Le programme des maisons populaires « ma maison, ma vie » double et passe à 2 millions de logements d’ici 2014. « Le plan ce n’est pas un chiffre, un chantier ou une liste, c’est la transformation de l’argent public et privé en qualité de vie et développement » comme l’a très bien résumé Dilma Roussef.

Deuxième proposition : Réhabiliter le rôle de l’Etat

Qui eût cru que l’on discuterait aujourd’hui aux Etats-Unis de la nationalisation temporaire des banques ? Qui aurait pu imaginer que l’Etat américain plafonnerait d’autorité les rémunérations des plus hauts dirigeants des entreprises aidées par la puissance publique ? A l’aube de la révolution conservatrice, Ronald Reagan désignait le coupable : l’Etat. A l’aube d’un possible « post-libéralisme » qui ne se contente pas de panser les plaies et d’atténuer les chocs (ce qui, vu de France, serait toutefois appréciable !), c’est à la volonté politique de reprendre la main. Ce n’est pas d’Etat brancardier mais d’Etat anticipateur, porteur d’une vision à long terme de l’intérêt général, que les pays malmenés par la crise ont impérieusement besoin pour s’en sortir et surtout ne pas y retomber.

C’est une des significations majeures de la victoire d’Obama et de son plan de relance énergétique, auquel les Etats-Unis vont consacrer 5,6% de leur PIB – alors que la France et l’Europe peinent à mobiliser 1,5% de leur richesse produite. Ce qui frappe, dans les propos et les actes du président américain, c’est le rôle désormais stratégique de la puissance publique. L’important, a-t-il souvent dit, n’est pas de savoir si l’Etat est trop gros ou trop maigre, mais s’il remplit correctement ses missions. C’est pourquoi, ajoute-t-il, nous arrêterons ce qui ne marche pas et développerons ce qui marche, y compris en recrutant les fonctionnaires qualifiés dont nous avons besoin pour accompagner et contrôler les investissements et les programmes publics que nous lancerons. Affaiblis en France, les services publics renaissent au pays où la droite prétendit s’en passer au nom de la lutte contre « la bureaucratie fédérale » et de l’abandon du bien commun aux intérêts particuliers.

Ici, le Brésil a admirablement surmonté deux crises comme l’explique Alain Rouquié, ancien ambassadeur au Brésil et actuel président de la Maison de l’Amérique latine, dans son livre intitulé « le Brésil au 21ème siècle, naissance d’une nouveau grand » :

-   La crise de 2002, orchestrée par une droite prédisant le chaos si Lula était élu, qui vit l’affolement des marchés financiers et conduisit le pays au bord de la banqeroute. Lula compris que la priorité était à la restauration de la confiance et son Ministre des Finances, réussit un redressement spectaculaire.

Trois ans plus tard, le Brésil remboursait par anticipation sa dette au FMI et annonçait se passer désormais de ses coûteux services avant, plus récemment, de renflouer le FMI.

Il s’enorgueillit aujourd’hui que les prêts bonifiés de sa Banque Nationale du développement économique et social (BNDES) dépassent ceux de la Banque Mondiale ;

-  la crise de 2008 a laquelle le pays a particulièrement résisté et dont il est rapidement sorti, renouant après une brève récession avec une croissance de l’ordre de 5 %.

Les raisons de cet amortissement du choc : un système bancaire sain, non contaminé par les subprimes du fait de sa faible internationalisation et de règles prudentielles protectrices + des politiques contra-cycliques efficaces couplant un soutien à la consommation populaire (relèvement du salaire minimal et des retraites, élargissement des Bolsas Familia, desserrement du crédit et aides à l’équipement ménager des plus pauvres) et un programme soutenu d’investissements publics.

 

On voit bien par ces exemples que l’Etat n’est pas le problème mais au contraire une partie de la solution.

 

Troisième proposition : Accélérer la croissance verte

 

C’est le gisement d’emplois et de qualité de vie de demain. Ma conviction sur ce sujet ne date pas d’aujourd’hui. En 1992, j’étais à Rio, il y a 18 ans, ministre de l’Environnement qu sommet de la Terre ! Je suis une écologiste convaincue et active avec la priorité de l’excellence environnementale. En six ans, j’ai d’ailleurs fait de la région que je préside, la première région d’Europe pour le plan sur l’énergie solaire, soutenu la production de la voiture électrique de l’entreprise Heuliez, en faisant entrer la Région – cas unique en France – au capital de l’entreprise, développé fortement l’agriculture biologique, construit le premier lycée 100 % énergie propre, expérimenté le biocarburant dans les trains etc.

 

Tout cela pour vous dire qu’à Copenhague, où j’étais invitée en tant que présidente d’une région exemplaire (70 % des actions concrètes contre le réchauffement planétaire se font au niveau local), je peux vous dire, que Lula est apparu comme un grand leader…

 

Lula est apparu, alors que le Brésil est le 4ème plus gros émetteur de gaz à effet de serre, comme un grand leader du 21ème siècle appelant le monde à assumer sa responsabilité et donnant l’exemple avec les engagements pris dans la foulée par son pays.

Rompant avec le traditionnel discours de défausse sur les pays riches tout en soulignant leur responsabilité particulière, le Brésil a été, en décembre 2009, le premier pays émergent (ou récemment émergé) à s’engager aussi résolument dans la lutte contre le changement climatique puis à passer à l’acte en s’imposant unilatéralement à lui-même des objectifs ambitieux en dépit de l’issue décevante du Sommet.

 

Brillant, volontariste, sans notes, le discours de Lula à Copenhague a été plusieurs

fois interrompu par des applaudissements. Il a vivement dénoncé le G2 américanochinois, l’accusant de s’entendre sur le dos des 190 autres pays participants et de « ne prendre pour base que les réalités économiques de leurs seuls pays, sans tenir compte des responsabilités que nous devons assumer avec l’ensemble de l’humanité ».

 

Avec des propositions :

– réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2050 (par rapport à

1990) ;

– création d’une Organisation mondiale de l’Environnement ;

– création d’un fonds apportant un soutien « nouveau et substantiel » aux pays

pauvres (Afrique en tête) et les plus vulnérables aux effets du changement

climatique (petits Etats insulaires notamment) car « c’est aux riches de financer les efforts de ceux qui ne le sont pas ».

 

Il a estimé aussi que, si chaque pays doit se mobiliser, il faut néanmoins faire la différence entre « les pays qui ont une politique industrielle depuis 150 ans » et ceux qui en sont encore à l’aube de leur développement. Il a annoncé que le Brésil était prêt à contribuer au financement de ce nouveau fonds d’aide à la participation des pays les moins riches à la lutte contre le changement climatique.

 

Joignant le geste à la parole, le Brésil a adopté en décembre 2009 une loi par laquelle il s’oblige à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 36% voire 39% à l’horizon 2020. Beaucoup d’autres sujets concernant l’environnement pourraient être abordés…

 

  

Quatrième proposition : définir et protéger biens publics mondiaux

La privatisation effrénée des services publics et la marchandisation croissante de tous les domaines de l’existence n’ont eu nulle part les effets vertueux que promettaient leurs partisans. Il y a plusieurs années, Ricardo Petrella, l’un des penseurs stimulants de l’altermondialisme, a théorisé la notion de « biens publics mondiaux », applicable par exemple à l’eau potable, à la santé, à l’éducation, à l’environnement, tous domaines justiciables d’autres logiques que celles de l’appropriation privée.

 

La droite nous dit, qui mieux que le marché peut valoriser ces domaines et en faire profiter le plus grand nombre ? On a vu !

 

Alors que des biens fondamentaux devraient être le patrimoine commun de l’humanité, on a vu, leur renchérissement, les ententes tarifaires et l’exclusion de ceux qui n’ont pas les moyens d’acquitter les nouveaux péages. On a vu les agriculteurs ligotés par les semenciers et les grandes entreprises promptes à breveter tout le vivant. Un exemple parmi bien d’autres : les prix pratiqués sur les médicaments par les trusts pharmaceutiques ont bafoué le droit à la santé et condamné les malades du sida dans les pays du Sud ; c’est la raison du bras de fer homérique qui a opposé le Brésil aux grands laboratoires, et de son engagement dans la fabrication de génériques qui en fait aujourd’hui, avec le renfort d’audacieuses politiques de prévention, un pays exemplaire en matière de lutte contre cette pandémie.

 

Le Forum social a abondamment débattu de l’accès à ces biens communs dont certains pourraient faire l’objet de financements issus d’une fiscalité mondiale encore balbutiante qui doit être imaginée et créée.

 

Comme le disent de longues dates les altermondialistes, « nos vies valent plus que leurs profits », ce qui, pour moi, ne signifie évidemment pas que tout profit soit illégitime, mais que ce n’est pas à l’aune de la rentabilité marchande que doivent s’apprécier les droits fondamentaux à garantir.

 

En 2010, du nord au sud, l’idée de biens communs de l’humanité, objets d’une responsabilité collective (le sens originel de « solidarité »…), a le vent en poupe, et c’est, pour le monde, une bonne nouvelle.


Cinquième proposition : la démocratie participative comme une condition de l’efficacité politique

 

Je suis partisane d’une proposition faite au Forum social : la possibilité, pour les clients comme pour les salariés des établissements bancaires, d’exercer eux aussi un droit de contrôle sur la manière dont les banques assument leur fonction d’intermédiation. Il en résulterait une dynamisation appréciable du crédit aux PME et une saine moralisation de la tarification bancaire ! D’une manière générale, les errements à l’origine de la crise renforcent l’exigence d’une association plus directe des citoyens aux décisions et au contrôle de leur application. C’est la condition d’un leadership légitime et d’une action publique efficace.

 

Nous sommes à la croisée des chemins, je le disais en préambule , à vous , la jeunesse de ce pays, et celle de tous les pays.

 

Nous avons les clés, nous avons la capacité d’opérer une véritable métamorphose selon le mot d’Edgar Morin, si nous avançons avec courage, si nous faisons inlassablement tomber la barrière des idées reçues, bien plus dure à briser que les barrières de pierres.

Pour cela, nous nous appuyons sur la plus belle des forces : la force citoyenne. Qui émerge partout sur la planète. Interpelle, questionne, revendique, propose. Et à laquelle, ici, au Brésil, vous avez offert et ouvert une démocratie participative authentique que j’ai également instaurée dans ma Région, à chaque échelon de la décision politique, qu’il s’agisse des budgets participatifs, des jurys citoyens, des forums. J’ai également fait toute ma campagne, présidentielle et régionale sur la base de cette démocratie participative.

Ce modèle que le Brésil a offert au monde.

Parce que nous croyons à la politique, Parce que nous croyons au pouvoir de la politique,

Parce que nous faisons de la politique.

Parce que nous sommes engagés dans des associations, des syndicats, des partis, des cercles de réflexions, parce que nous créons des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité là où nous sommes.

Voilà la réalité, cachée derrière ces images qui nous découragent parfois.

La réalité, c’est que le 21ème siècle est le siècle des citoyens, de la parole citoyenne, de la force citoyenne.

Je crois à l’écoute des citoyens, à l’intelligence des citoyens, à la lucidité et au désir d’avenir des citoyens.

Je crois à cette force qui propulse, bouscule les gouvernants et impose la valeur humaine au cœur de toutes les décisions à venir.

Bien sur nous tâtonnons, nous cherchons, dans la confusion de l’époque mais je crois à la métamorphose, à la mutation positive.

 

Si nous sommes de plus en plus nombreux à agir.

 

L’accès au bien être, aux droits humains fondamentaux, se nourrir, habiter, s’éduquer, élever ses enfants suppose la sécurité chez soi et à l’international.

Le Brésil qui a inscrit dans sa constitution, l’interdiction d’utiliser l’énergie nucléaire à des fins militaires est exemplaire.

Je m’inscris totalement dans ce mouvement de dénucléarisation de la planète, auquel le Président Barack Obama a donné un élan supplémentaire, lors de son discours de Prague, il y a un an, en Avril 2009, à oeuvrer pour un monde sans arme nucléaire.

C’est une déclaration majeure qui fait déjà écho dans le monde et nous invite à repenser le rôle de chaque Etat dans sa diplomatie pour passer du siècle des destructions et des pires horreurs, ce 20ième siècle qui a coûté la vie à près de 100 millions d’êtres humains au siècle de la vie, dont nous voulons promouvoir l’avènement.

Rien n’est plus précieux que la paix civile, la paix économique, la paix sociale. Et on le sait, il n’y a pas de paix sans justice.

 

Voilà l’utopie réalisable à laquelle la gauche doit nous conduire, à travers le monde.


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UNIVERSITES PARTICIPATIVES POPULAIRES DEBAT : Valeur travail SYNTHESES CITOYENNES EN videos

Posté par goalexandre le 15 janvier 2010

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